Interview : Matthieu Alfré, diplômé d’HEC et… aventurier ! Interview : Matthieu Alfré, diplômé d’HEC et… aventurier !
  Major-Prépa aime bien vous montrer des parcours différents, étonnants. Pour cette première interview version 2016, nous avons décidé de nous déplacer à Paris... Interview : Matthieu Alfré, diplômé d’HEC et… aventurier !

 

Major-Prépa aime bien vous montrer des parcours différents, étonnants. Pour cette première interview version 2016, nous avons décidé de nous déplacer à Paris pour rencontrer un jeune homme très inspirant. Il s’agit de Matthieu Alfré, 29 ans, diplômé d’HEC Paris, passé par le BCG et qui a décidé de faire de sa vie une aventure. A l’occasion de la parution de son ouvrage Faire de sa vie une aventure, nous revenons avec lui sur son extraordinaire parcours.

 

 

Ton parcours avant la prépa ?

J’ai fait mon collège, mon lycée ainsi que ma prépa au lycée Kléber à Strasbourg. J’y ai passé mon premier concours en 6ème afin d’intégrer une classe trilingue français-anglais-espagnol. Je voulais surtout pour rester avec mes potes, ce qui était ma seule envie au collège et au lycée.

 

As-tu toujours eu des bonnes notes ?

J’étais plutôt orgueilleux, et j’en avais marre de me faire regarder de haut par les génies de ma classe spé maths Kléber, qui ont presque tous fini dans des écoles très prestigieuses (X, , Centrale Paris). Du coup j’ai pris mon vélo, je suis parti à la FNAC à quelques mois de la fin de la terminale j’ai acheté le plus gros livre de maths : 1200 pages, avec des exercices ultra durs niveau bac ou de préparation à la prépa. En 2 mois, je les ai tous faits. Quand je n’étais pas en cours, j’étais focalisé sur deux choses : le handball et ce livre de maths.

A cet égard, j’ai une petite anecdote : en terminale, quand on a vu les sommes doubles en spé maths, j’ai vu les génies sécher et la prof de maths a enfin daigné poser son regard sur ma feuille. Pour la première fois de ma vie, les génies à 20 de moyenne m’ont demandé des conseils à moi, qui avais 11 trois mois auparavant.

Je suis passé comme ça d’élève plutôt effacé, travailleur, sérieux sans de bons résultats à celui d’étudiant assez doué. Les profs, qui à la base ne voulaient pas me décourager dans mes efforts, m’ont désormais vraiment accompagné. C’était le déclic pour moi.

 

Pourquoi as-tu fait une prépa HEC ?

En terminale, j’ai eu un moment de solitude…une question trottait dans ma tête : qu’allais-je faire plus tard ? Comme j’étais très laborieux et incertain, j’ai fait un choix par défaut, comme beaucoup d’élèves. Je n’avais pas la maturité nécessaire pour aller à la fac, car je ne pouvais pas bosser en autonomie. Les CPGE scientifiques me repoussaient, car je n’étais pas fort en chimie et je n’avais d’appétence pour la physique. Après mon bac obtenu avec 18 de moyenne générale, je suis donc resté à Kléber, en prépa ECS.

 

 

Comment s’est passée la prépa, y avais-tu de bonnes notes ?

Tout d’abord, j’ai fait le choix de rester chez moi et de ne pas aller à l’internat car je n’habitais pas loin du tout du lycée.

Ma première note était un DS de maths : 19,9/20. Les 3 profs (mathématiques, histoire et anglais) m’ont dit « vous, vous aurez HEC ». Je ne voulais pas les décevoir. En maths j’ai toujours tourné vers 19. Au mois de janvier de la deuxième année, j’ai eu seulement 17/20 et le prof était catastrophé.

J’étais assez intéressé par la CG même je n’avais pas d’excellentes notes (11-12). Mais en français, j’étais plus à l’aise, avec environ 13/20…Mais juste avant le concours, un 18/20 m’a bien motivé ! En anglais, je tournais entre 13/14 à l’écrit et en espagnol 13/14 et un peu plus à l’oral.

Pendant ma prépa, je ne faisais pas que travailler. J’ai maintenu une bonne activité sportive, notamment de la musculation et de la course à pied, j’en pratiquais environ 2 fois par semaine. J’avais aussi un abonnement au théâtre : le théâtre National de Strasbourg.

 

A propos de Kléber ?

A Kléber, l’atmosphère de travail y était extrêmement saine, il y régnait davantage d’émulation que de compétition. On n’avait pas de classement collectif, l’équipe pédagogique à l’époque était réellement à disposition des élèves, très dynamique et très travailleuse. Je suis devenu vraiment ami avec certains profs, notamment ma prof de français, qui relit mes livres. Je raconte aussi mes aventures à mon prof de maths. On se parle et on se voit régulièrement. Je donne toujours des conseils aux étudiants de Kléber, je reviens souvent à Strasbourg pour faire passer les entretiens aux étudiants en prépa.

 

Quelles notes as-tu obtenu aux concours ?

De mémoire, car cela date d’il y a près de 10 ans, c’était : 19,7 en maths HEC, 19,9 maths CCIR, 20 en maths ESSEC et 19,9 en maths EM Lyon. Dans le reste : Contraction HEC : 16 – HGGMC ESCP : 12 – LV1 CCIR Anglais : 13 – LV2 CCIR Espagnol : 16 – Culture gé HEC : 12. Je n’ai pas eu de notes en-dessous de 11 aux concours à l’écrit comme à l’oral.

A l’oral HEC : 18 en maths, 13 en triptyque, 14 en culture générale (sujet : l’enquête), 14 en anglais et 11 en espagnol. En géopo, j’étais le tout dernier de la dernière session, j’ai eu un premier sujet sur la politique algérienne (je crois) et un second sujet « La jeunesse d’un pays est-elle toujours un atout ? », écrit avec la police des sujets de face-à-face. J’ai eu 12, devant un jury endormi par la fatigue des concours.

J’ai fini 25ème à HEC, 17ème à l’ESSEC et 28ème à l’EMLYON.

 

Quand t’as vu tes résultats ?

Quand j’ai vu mes résultats, j’étais avec ma petite amie. J’ai eu un sentiment d’aboutissement, auquel très vite a succédé un sentiment de vide. Je me suis dit : quel sera mon prochain objectif maintenant ?

C’était une très belle période, où chacun doit se définir en définissant des objectifs nouveaux et non-scolaires. Je suis parti 2 mois en volontariat à Ouarzazate (Maroc) avec l’association ASTVS. J’étais en charge d’une classe : j’organisais des jeux, on devait monter un petit spectacle à la fin, je gérais aussi des petits tournois sportifs. C’était une vraie ouverture ainsi qu’une réelle satisfaction après la prépa.

 

Quelles impressions lors de ton intégration à HEC ?

J’avais trois impressions différentes, deux positives et une plus mitigée…

 

Lire la suite (sur HEC, le BCG et sa décision de devenir aventurier) sur Business-Cool : http://business-cool.com/carriere/matthieu-alfre-diplome-hec-aventurier/

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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