Comprendre et battre les Maths EMLYON 2017 Comprendre et battre les Maths EMLYON 2017
Le 25 avril 2017, l’épreuve de maths EMLYON suivra la dissertation de culture générale de cette même école, l’emlyon business school, lors de la... Comprendre et battre les Maths EMLYON 2017

Le 25 avril 2017, l’épreuve de maths EMLYON suivra la dissertation de culture générale de cette même école, l’emlyon business school, lors de la première journée du concours BCE. Pourquoi alors ne pas faire le plein de confiance et de points lors de cette redoutée épreuve de maths qui, à condition de connaître sa structure et ses secrets, est largement abordable ? À l’inverse de certaines autres épreuves, et étant donnée la proximité du sujet avec le cours et les exos faits auparavant, votre note à cette épreuve a de grandes chances d’être proportionnelle à votre investissement.

Aperçu général des astuces sympas à connaître pour un départ en fanfare.

 

 

Connaissez l’ennemi…

Dans leur grande mansuétude, les concepteurs ont l’amabilité d’établir un sujet en tout point similaire à celui des années précédentes. C’est-à-dire, pour reprendre l’expression même des correcteurs de l’année dernière dans leur rapport annuel sur l’épreuve de maths S, « intéressant et varié, (…), bien rédigé, de difficulté graduée, couvrant une large partie des connaissances exigibles des deux années, (…), et un peu long ». Les chiffres et les questions certes changent mais l’esprit reste encore et toujours le même.

 

 

… et agissez en conséquence

– « couvrant une large partie des connaissances exigibles des deux années. »

 

Réviser… avant les révisions. Vous pouvez déjà être assurés qu’une large partie du cours sera abordé dans ce sujet, ainsi que toute la kyrielle de concepts, méthodes, raisonnements et astuces qui va avec. La question est donc de savoir comment optimiser son temps lors de ces deux ou trois ans de prépa pour briller le jour J. Il est vivement déconseillé de se lancer dans la reprise du programme des deux ans juste au début des révisions. La charge de temps pour réapprendre un ancien cours, se ré-imprégner des raisonnements clés et ré-approfondir avec des exercices plus difficiles est considérable. De quoi être pris par le temps et arriver aux concours avec des impasses qui risqueraient d’êtres mortelles.

 

Quid du week-end. Le week-end est ton ami. Le temps libre offert par le week-end est bien trop important pour le consacrer à la simple reprise du cours de la semaine, qui lui devrait être assimilé le soir après les cours. Consacrer le temps du week-end en maths à reprendre des sujets abordés auparavant, qui n’ont STRICTEMENT RIEN À VOIR avec le cours actuel. Vous travaillez sur les applications linéaires en cours ? Alors consacrez 8 heures entre le samedi et le dimanche à la révision du chapitre sur les variables aléatoires à densité. Ce programme est certes exigeant mais vous permettra d’aborder sereinement le début des révisions et des concours (et de mériter votre sortie du samedi soir), à l’inverse de vos camarades qui auront travaillé en vue du DS et de la khôlle. Parlons-en.

 

Quid du DS. Le DS, lui, n’est pas trop ton ami. Ce paragraphe concerne toutes les matières. Sachez que la note du DS n’est pas du tout révélatrice de votre niveau général ou celui que vous aurez à votre concours. Même si cela paraît difficile, ne vous focalisez pas sur la note mais sur vos erreurs et reprenez-les de façon incessante jusqu’à parfaite maîtrise. Travailler en fonction de votre DS du samedi peut vous sembler judicieux car les notes augmenteront, mais la stratégie est à mon avis dangereuse.

 

Quid des professeurs. Les professeurs, eux, ne sont pas toujours tes amis. Dans une classe de 45 préparationnaires, les notes sont souvent le seul moyen pour les professeurs d’évaluer les élèves qui ne sont pas toujours jugés à leurs efforts. Au contraire, les notes de khôlles et de DS acquièrent une place bien trop importante dans l’évaluation de cet élève qui tend à se concentrer sur le prochain DS plutôt que sur une véritable progression à terme. Faites donc fi des piques assassins de certains professeurs, qui vous en voudront de ne pas suivre leur programme, ou des regards moqueurs d’autres élèves et tracez votre route.

 

 

– « Intéressant et varié, (…), bien rédigé. »

Vous connaissez déjà le sujet. Le sujet est intéressant grâce à la cohérence de sa structure et de ses questions : l’ensemble du sujet vous accompagne lors d’un raisonnement qui aboutira à la réponse de tout un problème. À l’inverse des Maths I HEC, le raisonnement est divisé en plus de questions ce qui permet de réduire le temps de recherche, et ces mêmes questions sont truffées d’indices pour la résolution. La variété des thèmes de cours abordés vous permettra d’améliorer le taux de questions abordables, à l’inverse des fameuses Maths I HEC qui se concentrent surtout sur la résolution de problèmes pratiques et inconnues aux noms souvent barbares (comme la fameuse variable gaussienne centrée de 2016 ou les contrôles discrets optimaux de 2011, oklm) ciblés sur une petite partie du cours.

 

 

– « La difficulté est graduée. »

Autrement dit, les premières questions ne sont qu’un tour d’échauffement et auront l ‘effet d’un premier écrémage pour votre correcteur qui aura, peut-être, l’envie de vous lire jusqu’au bout. Le numéro de votre question est donc un indice pour deviner sa difficulté, ce qui vous permet d’agir en conséquence. Comme ici, ce sont les Maths EMLyon et pas les Maths I HEC, vous ne pourrez JAMAIS tomber sur des premières questions impossibles à résoudre.

 

Aller vite et bien. Notre stratégie sera donc d’aller vite et bien sur les premières questions très abordables et passez plus de temps à dénicher des pistes pour des questions a priori plus difficiles. La reprise de nombreux exercices classiques vous permettra de développer votre instinct lors de la phase de recherche.

 

Exemple, la première question du sujet Maths EM Voie S 2016 est claire et explicite et demande simplement d’exprimer une matrice en fonction de deux autres. Au vue de la formulation et de la position de la question, il paraît alors irréaliste de se lancer dans la résolution d’un système à 18 équations de difficulté extrême comme il a été énoncé dans le rapport concernant beaucoup de copies. Posons plutôt les choses calmement avec un système de matrices : P1 = a*I + b*A et P2 = a’*I + b’*A. Écrivez les grandes lignes sur votre brouillon et passez au propre avec votre plus belle plume. Cherchez donc simple au début. Si vous paniquez, reprenez les choses calmement et, surtout, sans doutez de vous. Ne vous découragez pas maintenant après deux ans de dur labeur.

 

La rédaction est le difficile. Une difficulté graduée dans cette épreuve ne signifie pas pour autant que les questions les plus dures vous demanderont trois pages de brouillon pour un résultat plus qu’incertain. Au contraire, les raisonnements les plus exigeants se retrouvent toujours dans les sujets précédents ou en fin d’exercices classiques que vos professeurs auront eu l’amabilité de vous donner. La question 14 du second problème, bien que très loin dans le sujet, est une question redondante concernant la définition de la fonction de répartition d’une variable aléatoire. Sa difficulté réside dans le fait qu’elle nécessite une rédaction rigoureuse après quatre heures d’épreuves. C’est tout.

 

Trouvez les perles. L’épreuve de Maths EM a la caractéristique de semer parfois quelques questions plus difficiles ou très peu abordées auparavant, qui vous permettront de faire mouche si vous y trouvez une réponse ou une piste. Une connaissance parfaite du cours vous aidera à parfaite votre instinct lors de la phase de recherche pour ces questions. Ainsi la question 4.b) de l’exercice 2 vous demande de prouver la convergence d’une somme allant de 1 à n, avec 1/n en facteur, et avec le numérateur k ET le dénominateur n dans la somme. Etant donnée qu’on peut rarement prouver une telle convergence lorsque n est dans la somme, il faut très probablement utiliser une somme de Riemann avec b=1, a=0, et sans oublier la continuité de 1/ (1 + x) sur cet intervalle.

 

 

– « un peu long. »

Gare au timing. Étant donnée la longueur du sujet, il est dangereux de s’éterniser sur ces premières questions tout comme il est dangereux d’accorder un soin excessif à sa copie. Si l’exigence en termes de qualité reste globalement la même, la quantité de questions répondues dans les Maths EM est plus importante que celle des Maths HEC, car les questions sont largement plus abordables. Malheureusement, le jury de cette épreuve reste très opaque sur ses différentes statistiques (à combien est le 20/20,… ).

 

Travailler son temps. Les deux/ trois ans de préparation sont aussi une excellente opportunité pour parfaire sa rapidité et sa capacité à aller à l’essentiel lors de la rédaction. Beaucoup d’élèves sont pénalisés par leur lenteur, bien qu’ils puissent aller très loin dans le sujet. C’est pourquoi il est suggéré de faire les exercices dan l’optique d’être contraint par le temps comme aux concours. Cela entrainera votre main à aller vite et votre esprit à dégraisser votre rédaction. Ou pourquoi pas se chronométrer lorsque vous réalisez un exercice, noter le temps, le reprendre quelques semaines plus tard, et tenter de faire mieux.

 

Un soin excessif est inutile. De même, il est inutile de trop soigner sa copie par souci de faire bonne impression. Vous brillerez par votre rédaction. N’utilisez que deux couleurs. N’encadrez pas mais soulignez. Préparez vos copies avant le top départ. Les révisions sont un excellent moyen de vous évaluer sur ce type d’épreuve et devraient représenter la majorité de vos annales (à l’inverse, les Maths HEC sont très spécifiques à un sujet précis et sont peu susceptibles de retomber). Les Maths EM sont très similaires dans l’esprit à celles de l’EDHEC, d’Ecricome, et à certains égards, de l’ESSEC. Vous aurez déjà travaillé sur la grande majorité des questions et la différence se fera à votre précision et au nombre de questions traitées. Dans un petit carnet, répertoriez les raisonnements les plus récurrents ainsi que vos différentes grosses erreurs.

 

ERRATUM – Magazine le Major écrit

Nous tenons à rendre à Nico ce qui est à Nico. En effet, notre fidèle rédacteur s’est fait floué à l’occasion de la parution de notre premier numéro du magazine « Le Major » édité en décembre dernier.

D’une part, la « fiche épreuve » Géopolitique ESCP 2017 (page 100) n’a pas été rédigée par Nicolas Balestat, un autre de nos rédacteurs, mais bien par Nicolas Berrou, auteur de cet article.

D’autre part, page 64, il est indiqué  au-dessus de la copie de Maths ECS EMLYON (estampillé d’un 20/20 donc) que ce dernier a effectué sa prépa au lycée Chateaubriand de Rennes, alors que Nicolas fait en réalité la fierté de Saint Vincent de la Providence à Rennes.

Voilà, c’est dit ! Et si vous voulez commander au passage ce magazine –> http://major-prepa.com/methodologie/magazine-le-major-disponible-commande/ 😉

Nicolas Berrou

Étudiant à HEC Paris Ancien préparationnaire au Lycée Saint-Vincent de la Providence à Rennes.

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