Un tournant politique pour l’Afrique du Sud ? Un tournant politique pour l’Afrique du Sud ?
Jacob Zuma : la fin d’un règne … Ce mercredi 14 février n’a pas seulement été marqué par la Saint Valentin en Afrique du... Un tournant politique pour l’Afrique du Sud ?

Jacob Zuma : la fin d’un règne …

Ce mercredi 14 février n’a pas seulement été marqué par la Saint Valentin en Afrique du Sud mais aussi, et surtout par la démission de Jacob Zuma, président de l’Afrique du Sud depuis le 9 mai 2009. Cette démission fait suite à une demande de son parti l’African National Congress (ANC) qui le mardi 13 février a demandé au président de déposer sa démission au vu des nombreuses affaires de corruption qui sont venues entacher le mandat de Monsieur Zuma.
Ce qui est surtout reproché actuellement à Jacob Zuma c’est d’avoir permis aux frères Gupta, des hommes d’affaires d’origine indienne de mettre en place « une capture d’état » en Afrique du Sud en toute immunité. La « capture d’état » est une référence à la théorie de la capture de Stigler elle décrit une situation lors de laquelle une institution publique de régulation, bien que destinée à agir en faveur de la collectivité, finit par servir des intérêts commerciaux et/ou privés. Et c’est véritablement ce que Zuma a permis aux frères Gupta de faire, les deux frères allaient même jusqu’à nommer des ministres et étaient bien sur protégés par la justice sud-africaine. Tout cela a pris fin le 13 février dernier, quand une opération policière à l’encontre des frères Gupta a été menée pour la première fois.
Depuis quelques mois déjà, Zuma n’était plus l’homme fort de l’ANC, depuis décembre 2017 Cyril Ramaphosa avait pris la tête du parti et commençait déjà à challenger l’ancien président. La démission de Zuma mercredi et la nomination de Ramaphosa dès jeudi ne sont donc pas des surprises pour les sud-africains.

 

Quels changements peut-on espérer après la nomination de Ramaphosa à la présidence ?

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Cyril Ramphosa veut tourner la page Zuma et assure que l’Afrique du Sud va connaitre un « nouveau départ ». Vendredi 16 février, Ramaphosa a tenu l’adresse annuelle de l’Etat de la nation où il a évoqué son souhait de mettre fin à la corruption en Afrique du Sud et de redresser l’économie. Ramaphosa qui était considéré dans les années 1990 comme le dauphin de Nelson Mandela compte bien s’affirmer comme le digne héritier de celui que les Sud-Africains nomment Madiba.
L’adresse annuelle de l’Etat de la nation est un des évènements politiques les plus importants de la vie politique sud-africaine. Ramphosa l’a bien compris et s’est donc servi de cet évènement pour lancer un message fort à son peuple. Chose qui n’était jamais arrivé sous Zuma, l’assistance a écouté religieusement le discours du président alors qu’il était de coutume que l’opposition invective l’ancien président. C’est donc dans un climat particulièrement serein que le nouveau président a réaffirmé sa volonté de mettre fin à la corruption qui a entaché le mandat de Jacob Zuma : « Cette année, nous allons gagner la guerre contre la corruption dans nos institutions publiques. La justice a récemment pris des initiatives qui vont nous permettre de résoudre le problème » mais aussi sa volonté de voir l’économie sud-africaine repartir de plus belle, déjà en décembre dernier son élection à la tête de l’ANC avait déjà permis un léger regain économique. Son élection à la tête du pays, lui qui est en plus d’un homme politique, un homme d’affaires à succès, donne déjà confiance aux investisseurs.
Ramaphosa, dont le discours a été salué par une standing ovation semble donc vouloir ouvrir une nouvelle ère pour l’Afrique du Sud.

 

« Nous devons honorer Mandela en laissant derrière nous cette ère de discorde, de désunion, et de désillusion. Nous devons laisser derrière nous cette ère de méfiance envers les institutions publiques et de suspicion envers les dirigeants. Nous devons laisser derrière nous toute la négativité qui a ébranlé notre pays, car nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle ».

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Yélena Ekolle

Ancienne khâgneuse qui a décidée de prouver aux khâgneux qu'ils avaient leur place en école de commerce ! Actuellement étudiante à Rennes School of Business

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