Analyse rapports de jury CG (3) – Le développement : les erreurs à ne pas faire ! Analyse rapports de jury CG (3) – Le développement : les erreurs à ne pas faire !
I. Le problème de l’érudition et l’emploi judicieux des références 1) Il faut montrer qu’on est cultivé : ça, tout le monde l’a compris... Analyse rapports de jury CG (3) – Le développement : les erreurs à ne pas faire !

Dernier volet de notre analyse exhaustive des rapports de jury des épreuves de Culture Générale. Tu peux également consulter les deux premiers articles : Comment analyser le sujet et comment formuler la bonne problématique.

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I. Le problème de l’érudition et l’emploi judicieux des références

1) Il faut montrer qu’on est cultivé : ça, tout le monde l’a compris !

L’impératif de faire la démonstration d’une bonne culture générale est généralement compris par les candidats : « Les candidats ont su, comme les années précédentes, mobiliser un grand nombre de connaissances et de références, tant littéraires que philosophiques. Les copies véritablement indigentes sont rares » (HEC 2017). Autrement dit, le problème des copies est très rarement le manque de références : vous avez tous compris qu’une dissertation de culture générale vous demandait de montrer que vous connaissiez plein de choses, vous avez su ingurgiter un grand nombre de références culturelles et vous savez les restituer.

 

2) L’étalage superficiel de culture…

Mais attention ! Dérouler une par une les références sur le thème acquises au cours de l’année n’est pas la bonne solution. Si toutes les copies sont d’un bon niveau d’érudition, ce n’est pas par la quantité que vous vous distinguerez, vous risquez plutôt de faire faire une overdose au correcteur.
On touche là à une des critiques les plus récurrentes dans les rapports de jurys : les candidats ne savent pas utiliser leur références, ils se contentent de les étaler les unes après les autres sans ordre. Dans l’emploi de vos références culturelles, il faut donc absolument éviter plusieurs erreurs.

 

3) Développer

Quand vous employez une référence quelconque, rappelez-vous toujours qu’elle ne doit pas se substituer à votre exposé, mais simplement le nourrir. Comme le disent les rapports de jurys, « citation n’est pas raison », ou encore : « trop de copies juxtaposent encore des références sans s’interroger sur leur pertinence » (HEC 2016).
Quand vous faites référence à tel passage d’une œuvre philosophique, par exemple, il ne suffit pas de dire que Platon a dit ça, puis de passer à autre chose. Il faut développer la référence, c’est-à-dire montrer pourquoi elle est ici pertinente et en quoi le passage convoqué répond au problème qui vous occupe. C’est la même chose pour toutes les autres espèces de références ! Les rapports de jurys le disent clairement : « Les copies que nous avons valorisées sont donc celles où le candidat s’installe et séjourne dans les références et non celles présentant une juxtaposition de doctrines ou de points de vue sans analyses ni transitions » (EDHEC/ESSEC 2015).

 

4) Utiliser des références originales

On a vu que vous ne vous distinguerez pas spécialement par l’abondance de vos références. Il faut donc essayer de vous distinguer par l’emploi judicieux de ces références, mais aussi, par ailleurs, par leur originalité. Si vous citez Descartes sur « se rendre comme maîtres et possesseurs de la nature » dans une dissertation sur la technique, vous comprenez bien que le correcteur ne sera pas ébloui par l’originalité de votre référence, qu’il aura sans doute déjà lue à peu près 137 fois. Soyez originaux dans vos choix de références, sans pour autant oublier de citer les références classiques !

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Dorian Cannet-Bonnefoy

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