Un mois après la rentrée en prépa, l’heure du premier bilan (bizuth) Un mois après la rentrée en prépa, l’heure du premier bilan (bizuth)
Il y a un peu plus d’un mois, tu effectuais ta rentrée en prépa HEC. Et tes années lycées peuvent d’ores et déjà te... Un mois après la rentrée en prépa, l’heure du premier bilan (bizuth)

Il y a un peu plus d’un mois, tu effectuais ta rentrée en prépa HEC. Et tes années lycées peuvent d’ores et déjà te sembler très très loin… Changement de rythme, nouvel environnement, khôlles hebdomadaires : la prépa est un tout nouvel univers qu’il faut appréhender. Pour effectuer ton premier bilan, nous te proposons de procéder à celui-ci en trois étapes : le constat, la recherche de solutions et enfin l’application de ces solutions.

 

Être en difficulté : c’est normal

Tu as certainement reçu tes premières notes de DS, et il est fort probable qu’elles soient basses. Très très basses même. Pour la simple anecdote, j’ai commencé avec deux notes inférieures à 8 en mathématiques, me classant vingtième dans ma petite prépa du top 50…

Et c’est là que se fait la différence entre ceux qui cartonneront et ceux qui rameront au cours des deux prochaines années. La première catégorie de préparationnaires est composée de ceux qui, à chaque rendu de DS, de DM ou à chaque colle, analyseront précisément leurs performances pour attaquer leurs points faibles. La seconde catégorie de préparationnaires est celle qui, à chaque mauvaise note, se comporte de manière fataliste. Enfin, j’ajouterais une dernière catégorie : ceux qui ont des bonnes notes aux premiers DS et qui, par conséquent, ne cherchent pas forcément à s’améliorer. Ce sont ceux qui déclineront et rejoindront les tréfonds du classement lors des concours blancs.

Bien entendu, ce sont ceux de la première catégorie qui réussiront le mieux leur prépa. Ils liront avec rigueur les conseils de méthodologie qu’ils peuvent glaner auprès de leurs professeurs ou sur Major-Prépa. Attention : il faut lire tout ce que tu peux lire dans des livres ou sur Internet, et même sur Major-Prépa, en adoptant un regard critique. J’ai le souvenir d’avoir lu une technique dite «des palais», qui peut très bien marcher chez certains individus, mais qui n’est pas réplicable pour l’écrasante majorité d’entre nous…

 

Réagir, c’est indispensable

Être proactif dans son apprentissage, c’est la clé de la réussite. Le début de la première année de prépa est encore celle où l’on apprend à apprendre. Saigne donc la rubrique méthodologie de Major-Prépa. Trouve ce qui te plaît et ce qui te déplaît. Teste différentes applications et sites Internet pour optimiser ta manière d’apprendre. Abonne-toi à notre newsletter où nous t’enverrons les meilleurs articles adaptés à ton stade d’avancement dès la fin de ce mois-ci. Bref, il faut se donner les moyens de réussir. On peut trouver tout ce que l’on désire sur Internet, et ce, gratuitement.

N’hésite pas à prendre en notre tous ces conseils sur un petit cahier de sorte à ce que tu puisses les classer en fonction de leur pertinence par la suite.

 

Ton plan d’action

Suite à l’observation de tes premières difficultés, tu dois adopter un plan d’action. C’est la troisième étape de ton bilan, et celle qui te permettra de réellement progresser.

Pour commencer, tu reprendras sur une feuille ou un Excel l’ensemble des difficultés que tu as remarqué. Cela peut être :

  • Introductions peu structurées
  • Manque de vocabulaire économique
  • Mauvaise maîtrise des formules
  • Rédaction maladroite en mathématiques
  • Déclinaisons en langues
  • Verbes irréguliers non-maîtrisés
  • Élocution trop basse en colle

 

Et par exemple, pour chacun de ces points précédents, on réagira de la sorte en écrivant (respectivement) en face des difficultés rencontrées :

  • Se forcer à structurer les introductions (en lisant par exemple cet article). C’est bête et méchant mais comme le signalent de nombreux rapports de jury, une trop grande partie des introductions des copies de concours sont médiocres car elles ne suivent pas les grands principes de base d’analyse des termes du sujet, que ce soit en géopolitique, économie ou culture générale.
  • Installer des applications comme Anki, ProVoc ou Interlex pour apprendre le vocabulaire via des flashcards.
  • S’entraîner à écrire les formules de maths sur une feuille blanche, avec l’ensemble des conditions de leur application. Si tu n’es pas capable de le faire, tu ne maîtrises pas la formule.
  • De même, s’inspirer des corrigés de ton prof de maths pour rédiger exactement comme lui.
  • Plus récurrent en allemand, utilise un tableau vierge et vérifie que tu sois capable de te souvenir toutes les déclinaisons.
  • De même, feuille vierge à compléter ou flashcards constituent des solutions de choix pour remédier à cela !
  • Parler fort en colle, s’entraîner devant un miroir.

 

Ces exemples sont fréquents, mais loin d’être exhaustifs. Seule une reprise bien menée de tes performances te permettra de réagir de manière efficace. Donne toi quelques semaines pour remédier à chaque point et monter peu à peu en gamme.

Le plus terrible (et c’est peut-être ta chance), c’est que très peu de tes camarades adopteront cette logique de travail tout au long de leur prépa. Effectivement, cela a l’air bête et méchant dit comme cela, mais l’application de ces principes est très difficile à faire sur la durée, car elle suppose une rigueur que peu de prépas ont.

 

Pour conclure, je reviens sur ma simple anecdote. Je suis tout simplement passé de 7 à 20 entre octobre et février en mathématiques. Par la suite, j’ai toujours été très à l’aise dans cette matière et j’ai obtenu des notes sympathiques aux concours (17 en maths ESSEC, 18 en maths HEC, 19 en maths CCIR et emlyon et 20 à l’EDHEC). Fight for it!

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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