A l’ESC Pau BS, les étudiants pourront créer leur startup aux États-Unis, en Australie et en Inde A l’ESC Pau BS, les étudiants pourront créer leur startup aux États-Unis, en Australie et en Inde
Que la concurrence est rude entre les écoles IENA ! Auréolée d’une 20ème place (sur 26) dans le classement des prépas l’an passé, l’ESC... A l’ESC Pau BS, les étudiants pourront créer leur startup aux États-Unis, en Australie et en Inde

Que la concurrence est rude entre les écoles IENA ! Auréolée d’une 20ème place (sur 26) dans le classement des prépas l’an passé, l’ESC Pau BS a décidé de revoir de fond en comble sa pédagogie afin de se différencier auprès des étudiants, avec en ligne de mire la possibilité pour les étudiants de créer leur entreprise aux États-Unis, en Australie et en Inde, tout en recevant des financements.

 

Une nouvelle identité graphique

Décidée à dépasser l’image trollesque qu’elle véhicule dans les prépas, l’ESC Pau BS entame une mue conséquente au travail sur l’identité de l’école opéré depuis le printemps dernier. Première étape de cette mue, un changement d’identité et de charte graphiques avec l’ajout du « Business School » :

Ce nouveau logo s’accompagne d’une baseline qui nous interroge « For Tomorrowers ® ». Cette marque déposée (que signale ®, à l’inverse du ™ qui indique une marque non-déposée) est la pierre angulaire d’un projet destiné à préparer les étudiants au monde de demain. Dit comme ça, c’est bullshitesque, on est bien d’accord. Alors creusons !

 

Le pari de l’agilité

Sébastien Chantelot, le directeur général de l’ESC Pau BS, est le premier à demeurer à ce poste sur la durée depuis de nombreuses années, ce qui lui a permis de porter un véritable projet. Soyons honnêtes : si ce dernier peut s’attaquer aussi frontalement aux fondamentaux d’une école de commerce, c’est parce l’institution qu’il dirige est de plus petite envergure… et par conséquent plus malléable.

Dans l’univers des écoles de management, deux modèles coexistent : ou bien l’école se lance dans la course à la taille critique, grâce aux moyens financiers colossaux dont elle dispose ; ou bien cette dernière créée une différenciation en veillant à augmenter la qualité de la formation qu’elle délivre à un effectif réduit. C’est le choix opéré par l’ESC Pau BS : « Nous ne cherchons pas ainsi à conquérir la masse mais à coproduire le monde sans annexer la relation avec quiconque. Notre pédagogie s’exerçant généralement auprès de petits groupes, le concept de masse critique ne peut pas s’appliquer. A ce dernier nous préférons celui d’intensité critique. La petite Grande École reste donc petite parce que c’est innovant et avant-gardiste ».

Il fait le constat que les écoles de commerce ont trop tendance à se reposer sur leurs lauriers et à nous enseigner des connaissances issues du passé qui souvent ne seront d’aucune utilité dans notre carrière professionnelle… Et il a malheureusement raison. À l’heure où les écoles recherchent chez leurs étudiants une agilité qu’elles ne sont souvent pas capables de prouver, se lancer dans un tel défi est pour le moins audacieux !

Avec ses équipes, il s’est donc attaqué à un véritable chantier. Celui de créer un PGE qui se veut avant tout un laboratoire pédagogique accordant une place prépondérante à l’expérientiel et au coaching. Un modèle qui entend répondre véritablement à ce que recherchent les entreprises, qui in fine emploieront les étudiants de son Ecole. Motivé par de nombreuses lectures, comme le signale le tweet suivant, il a opéré une véritable refonte de l’enseignement du management :

 

Amener l’école vers l’entreprise

Si l’objectif d’une école est d’amener l’étudiant vers l’entreprise, ce paradigme n’a jamais été poussé à l’échelle d’une école, à l’exception de quelques visites de promos dans des locaux. « Chaque semestre du PGE pousse au maximum de son intensité l’expérientiel et le coaching. L’étudiant évolue tour à tour en tant qu’entrepreneur, intrapreneur, ou consultant, afin de trouver rapidement dans quelle situation il se sent le mieux. ».  

Ainsi, si l’ESC Pau BS propose comme de nombreuses autres des business games, des startups weekends, des business projects ; ces insupportables anglicismes à la mode désignant diverses immersions dans le monde des affaires. Ils font partie intégrante de la pédagogie et constituent le fil rouge des différents semestres dans lesquels évolue l’étudiant pendant le PGE. Précisons également que chaque étudiant fait partie d’un groupe de 30 maximum, et ce afin de ne pas être réduit au statut de simple numéro dans une liste.

Certains cours sont délocalisés en entreprises ou dans des lieux clés du territoire local, afin de travailler sur l’adaptabilité des étudiants et les immerger dans ce qui constituera leur quotidien dans quelques années. « Nous profitons du soutien très fort du territoire. Que ce soit de multinationales comme Total ou Safran ou encore des startups de la technopole Helioparc, les cours que nous délocalisons permettent de varier les contextes d’apprentissage et d’enrichir le vécu des étudiants. Et puis pour prendre de la hauteur, rien ne vaut un cours dans l’observatoire du Pic du Midi à plus de 2000 mètres non ? ».

 

Apprendre à entreprendre

L’ESC Pau BS est également consciente d’un immense défi : celui de former à des métiers qui n’existent pas encore ! Dans l’univers pédagogique feutré et sclérosé des Grandes Écoles, il s’agit d’un constat assez rare. Pourtant, les équipes de l’école ne ferment pas les yeux sur cette quadrature du cercle et l’ont placé au cœur de leur réflexion.

 

Le parti pris est d’apprendre aux étudiants à entreprendre, parce que que ce soit dans une entreprise en tant que cadre, pour une entreprise en tant que consultant, ou pour créer son entreprise, le professionnel de demain est avant tout un développeur.

 

Dès la première année du PGE, les étudiants acquièrent les fondamentaux des sciences de gestion à partir de contextes expérientiels qui les poussent à être actifs de leur propre formation ; apprendre à apprendre, devenir leader de soi-même avant de prétendre être leader d’autrui, et surtout entreprendre : les 24 heures de l’innovation, le startup weekend et Les Entrepreneuriales permettent des « grandeurs natures » propices à l’expression et le développement de l’esprit entrepreneurial.

En deuxième année, l’étudiant choisit de développer des solutions à partir d’une problématique concrète donnée par une entreprise ou de développer sa propre entreprise tout au long de l’année. (Et pour l’avoir fait avec nos médias, autant dire que c’est très formateur !)

 

La dimension entrepreneuriale s’accentue en dernière année : intégration de l’incubateur étudiant, séjour universitaire dans le Center for Entrepreneurship de l’Université de Wichita aux Etats-Unis (partenaire majeur de l’école) ; ou encore le choix d’intégrer un incubateur de startups dédiées à la transformation digitale des organisations publiques, porté par des partenaires importants comme BPI France et La Poste avec pour vocation de faire de Pau un laboratoire d’expérimentation des innovations pouvant améliorer la performance des entreprises du secteur public. Ces partenaires financent les entreprises à travers des dispositifs particuliers et aident les jeunes pousses à trouver leurs premiers clients !

 

A l’ESC Pau BS, les étudiants pourront créer leur startup aux États-Unis, en Australie et en Inde

Là où l’ESC Pau BS fait la différence, c’est par l’offre internationale d’incubation qu’elle propose. Elle a créé un groupement d’incubateur avec :

  • Delhi Tech University (Inde)
  • Western Sydney University (Australie)
  • Akron University (USA)

Ce réseau d’incubateur fonctionne comme un accélérateur à travers un programme de six mois composé de deux mois de training, deux mois d’incubation et deux mois d’accélération.

Les meilleurs projets seront financés et accompagnés par un fonds d’investissement international. Qu’apporte le réseau en supplément de l’exposition à l’international ? La spécialisation régionale :  si Pau brille par l’énergie (gisement du gaz de Lacq et Total obligent) et agroalimentaire d’excellence, New Delhi rayonne en FinTech et Property Tech.

 

Cette initiative est unique dans la mesure où il n’y a pas, à notre connaissance, d’autre école qui permette à ses étudiants d’être incubés à l’étranger de la sorte : « Nous n’avons pas une volonté d’être généralistes, alors nous nous concentrons sur des parcours de grande qualité avec en toile de fond, toujours l’intensité critique. Avec notre excellence dans le dispositif d’apprentissage, ces nouveaux projets correspondent bien à notre volonté de donner aux étudiants l’opportunité de co-construire avec nous leurs projets, quel qu’il soient, uniques, différents et de les concrétiser. Nous nous sommes rendus compte que de plus en plus, les projets étudiants comportent une dimension personnelle très forte avec des composantes comme le bien être, l’équilibre, une recherche de sens qui donne un caractère singulier et personnalisé à ces projets. Des rêves de vie en fait ! Et comme nous favorisons le one-to-one en matière de coaching et d’accompagnement, nous invitons nos étudiants à suivre ces rêves… car ces derniers connaissent le chemin ! ».

 

 

Et des fondamentaux toujours solides

Total, premier employeur de la ville de Pau !

Si on peut créer une entreprise, on peut aussi en rejoindre au cours de ses études grâce à l’apprentissage. Ne l’oublions pas, l’ESC Pau BS a été l’une des premières (avec l’ESSEC) à lancer la formule de l’apprentissage, en 1994. L’avantage majeur de l’ESC Pau BS, c’est justement qu’elle prend elle-même en charge la recherche d’une entreprise partenaire, dans laquelle les étudiants passeront 80% de leurs deux dernières années. Et cerise sur le gâteau : les frais de scolarité sont intégralement pris en charge et ils gagnent 1100€ nets par mois en moyenne. OKLM.

 

En bref, présenter l’école te coûtera 50€, te fera gagner des milliers d’euros en apprentissage ou des millions (de dollars) si tu crées une boîte du tonnerre aux US !

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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