Analyse rapports de jury CG (3) – Le développement : les erreurs à ne pas faire ! Analyse rapports de jury CG (3) – Le développement : les erreurs à ne pas faire !
II. L’argumentation suivie 1) Éviter la « juxtaposition » des arguments L’un des termes qui revient le plus souvent dans les rapports de jurys... Analyse rapports de jury CG (3) – Le développement : les erreurs à ne pas faire !

Dernier volet de notre analyse exhaustive des rapports de jury des épreuves de Culture Générale. Tu peux également consulter les deux premiers articles : Comment analyser le sujet et comment formuler la bonne problématique.

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II. L’argumentation suivie

1) Éviter la « juxtaposition » des arguments

L’un des termes qui revient le plus souvent dans les rapports de jurys pour qualifier les copies mal organisées et qui font un mauvais usage des références, c’est celui de « juxtaposition ». Juxtaposer, c’est poser des éléments les uns à côtés des autres sans chercher à les lier. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire dans une dissertation avec les références culturelles, les arguments, les exemples, et plus globalement avec les trois parties (et trois sous-parties) de votre plan.
Il faut impérativement que votre trois grandes parties, que vous sous-parties et les arguments et références que vous y exposez soient développés selon une argumentation suivie et cohérente. Dire que Platon a dit ceci tandis que Descartes a dit le contraire n’a aucun intérêt si cette contradiction n’est pas expliquée et si l’on ne montre pas en quoi elle fait avancer la réflexion par rapport à la problématique posée !

 

2) Emploi hasardeux des connecteurs logiques (mais, donc, en effet…)

Pour savoir si votre argumentation est suivie ou si au contraire vous tombez dans le péché de la juxtaposition, un bon indice, c’est la manière dont vous employez vos connecteurs logiques : vous savez, tous ces petits mots comme « mais », « afin de », « de plus », « en effet », etc. Une trop grande abondance de « de plus », par exemple, indiquerait que vous vous contentez d’ajouter des remarques les unes aux autres sans faire progresser votre réflexion : « de plus » indique en effet simplement que vous ajoutez quelque chose, mais pas que la réflexion progresse ! Pour que la réflexion progresse, il faut déduire de nouvelles choses de ce qui précède, ce qu’on fait plutôt en employant des « donc », des « par conséquent ».
Mais attention ! Il ne suffit pas de caser des « donc » partout pour produire l’illusion d’une argumentation suivie. Le correcteur n’est pas dupe ! La preuve : les rapports déplorent « l’usage abusif et souvent purement mécanique des ‘car’ ou ‘en effet’ dont un correcteur note ‘qu’il est bien rare que l’emploi de ces connecteurs donne une valeur logique effective au raisonnement’ » (EM Lyon 2015). Voyez donc si tel connecteur logique amène une concession, une explication, une déduction, etc., et employez-le en conséquence !

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Dorian Cannet-Bonnefoy

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