Synthèse d’actualité de l’été 2019 – Afrique Synthèse d’actualité de l’été 2019 – Afrique
Cet été, tu as décidé d’oublier la prépa et de te détendre un peu ? Oui, mais il ne fallait pas manquer certains sujets... Synthèse d’actualité de l’été 2019 – Afrique

Cet été, tu as décidé d’oublier la prépa et de te détendre un peu ? Oui, mais il ne fallait pas manquer certains sujets de l’actualité ! Voici une synthèse des dossiers les plus importants concernant l’Afrique !

 

Soudan : prémices de la transition démocratique

 

 Abdallah Hamdok (www.afriquepanorama.com)

 

Depuis le départ du président Omar el-Bechir en avril dernier sous la pression des militaires et des manifestations, le Soudan connaît des troubles importants. Les généraux tentent de s’octroyer le pouvoir politique et ont violemment réprimé les contestations. Les négociations avec les leaders de la contestation citoyenne ont abouti à la création d’un conseil souverain composé de civils et de militaires et à la nomination d’un Premier ministre. C’est l’économiste Abdallah Hamdok qui a été nommé le 21 août pour diriger le gouvernement de transition. Il a la lourde mission de mettre fin à la crise économique et aux affrontements entre les groupes armés qui demeurent dans le pays. Cette transition doit durer trois ans et déboucher sur des élections présidentielles en 2022.

 

En Libye, le conflit s’enlise

 

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 face aux frappes de la coalition internationale et aux rebelles libyens, le pays est progressivement entré en état de guerre civile. Différentes factions se disputent le territoire et sa capitale Tripoli. Le Premier ministre Fayez el-Sarraj contrôle l’ouest du pays ainsi que la majeure partie de Tripoli. Il fait face au maréchal Haftar qui a lancé une vaste offensive début avril. Mais malgré l’appui de puissances étrangères, son avancée a été stoppée avant qu’il prenne la capitale. Il faut ajouter à ces deux camps les nombreuses milices ainsi que la présence plus discrète d’organisations terroristes dont Al-Qaïda et l’EI. De plus, les pays voisins fournissent un appui politique, voire logistique, et même militaire à l’une ou l’autre des factions. L’Italie et la Turquie soutiennent Fayez tandis que d’autres comme la France et  les Émirats arabes unis appuient Haftar. Ces divergences empêchent l’avancée des négociations menées au G7 et par le médiateur de l’ONU et maintiennent la Libye dans une impasse.

 

Ebola sévit à nouveau en RDC

 

Médecins luttant contre l’épidémie d’Ebola à Goma (http://www.rfi.fr)

 

Depuis un an une nouvelle épidémie du virus touche l’est du pays. Trois provinces (Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri) sont touchées par ce virus très contagieux et souvent mortel. On compte plus de 2000 victimes dans le pays. La difficulté à enrayer l’épidémie s’explique par le manque de moyens médicaux ainsi que par l’insécurité qui règne dans le pays. La situation politique est d’ailleurs tendue : la victoire électorale de Félix Tshisekedi en début d’année est contestée, notamment par l’ex-président Joseph Kabila qui semble vouloir continuer à exercer le pouvoir. L’Afrique est malheureusement familière des épidémies d’Ebola comme celle de 2013-2014 qui avait fait près de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest.

 

Les manifestations algériennes ne faiblissent pas

 

Manifestations le vendredi 30 août à Alger (http://www.rfi.fr)

 

En début d’année, l’annonce de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle a engendré des manifestations pacifiques (appelées « Hirak ») d’une ampleur inédite. Cette mobilisation, largement étudiante, a débouché sur la démission du président Bouteflika le 2 avril après presque vingt ans au pouvoir. Les Algériens ont ensuite poursuivi leur mouvement pour exiger le départ des proches de Bouteflika et des militaires qui contrôlent de facto le pouvoir politique. Ces derniers jours, les étudiants protestent contre l’organisation du scrutin présidentiel qu’ils ne veulent pas voir organisé par l’armée. Que cette revendication soit entendue ou non, les manifestations ont en tout cas démontré que les Algériens n’ont plus peur de s’opposer à leurs dirigeants. En effet, la violente lutte contre le terrorisme des années 1990 était restée traumatisante pour les Algériens qui n’osaient plus remettre en cause l’ordre établi de peur de revivre ces violences.

Matthieu Dessoude