Aborder sereinement sa deuxième année en allemand Aborder sereinement sa deuxième année en allemand
Avant le 2e CB : tu étais incollable sur les déclinaisons, tu savais qu’on ne dit pas « Ich helfe DICH » mais « Ich helfe DIR »…... Aborder sereinement sa deuxième année en allemand

Avant le 2e CB : tu étais incollable sur les déclinaisons, tu savais qu’on ne dit pas « Ich helfe DICH » mais « Ich helfe DIR »…

Après le 2e CB : tu as eu un doute en colle, tu as mangé la dernière syllabe ne sachant plus trop si c’était   « DEM » ou « DEN » en espérant que « ça passe ».

Maintenant : tu n’as pas vu un mot d’Allemand depuis 1 mois et viens de réaliser que oui, il y a bien des déclinaisons…

 

Personnellement j’avais activement travaillé mon Allemand entre la bizuth et la carré puisque j’avais fait un stage dans une Reformhaus (tu sais un des empires du bio et du vegan qui prospèrent en Allemagne). Je parlais donc allemand toute la journée en me concentrant pour apprendre de nouveaux mots, peaufiner mon accent et éviter les fautes de grammaire que les natifs te pardonnent mais pas ton jury… Rien de mieux que de pratiquer et de s’immerger pour apprendre, mais il n’est pas toujours possible de partir 2 mois l’été, surtout si l’Allemand est ta LV2, j’en ai bien conscience…

 

Lorsque l’on cesse de pratiquer une langue cependant, on est un peu rouillé ! Rien d’affolant crois-moi, mais il faut dès à présent te « re-familiariser » avec, et pour cela, voici quelques clefs pour arriver serein à la rentrée et bien commencer ton début d’année…

 

Tout d’abord tu dois revoir les bases. Tu ne les as pas totalement oubliées et tu n’auras pas à passer des heures à réapprendre tout, simplement il te faudra revoir les points de grammaires que tu as abordés dans l’année, en particulier :

  • les déclinaisons (elles doivent redevenir un réflexe, au moins à l’écrit pour toi, les pronoms comme les adjectifs)
  • la place du verbe dans des structures courantes (avec « dass », « denn »…)
  • les verbes irréguliers (c’est ce qui coûte le plus cher)

Même si cela te paraît basique, que tu as déjà appris tout cela, relis-le, on ne sait jamais…

 

 Pour ce qui est du vocabulaire, je te conseille de revoir celui que tu as étudié l’année passée

Prends-toi 30 minutes par jour pour réviser le vocabulaire que tu connais déjà. Si tu es motivé tu peux en apprendre du nouveau, mais cela n’est pas très utile si tu ne maîtrises pas déjà à la perfection celui que tu as déjà appris (à la perfection c’est-à-dire que tu connais le cas des pronoms suivant les verbes, le genre et le pluriel des noms…).

Tu peux cependant d’ores et déjà te procurer le petit livre de vocabulaire d’Allemand ci-contre et dès la rentrée commencer à apprendre du vocabulaire dedans (le mieux serait de le rentrer sur Anki). Essaie de séparer et de bosser autant le vocabulaire « pour essai » (j’avais une fiche de 50 tournures que je maîtrisais à la perfection pour faire la différence dans les copies et que j’ai construite au cours de l’année en ajoutant les formules recherchées et les mots de liaisons que j’aimais et un document Anki avec du voca de géopolitique, économie etc) et celui de thème (les parties du corps, les meubles, les fruits…).

 

Sachant que l’année de carré passe rapidement et est assez dense, tu peux faire quelque chose de formateur mais que tu n’auras sans doute pas le temps de faire ensuite : lis un livre en Allemand !

J’avais lu Agnes de Peter Stamm sur les conseils de mon professeur. C’est bien écrit, assez facile à comprendre. Je te conseille de lire sans dictionnaire et sans prendre de note (ou à la rigueur relever quelques mots de vocabulaire ou tournures, mais ne relève pas tout sinon tu vas te perdre), comme cela tu vas t’imprégner, et tu te rendras compte que cela t’aidera toi-même à écrire par la suite !

Le but est de gagner en fluidité dans ton approche à l’allemand, car avouons-le, les exercices en prépa sont souvent très mécaniques (la technique l’exige mais c’est parfois bien pour être à l’aise d’être plus dans l’intuitif et de se laisser un peu porter).

 

Lis de temps en temps un article du Spiegel, de la FAZ et/ou du Tagesschau

Cela te fera travailler ton Allemand et ton actualité en même temps ! Tu peux le lire à haute voix pour faire un peu d’oral (même si l’oral n’est pas la priorité en ce moment).

 

Le must (surtout pour les LV1)

Ecris une à deux fois par semaine un résumé d’article de 150 mots environ. Cela ne sert à rien d’écrire des essais pour l’instant, surtout si personne ne te corrige. Un résumé t’aidera en synthèse, pour les colles et la question 1 et s’il est court, tu peux te concentrer sur la grammaire, les tournures que tu utilises. Mon professeur disait toujours « si tu peux écrire parfaitement 100 mots, tu en écriras naturellement 250 », et il a raison ! En plus en limitant le nombre de mots, tu seras plus motivé pour prendre le temps de le faire …

 

Tu peux également écouter des podcasts, regarder des films, mais cela n’est pas une priorité pour l’instant (réserve cela pour les oraux ou les « vacances ») 

Si tu appliques cela, tu devrais commencer solidement l’année et surtout prendre l’habitude de travailler l’Allemand ! En carré il faut commencer à travailler les langues (et pas juste 10 minutes de Anki pendant le cours de géopo tous les jeudi) dès le début, sinon tu as tendance à les négliger (c’est souvent ce qu’on sacrifie tous, à tort), or il y a beaucoup de points à gagner dessus au concours et une langue ne s’apprend pas à un mois de l’échéance…

 

Tu remarqueras que je n’ai pas abordé la civi

En réalité j’ai peu travaillé la civi parce que j’avais fait une classe européenne en Allemand et j’ai été scolarisée 3 mois à Berlin, les relations franco-allemandes, la réunification et la politique nucléaire allemande n’avaient plus de secret pour moi. Je pense que la civi se travaille selon ses besoins personnels. Je pense qu’il faut être clair sur les points historiques clefs (pour le coup regarder des films comme « Good Bye Lenine », «Die Welle », « Das Leben der Anderen », « Almanya » peut être utile), les partis et leurs couleurs (voire connaître les coalitions et leur dates), les relations franco-allemandes, la politique énergétique et les relations avec la Turquie et leurs racines (cf « Almanya ») ou encore les enjeux économiques en lien avec la politique chinoise et l’élection de Donald Trump. A partir de là, en lisant la presse régulièrement au cours de l’année, tu devrais avoir assez de matière au concours. Surtout qu’en LV1 les sujets sont parfois impossibles à prévoir, car la « civi » Allemande est beaucoup moins « carrée » que celle anglo-saxonne !

 

 

Je conclurai cet article en t’encourageant à oublier les préjugés sur l’Allemand, langue « barbare », « incompréhensible » etc… L’Allemand est une langue « Légo », plutôt simple quand on en maîtrise les bases (il n’y a pas 20 000 exceptions comme en Anglais) et en 1 an tu peux vraiment devenir à l’aise (une de mes amies avait beaucoup de difficultés, je ne comprenais pas trop ce qu’elle me disait parfois quand elle parlait Allemand, elle a travaillé la grammaire, enrichi son vocabulaire et à la fin de l’année elle était vraiment douée). L’Allemand n’est pas ma langue maternelle et pourtant j’ai eu 16 à toutes mes épreuves d’Allemand, écrites et orales (même à l’Essec) en LV1, donc il ne faut pas être Allemand pour cartonner au concours !

 

Astrid Plonquet

Après trois années de préparation dans une prépa parisienne, j'ai intégré l'ESSEC où je suis élève en première année. Bien qu'ancienne S, mes matières de prédilection sont plutôt littéraires : il s'agit de la géopolitique, de la CG et de l'Allemand !

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