Comment bien commencer les maths en bizuth Comment bien commencer les maths en bizuth
Le cours sur le bout des doigts tu connaîtras Pourquoi ? Sans connaître le cours (parfaitement, et non pas approximativement, car tu dois citer... Comment bien commencer les maths en bizuth

Le cours sur le bout des doigts tu connaîtras

Pourquoi ?
Sans connaître le cours (parfaitement, et non pas approximativement, car tu dois citer les hypothèses pour appliquer les théorèmes que tu citeras en entier), inutile de commencer à faire des exercices. En effet, les exercices sont justement l’application du cours. Certes pour les plus difficiles, il faut parfois « voir le truc » mais le reste n’est qu’application du cours de façon méthodique ! Certes les maths ne vont pas devenir un  jeu d’enfant du jour au lendemain, je ne vais pas te mentir, il faut également de la pratique pour prendre du recul et « voir les trucs »,  mais au moins tu seras en mesure de les aborder correctement et de progresser. Si tu préfères : « connaître son cours » est une condition nécessaire mais non suffisante…

Garde en mémoire qu’il serait dommage de ne pas savoir résoudre un exercice ou de perdre du temps à cause d’une formule de trigo que tu connais mal (oui on les réapprend tous plusieurs fois dans l’année mais on finit par les retenir) et que les autres connaîtront.

A priori quand tu auras acquis le recul suffisant pour voir « les trucs », le simple fait de connaître ton cours te permettra de résoudre n’importe quel exercice. C’est beaucoup plus efficace d’apprendre son cours donc que d’apprendre 1 000 exercices d’annales sans les comprendre, je pense…

Comment ?
Pour chaque chapitre, chacun sa méthode tant qu’il est su : le relire et se le réciter, que ce soit sur une feuille blanche (plutôt efficace pour être honnête avec soi-même et voir exactement les hypothèses qui manquent), à un ami, ou à ton mur. Mon professeur nous conseillait d’apprendre le plan du cours pour se passer en revue les propriétés et théorèmes devant un exercice et appliquer le bon… Personnellement, pour chaque chapitre, je faisais une fiche avec le plan (idéal pour se réciter des morceaux), les propriétés ou formules que j’oubliais tout le temps, et je la relisais régulièrement. Le cours est à revoir dans les détails régulièrement pour vraiment bien être maîtrisé.

 

S’entraîner sans jamais se décourager : c’est en forgeant qu’on devient forgeron

Il est préférable de ne pas multiplier les exercices (surtout quand ils sont identiques d’un point de vue méthodique) comme on a tendance à vouloir le faire, mais au contraire, d’approfondir. L’idéal est de te donner un temps de réflexion, et surtout ne pas regarder la correction sans t’être trituré un minimum le cerveau même si cela est douloureux et frustrant, puis d’analyser la méthode à utiliser, et si besoin, identifier pourquoi tu n’as pas réussi l’exercice (cours mal su ? attente mal comprise ?).  Je te conseille par ailleurs de tenir un cahier de méthodes dans lequel tu répertorieras les méthodes (et non les exercices en eux-mêmes, sauf éventuellement pour les « classiques ») rencontrées et de les apprendre.

Commencer par des exercices trop difficiles est une bonne façon de perdre ton temps. Il vaut mieux  graduer la difficulté. Cela évite de se démoraliser et permet de progresser. Commencer une annale HEC sans savoir résoudre une seule annale de l’EDHEC, c’est comme vouloir construire une maison sans fondations ! Toutefois, il ne faut pas non plus se voiler la face en faisant des exercices toujours simples ou en refaisant sans cesse les exercices de ton prof de simple mémoire. Ces exercices, tu dois les revoir et les comprendre, tu dois les refaire dans l’année pour voir quelles lacunes tu as comblées ou non, mais les refaire de mémoire ne veut pas dire que tu as compris.

Pour ce qui est des annales, en première année, tu peux difficilement les commencer dès septembre car tu n’as pas assez de cours. Toutefois quand tu pourras en faire (demande à ton professeur de te dire, s’il ne le fait pas, quand tu pourras commencer), il faut les faire de façon utile. Tout d’abord il est préférable de se chronométrer, de repérer les « classiques »… Je pense qu’il faut commencer par bien maîtriser celles de l’EML et de l’Edhec (qui permettent de bien réviser le cours) et de varier les difficultés, et si possible, les chapitres abordés.

 

Reprendre les DST

Oui, oui même en maths c’est utile (et j’aurais tendance à dire, surtout en maths !).  Je sais que tu as envie d’oublier le 5 en rouge (ou autre couleur selon les goûts de ton professeur) et les remarques plus ou moins ironiques dans la marge, pourtant c’est en les regardant en face que tu vas progresser.  A chaque devoir, analyse tes erreurs (parfois tu te demandes comment tu as pu écrire des trucs pareil, c’est bon signe, tu as progressé) et reprends la correction. Cela prend du temps, mais il n’est vraiment pas perdu !  Tout comme pour le cours en général, n’hésite pas à demander à ton professeur (ou à un ami qui a compris) de te ré-expliquer un point !

 

Quand on aime, on ne compte pas…

Comme tu l’as sans doute compris à la lecture de ces conseils, les maths vont occuper une place privilégiée dans ton emploi du temps ! Je pense que 2h par jour  (en semaine) est le minimum vital pour quelqu’un qui n’a pas de don particulier pour cette matière… Et même lorsque l’on a un don, il est préférable de l’exploiter au maximum, c’est plutôt très rentable en maths !
Après, il ne faut pas non plus oublier les autres matières bien évidemment (surtout si les maths ne sont pas ta tasse de thé).
Pour ce qui est de l’organisation de ton temps de travail, en première année, je te conseille de  prendre par exemple 1h pour apprendre ton cours, revoir les exercices vus en cours et réserver le reste de ton temps à la pratique.

 

Le détail qui compte

Prends dès à présent l’habitude de rendre des copies propres, où les résultats sont encadrés, et sans fautes d’orthographe, c’est un détail qui fait la différence et que ton correcteur saura apprécier.

Sur ce, je te souhaite bon courage. Si les maths semblent pour toi insurmontables, dis-toi que nous sommes des générations (presqu’entières, puisque oui, certains sont particulièrement doués) à l’avoir pensé, mais nous nous en sommes sortis ! Tu peux mettre du temps à voir le fruit de tes efforts, mais les maths sont une matière où le travail est payant. Et s’il y a une matière qui n’est pas spécialement aléatoire aux concours, ce sont les maths justement.

Astrid Plonquet

Après trois années de préparation dans une prépa parisienne, j'ai intégré l'ESSEC où je suis élève en première année. Bien qu'ancienne S, mes matières de prédilection sont plutôt littéraires : il s'agit de la géopolitique, de la CG et de l'Allemand !

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