Economie-Droit ESSEC 2016 – Analyse du sujet Economie-Droit ESSEC 2016 – Analyse du sujet
Voir le sujet d’économie-droit ESSEC 2016 : https://major-prepa.com/concours/economie-droit-essec-2016   Après l’épreuve de management-gestion de ce matin, les candidats de la filière technologique ont passé... Economie-Droit ESSEC 2016 – Analyse du sujet

Voir le sujet d’économie-droit ESSEC 2016 : https://major-prepa.com/concours/economie-droit-essec-2016

 

Après l’épreuve de management-gestion de ce matin, les candidats de la filière technologique ont passé une deuxième matière importante pour leurs écrits : l’économie-droit. Le format de cette épreuve est déjà connu pour les candidats. Les points sont partagés équitablement entre les parties économique et juridique. Le sujet est de longueur moyenne par rapport aux dernières années, tout en restant légèrement plus court que le sujet du concours précédent.

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Cette année, le sujet de synthèse portait sur le thème de la stagnation séculaire , invitant les candidats à s’interroger sur la question de la croissance économique dans les pays développés à économie de marché (PDEM). Le dossier documentaire est largement inspiré des théories de Lawrence Summers. Ce dernier explique le déficit de demande abîme la croissance potentielle en décourageant l’investissement et en générant une hausse du taux de chômage structurel. Cet état réside principalement dans l’impossibilité de la politique monétaire à stimuler efficacement, les banques centrales étant limitées dans leur pouvoir de faire baisser suffisamment le taux d’intérêt réel. Enfin, Summers suggère que le ralentissement séculaire de la croissance économique dans les PDEM est à l’oeuvre depuis plusieurs années, dissimulé par la création de deux bulles financières à la fin des années 1990 et au cours des années 2000. Les meilleurs candidats auront su problématiser judicieusement le sujet et en tirer des conclusions fondées en construisant leur raisonnement à l’aide d’un plan réfléchi et cohérent. Il convient aussi de ne pas négliger la contrainte de mots : une bonne synthèse ne peut dépasser 550 mots aux yeux des correcteurs. Etant donné la longueur relative du dossier documentaire, la mise en évidence des thèses majeures à inclure dans la synthèse est essentielle pour la construction d’un raisonnement économique cohérent.

Le sujet de réflexion économique se démarque cette année par son caractère abordable, voire classique pour des candidats bien préparés. Il mobilisait des connaissances relatives au lien entre croissance économique et productivité. On aurait pu aborder la notion de croissance endogène : le financement des investissements immatériels induit une accumulation du capital technologique utilisable dans la production. D’une part, la croissance économique contribue à la hausse des recettes de l’Etat et au financement de la formation générale et professionnelle, induisant des externalités positives pour le reste de l’économie. D’autre part, la hausse du niveau de productivité se traduit par une hausse du volume de la production à long terme, ainsi qu’à une hausse des salaires réels, une baisse des prix due à la baisse des coûts ainsi qu’à une augmentation des profits, qui sont autant de facteurs contribuant à une hausse de la croissance économique. Le sujet restait à la portée des candidats en portant sur un point de cours essentiel dans le programme d’économie des classes préparatoires ECT.

Pour la partie juridique, la première question du cas pratique « Maisons Confort Pierre » évoquait la responsabilité civile, en invitant les candidats à proposer le fondement de l’action juridique à intenter par les personnes blessées lors de l’accident. La deuxième question traite du droit de la consommation par l’intermédiaire du litige entre les époux Duflot et Maisons Confort Pierre. Enfin, la troisième question porte sur le droit de la concurrence et invite les candidats à soumettre leur avis sur la validité de l’accord entre les deux entreprises afin de fixer des tarifs conjoints, limiter les offres promotionnels et procéder à une répartition géographique de l’activité. Ces trois dimensions ont été abordées dans le programme juridique de la filière technologique. Il convient toutefois de respecter la méthodologie du cas pratique en structurant de manière convenable le raisonnement juridique pour chacune des questions.

La question de veille juridique porte sur le thème connu préalablement des candidats : la liberté d’entreprendre. Elle porte sur un questionnement sur la nécessité d’un cadre juridique pour cette dernière. La spécificité de cette partie permettra d’évaluer l’aptitude des candidats à repérer les évolutions juridiques intervenues, à les analyser et à les intégrer dans un raisonnement structuré. Il convient ainsi de mobiliser divers textes et décisions juridiques parus au cours de l’année 2015 afin d’être en mesure de répondre à la question posée.
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Amine Baji

Amine Baji est un étudiant en première année à HEC Paris, après avoir effectué sa classe préparatoire en filière ECT au lycée Ozenne (Toulouse). Vous pouvez le retrouver en cliquant ICI !

 

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Mehdi Cornilliet Fondateur

Ancien étudiant à HEC Paris après une prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.