Eco-droit ESSEC 2018 – Analyse du sujet Eco-droit ESSEC 2018 – Analyse du sujet
L’analyse du sujet d’éco-droit ESSEC 2018 sera en ligne dès la fin de l’épreuve !   S’il y a bien une épreuve que les... Eco-droit ESSEC 2018 – Analyse du sujet

L’analyse du sujet d’éco-droit ESSEC 2018 sera en ligne dès la fin de l’épreuve !

 

S’il y a bien une épreuve que les ECT redoutent, c’est bien l’épreuve d’éco-droit ESSEC. Synthèse, question argumentée, cas pratiques, veille juridique… une véritable course contre la montre pendant quatre heures. Le sujet de cette année était cependant plutôt abordable avec une synthèse en lien avec l’actualité et une partie juridique relativement accessible. Cela invitait donc les candidats à s’investir totalement dans cette épreuve afin de faire la différence auprès du jury.

 

 

Une partie économique faisant écho à l’actualité

Depuis qu’Emmanuel Macron a été élu, nombreuses sont les voix qui se sont levées pour dénoncer ses politiques favorisant les plus riches à travers la théorie du ruissellement des richesses dans l’économie. Ce sujet assez prévisible, faisant encore débat et permettant de traiter divers pans du programme d’économie – inégalités sociales, croissance, politique monétaire, etc. –, était donc une occasion rêvée pour l’épreuve d’éco-droit ESSEC.

Le sujet était composé de 7 annexes, dont 3 étaient des graphiques. Les mesures d’Emmanuel Macron ouvraient cette partie économique, avec notamment la baisse de l’ISF qui a pour objectif de favoriser l’investissement en France et est donc profitable à tous au final, puisque cela crée de la croissance. À travers les documents, la théorie du ruissellement des richesses est pourtant nuancée voire contestée. Si en théorie accorder davantage de largesse fiscale aux plus riches permet d’augmenter leur épargne et donc de stimuler l’investissement, beaucoup voient en cette théorie un creusement des inégalités sociales. Le mode de vie des plus riches permettrait de créer de l’emploi, certes, mais ces emplois sont-ils adaptés aux plus pauvres et moins qualifiés ? Depuis des décennies cette théorie faisait débat ; pourtant, aujourd’hui, le FMI a tranché sur son inefficacité. Tout d’abord, l’allègement fiscal alourdit la dette publique, et rien ne garantit que ce supplément d’épargne sera investi dans l’économie française, ou même que cet investissement sera source d’emplois. Pire encore, le creusement des inégalités a un impact fortement négatif sur la croissance économique.

Là où les candidats avaient l’occasion de se démarquer, c’était bien lors de la question argumentée plutôt surprenante et peut-être déroutante pour certains. Le sujet de la question argumentée était : l’épargne d’aujourd’hui est-elle l’investissement de demain ? Les documents de la synthèse permettaient déjà d’appréhender le sujet (l’épargne des plus riches n’induit pas forcément un investissement) de façon plus ou moins discrète. La tournure de la question semblait inviter les candidats à réfléchir à long terme, même si le court terme n’était pas totalement à exclure selon le plan choisi. La question argumentée, dans le contexte de l’épreuve, se doit d’être concise : on ne peut tergiverser dans des sous-parties comme on le ferait en écricome. Il est donc essentiel de comprendre les enjeux de l’épargne, son utilité et surtout, qui la possède. C’est une question qui peut aussi sembler difficile du point de vue factuel afin de démontrer les arguments proposés.

 

Une partie juridique largement abordable

Cette année, les cas de droit portaient sur l’entreprise Oasis Concept Design (OCD), une agence de communication et marketing digital. Le directeur commercial n’est autre que René Demogue qui se confronte à plusieurs situations délicates.

Les cas pratiques de droit n’étaient pas difficiles en soi si les connaissances étaient parfaitement acquises, notamment pour le premier cas qui portait sur la preuve ; c’est un chapitre de première année parfois délaissé par les candidats. Si le cours était appris, il suffisait juste d’appliquer au cas. Le second cas est un classique puisqu’il fait référence à la responsabilité, ici contractuelle. Ce cas n’est pas sans surprise, il suffisait juste de bien connaitre les dommages – notamment la perte de chance. Le dernier cas du sujet était l’occasion pour les candidats de montrer qu’ils maîtrisaient tout leurs chapitres jusqu’au dernier puisque ce cas traitait de la consommation et particulièrement du statut du consommateur. Ces cas étaient abordables, pour se différencier il était alors indispensable de construire un syllogisme solide avec des règles juridiques complètes et une argumentation efficace.

Enfin, le sujet d’éco-droit ESSEC se terminait sur une veille juridique plutôt facile : l’obligation de bonne foi de l’entreprise à l’égard de ses partenaires. La bonne foi est un élément indispensable lorsqu’on commence le cours sur les contrats, ce qui devait donc vous mettre la puce à l’oreille : la bonne foi s’applique avant, pendant et après le contrat. La bonne foi est le socle de toutes les relations contractuelles – l’entreprise et ses consommateurs, l’entreprise et ses fournisseurs, etc. Cette obligation permet, entre autres, de garantir le comportement loyal de l’entreprise et de prévenir des comportements trompeurs.

 

Pour tout savoir sur les concours : Inside Concours BCE 2018

Audrey Hoarau

Étudiante à l'emlyon business school après avoir fait une classe préparatoire ECT au lycée Henri Moissan à Meaux

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