Les maths Ecricome : une épreuve plus pernicieuse que ce que vous pensez Les maths Ecricome : une épreuve plus pernicieuse que ce que vous pensez
Traditionnellement, l’épreuve de maths Ecricome donne le top départ des épreuves écrites des concours. Souvent négligée, l’épreuve est bien souvent réputée facile. Étant donné... Les maths Ecricome : une épreuve plus pernicieuse que ce que vous pensez

Traditionnellement, l’épreuve de maths Ecricome donne le top départ des épreuves écrites des concours. Souvent négligée, l’épreuve est bien souvent réputée facile. Étant donné que la grande majorité des étudiants travaillent avant tout les épreuves de maths de l’EDHEC et d’emlyon pour préparer les épreuves réputées accessibles, l’épreuve Ecricome apparaît souvent comme l’une des plus négligées dans le travail des étudiants en prépa.

Pourtant, sa difficulté, bien que variable selon les années, la place bien souvent entre une épreuve de maths emlyon et CCIR concernant les étudiants en ECS, et entre une emlyon et une ESSEC 2 parmi les étudiants en ECE. Rares sont ceux qui terminent les sujets, au contraire des épreuves EDHEC et emlyon, qu’un nombre plus important (mais minoritaire, rassurez-vous) de candidats parviennent à achever en intégralité.

Petit rappel, l’épreuve se compose :

  • De trois exercices et d’un problème pour les ECS
  • De trois exercices pour les ECE
  • De trois exercices pour les ECT

 

Et les concepteurs n’hésitent pas à y placer des notions relativement peu maîtrisées par les candidats. Ainsi en 2016, les ECS affrontaient de l’optimisation dès l’exercice 2, les ECE ont quasiment déserté l’exercice 3 de probabilités, tandis que les ECT séchaient en grande majorité sur l’exercice 3, composé de probabilités discrètes et de SciLab…

A cet égard, les rapports de jury de maths 2016 des trois filières le martèlent :

  • « Une lecture préalable et attentive du sujet est nécessaire afin d’en comprendre la problématique et de hiérarchiser les difficultés. Elle permet alors au candidat d’aborder le sujet par les exercices (et/ou les questions) qui lui sont les plus accessibles.
  • Une copie soignée est appréciée.
  • Une bonne connaissance des notions et résultats fondamentaux du cours est un prérequis indispensable à la résolution correcte de nombreuses questions d’un sujet de mathématiques.
  • Une rédaction correcte comportant des justifications convenables ainsi que la vérification, ou au minimum le rappel, des hypothèses nécessaires à l’application d’un théorème utilisé forment une part extrêmement importante de la note attribuée à toute question.
  • Vérifier la vraisemblance et la cohérence des résultats obtenus par rapport aux résultats proposés.
  • L’aménagement des calculs et des raisonnements afin d’obtenir impérativement les résultats proposés est fortement sanctionné.

Rappelons que les questions informatiques sont assez largement valorisées au sein du barème de l’épreuve et que, près des deux tiers des candidats y répondent de façon suffisamment satisfaisante.  »

Gardez bien ces conseils en tête lorsque vous serez face à votre copie : l’écart-type de cette épreuve est gargantuesque : 5,79 chez les ECT, 4,34 chez les ECS et 5,71 chez les ECE !

Et si vous êtes surpris par la difficulté de l’épreuve, pas de panique, la plupart des candidats le sont. In fine, les maths Ecricome offrent la meilleure mise en bouche possible pour entamer ses concours écrits, une véritable école de l’humilité !

 

 

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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