Le Kit des Majors – bizuths : tout ce qu’il faut savoir avant de rentrer en première année ! Le Kit des Majors – bizuths : tout ce qu’il faut savoir avant de rentrer en première année !
Cher neo-bizuth, sois le bienvenu sur Major-Prépa, le site qui t’accompagnera durant ta prépa. Cette série d’articles intitulés « Le Kit des Majors » servent à poser... Le Kit des Majors – bizuths : tout ce qu’il faut savoir avant de rentrer en première année !

Cher neo-bizuth, sois le bienvenu sur Major-Prépa, le site qui t’accompagnera durant ta prépa. Cette série d’articles intitulés « Le Kit des Majors » servent à poser des bases méthodologiques afin que tu puisses aborder au mieux ton année de travail.

La première chose que tu dois savoir est que tu pénètres dans un tout autre univers. Bien qu’il y ait de fortes chances que tu sois encore dans un lycée, la marche à gravir est géante car la charge de travail requise est bien plus élevée.

 

Quelles sont les écoles accessibles après la prépa ?

Il convient de fixer très tôt les différentes écoles et leur hiérarchie pour laquelle nous allons utiliser des lettres afin d’évaluer leur sélectivité, et donc leur plus ou moins grande difficulté à obtenir aux concours en se basant sur le classement Major-Prépa – SIGEM. Attention, au vu des réactions de certains, il semble utile de préciser que ces groupes d’écoles ne constituent pas un classement, simplement un degré d’évaluation de leur sélectivité.

  • Groupe A+, les « Parisiennes »: HEC, ESSEC et ESCP Europe (entre 13 et 22% d’admissibles)
  • Groupe A, le « Top 5 » : EMLYON et EDHEC (25 à 36% d’admissibles)
  • Groupe B+, les Très Grandes Provinciales : Audencia et Grenoble EM (près de 40% d’admissibles)
  • Groupe B, les Grandes Provinciales : Toulouse BS, NEOMA (entre 45 et 55% d’admissibles) puis SKEMA, KEDGE, ESC Rennes et Montpellier BS (63 à 69% d’admissibles)
  • Groupe C le reste : EM Strasbourg, BSB, INSEEC, ISC Paris, ESC La Rochelle, ESC Clermont, EM Normandie, ESC Troyes, ESC Pau, ISG, ICN, Brest BS (+7% à 96% d’admissibles)

 

Mais attention, ce n’est pas parce-que vous êtes dans l’une des toutes meilleures CPGE de France que vous allez forcément intégrer une école du groupe A(+) et inversement, qu’une petite prépa vous condamne à une école au mieux du groupe B : tout ceci est faux !

En effet, ce qui va réellement compter maintenant, c’est votre travail ! Abordons cet aspect.

 

Que faire en attendant ma rentrée en première année ?

Vous dire de ne pas faire grand chose pourrait paraître osé, mais c’est ce que nous vous conseillons. Ne faîtes que le travail demandé par vos professeurs à condition que celui-ci reste raisonnable. Il est par exemple judicieux d’arriver en septembre en n’ayant pas de grosses lacunes sur le programme de maths de terminale. Sachez être (un peu) rebelles et ne lisez pas les 12 livres que votre professeur de culture générale vous demande d’ingurgiter avant la rentrée si vous n’en tirez aucun plaisir et que vous arriviez à la rentrée déjà fatigué, sans aucune fraîcheur. C’est cette fraîcheur qui vous permettra de commencer votre vie de prépationnaire sous les meilleurs auspices, gardez-là !

En attendant, un travail sympathique à faire vous attend : suivre l’actualité. C’est un réflexe que vous devez prendre le plus tôt possible en prépa car elle vous sert en géopolitique ainsi que pour vos deux langues vivantes. Alors autant ne pas perdre de temps et se livrer à cette activité plaisante. Quoi de mieux que de lire un journal au soleil ? Pour les adeptes d’Internet, consultez notre liste de sites indispensables en prépa HEC ici.

 

Est-il recommandé de prendre de l’avance sur le programme ?

Il est inutile de prendre de l’avance dans le programme de première année . Normalement, le rythme, bien que très supérieur à celui du lycée, demeure largement supportable. Après, si la lecture des manuels de géopolitique ou d’économie vous intéresse, ne vous en privez-pas ! Il peut également être judicieux de jeter un coup d’œil au programme de l’année dans les différentes matières (ici pour les ECS, là pour les ECE, et enfin ici pour les ECT). Cela vous permettra de ne pas débarquer dans le total inconnu et de vous faire une idée de ce sur quoi votre travail va porter dans l’année.

 

Une pression insupportable ?

A quoi s’attendre au niveau de l’ambiance et de l’atmosphère ? Voila ici un préjugé que l’on entend régulièrement… la prépa serait un lieu atroce ou la perversité des professeurs ne rivalise qu’avec la perfidie des autres élèves qui essayent par tous les moyens de vous faire échouer. Fort heureusement, rien de plus faux ! Tout d’abord les professeurs n’ont qu’un objectif : votre réussite, ensuite tous le monde à intérêt à ce que règne une ambiance dans la classe, car c’est dans un environnement agréable que l’on travaille le mieux. Vous verrez que la prépa est bien souvent un moment où l’on tisse de fortes amitiés. Il faut aussi savoir que toutes les prépas ne se ressemblent pas ! On pourrait grossièrement les diviser en deux groupes :

Les grandes prépas à pression :

Il est vrai que dans certains grands établissements aux résultats souvent excellents, une forte pression est d’emblée et volontairement mise sur les étudiants pour les pousser au maximum à donner le meilleur d’eux-mêmes. Cette méthode est souvent critiquable et critiquée ; si elle force en effet au travail et pousse certains à se révéler , elle convient moins à d’autres, qui supportent mal une telle pression. Si vous êtes dans ce cas sachez relativiser vos résultats, et n’oubliez pas que l’enjeu reste toujours de vous pousser à donner votre maximum, pas de vous faire craquer.

 

Les petites prépas :

A l’opposé, dans beaucoup d’établissements, souvent de renommée inférieure, la situation serait plutôt… inverse. En effet, ce n’est pas parce que l’on rentre en prépa que se mettre au travail devient un réflexe naturel ! Si jusque là toi aussi tu réussissais plutôt bien dans ton travail scolaire sans trop te fouler, et qu’entre un exercice de maths et le nouvel épisode de ta série préférée le choix était vite fait (ne t’inquiète pas c’est le cas de trois quarts des nouveaux arrivants), et bien il va falloir apprendre à changer cela, ce qui ne se fait pas tout seul !

En effet dans ces petites prépas, à partir du moment ou un élève n’est pas en difficulté particulière (ce qui correspond au minimum aux deux tiers de la classe), les professeurs ont tendance à mettre très peu de pression. C’est le revers de la médaille. Certes pas de pression excessive et bien souvent une très bonne ambiance de classe, mais ici l’enjeu est de savoir se motiver soi-même, et de ne pas céder aux sirènes de la tentation qui vous écarterons du chemin du travail. Sachez donc toujours vous motiver, même si vous êtes dans la tête de classe ! Car pour intégrer une parisienne (ce qui est tout à fait possible même en venant d’une petite prépa!), il est indispensable d’avoir beaucoup et bien travaillé durant sa prépa, quelque soit votre niveau de départ. A l’opposé, ne désespérez jamais si vous rencontrez des difficultés à vos début, les progrès fait par certains au bout de 6 mois, un an, voire deux ans à force de travail peuvent parfois être surprenants !

Dans tous les cas l’année qui s’annonce sera sûrement l’une des plus riches de votre vie, alors sautez-y à pieds joints, et n’oubliez jamais votre objectif, intégrer l’école de vos rêves !

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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