Ecricome 2018 J-3 : tout ce qu’il faut savoir pour cartonner Ecricome 2018 J-3 : tout ce qu’il faut savoir pour cartonner
Pour beaucoup d’entre vous, le lundi 16 avril marque le début des concours, dont l’évocation a rythmé vos deux ou trois années de classe... Ecricome 2018 J-3 : tout ce qu’il faut savoir pour cartonner

Pour beaucoup d’entre vous, le lundi 16 avril marque le début des concours, dont l’évocation a rythmé vos deux ou trois années de classe préparatoire. À ce stade de votre parcours, une chose est sûre : ce n’est ni le moment de se relâcher, ni celui de se laisser envahir par la panique. Cette première étape des concours peut sembler confuse, mais vos performances dépendront en grande partie de votre concentration et de votre capacité à mobiliser efficacement les connaissances accumulées, lors des six épreuves de la banque Ecricome. Le premier conseil de cet article est de faire abstraction du contexte un peu étrange de cette première étape des concours : les choses sérieuses commencent, mais ce n’est pour autant pas la dernière ligne droite car vous aurez encore des révisions à assumer pour la banque BCE ensuite. C’est un fait, mais cela ne doit pas vous empêcher de donner le meilleur de vous-même sur ces premières épreuves.

La règle d’or est ensuite de ne pas se rabaisser, ce qui n’est pas forcément évident pour tous. Sans être nécessairement très confiant, il ne faut absolument pas partir avec des idées préconçues de vos résultats potentiels. Les résultats obtenus pendant vos années de prépa vous ont permis d’évaluer plus ou moins votre niveau et votre progression, mais ils n’ont désormais plus aucune importance. Seules comptent les notes que vous allez obtenir au concours ! Et ces notes dépendront en grande partie de votre état d’esprit et de votre niveau de concentration – qui ne doit pas être affecté par le stress. Et même si vous avez l’impression que les connaissances que vous avez acquises sont insuffisantes, que vous auriez pu travailler plus, que vous auriez dû faire des maths le 12 janvier dernier au lieu de regarder cet épisode de votre série préférée… Ce n’est plus le moment de s’en soucier. Alors autant vous dire que vous allez vous prendre en main et attaquer ces épreuves en beauté.

 

Que faut-il faire ?

Plus concrètement, n’hésitez pas à relire les modalités de chaque épreuve Ecricome pour savoir à quoi vous attendre en arrivant devant votre feuille – cela peut sembler basique, mais les épreuves Ecricome diffèrent sur plusieurs points des épreuves BCE. Pour vous faciliter la tâche, voici un petit résumé jour par jour des épreuves :

 

Jour 1 : Lundi 16 avril

8h-12h : Mathématiques (ECS, ECE, ECT). L’épreuve Ecricome est composée de trois exercices indépendants portant sur les trois domaines du programme. Voici quelques conseils, à prendre ou à laisser :

  • Soigner la présentation, mettre en évidence les résultats, faire attention à la rigueur des démonstrations (ne pas oublier d’hypothèses par exemple).
  • Le niveau de l’épreuve est égal ou supérieur aux sujets de l’emlyon et de l’EDHEC, et le sujet est souvent assez long. Au début de l’épreuve, n’hésitez pas à prendre quelques minutes pour lire le sujet en entier, repérer les notions abordées sur lesquelles vous êtes le plus à l’aise pour commencer par l’exercice en question, et repérer les questions « classiques ». À la fin de l’épreuve, gardez du temps pour rédiger parfaitement ces questions classiques !

14h-17h : Langue vivante 2. L’épreuve est divisée en trois parties : une version journalistique, un thème grammatical (des phrases et non un texte comme à l’épreuve de la BCE) et un essai de 250 mots où le candidat choisit entre deux sujets proposés. En général, vous aurez le choix entre un sujet « classique » sur un thème d’actualité et un sujet peu ordinaire (la « morningophilie » en espagnol LV2 2017 par exemple).

 

Jour 2 : Mardi 17 avril

8h-12h : il est temps de passer à l’épreuve spécifique ! Histoire géographie et géopolitique du monde contemporain pour les ECS, Economie, Sociologie et Histoire du monde contemporain pour les ECE, et Economie Droit pour les ECT.

L’HGGMC est l’exemple typique d’une épreuve qui peut surprendre lorsque l’on n’a pas revu ses modalités avant le concours. Le candidat a le choix entre deux sujets : l’un d’eux généraliste, articulé entre le programme de première et deuxième année, et l’autre plus régionalisé. A noter également que l’un de ces sujets consiste en une seule dissertation, tandis que l’autre mêle une dissertation classique et un commentaire de carte(s), notés respectivement sur /15 et sur /5. En 2017, les étudiants avaient le choix entre le sujet « Les guerres d’aujourd’hui sont-elles les guerres d’hier ? » accompagné d’une chronologie indicative, et d’un commentaire à réaliser sur deux cartes en lien avec le sujet – ou un sujet régional, « Au regard des évolutions de la société américaine depuis les années 1980, y a-t-il encore une place pour un modèle et un rêve américains ? ».

Pour l’ESH, l’épreuve est composée de deux sujets proposés au choix des candidats. Le sujet doit être traité sous forme de dissertation. En 2017, les étudiants avaient le choix entre « Un Etat doit-il s’inquiéter de l’augmentation de sa dette publique ? » et « Faut-il lutter contre les inégalités économiques ».

L’épreuve destinée aux étudiants de classe préparatoire ECT est divisée entre le droit et l’économie. En droit, le sujet comporte trois parties : la résolution d’un cas pratique, l’analyse d’un arrêt ou d’un contrat (un arrêt en 2017) et une question nécessitant la mobilisation de l’activité de veille juridique menée en formation sur un thème (« Droit et responsabilité sociétale des entreprises » en 2017). La partie économique est divisée entre un QCM et une réflexion argumentée.

14h-17h : Langue vivante 2. L’épreuve comporte un version journalistique, un thème journalistique et un essai pour lequel le candidat traite en 250 mots un sujet parmi les 2 proposés (comme en LV2, un sujet sur un thème d’actualité et un autre sur un thème plus large. Attention toutefois, l’épreuve ne dure que 3h contre 4h pour BCE, donc surveillez bien votre montre !

 

Jour 3 : Mercredi 18 avril.

8h-12h : culture générale. Là se trouve une des particularités d’Ecricome : le candidat a le choix entre deux sujets. Le premier s’inscrit dans le thème de l’année, et le second est un sujet hors-thème (« Est-il raisonnable d’espérer ? » en 2017).

14h-16h : pour les ECS et ECE, l’exercice du résumé consiste à résumer un texte d’environ 2000 mots en 250 mots en le reformulant et en le restituant clairement. Le candidat doit également choisir un titre pour son résumé (qui n’entre PAS dans le décompte des mots). Il devra indiquer un repère formé d’un double trait // tous les 50 mots, ainsi qu’un décompte chiffré cumulatif (50, 100, 150…) dans la marge. Le respect des consignes est absolument crucial pour cette épreuve, tout comme le soin apporté à l’orthographe.

Pour les ECT, le sujet de management et gestion comporte deux parties. La première présente une problématique de gestion, la seconde partie est constituée d’un ensemble de propositions que le candidat est invité à commenter en justifiant systématiquement sa réponse.

 

Maintenant que vous êtes au point sur le contenu des épreuves, une petite mise au point technique s’impose : la veille des épreuves, n’oubliez pas de préparer convocation, pièce d’identité et matériel. Vérifiez soigneusement l’adresse du centre d’examen et le trajet pour vous y rendre, en prenant en compte les grèves et autres soucis de transport éventuels.

 

Et une fois que j’y suis, comment gérer la pression ? 

Ces derniers conseils ne sont que du bon sens : après chaque épreuve, n’essayez surtout pas de deviner votre note et ne vous découragez pas si vous pensez ne pas avoir réussi. Il est impossible de prévoir sa note à l’avance, dans un concours où vous êtes évalué en fonction des performances des autres. Après chaque matière, on oublie l’épreuve et on passe à la suivante ! Cela est d’autant plus essentiel que les coefficients sont assez similaires entre les différentes épreuves d’Ecricome. Cela n’a donc aucun sens de dire que vous avez raté vos concours parce qu’une épreuve s’est mal passée – mais si vous laissez cette impression vous envahir, vous risquez de voir vos performances affectées pour les épreuves suivantes. Le soir, vous pouvez tout à fait profiter de ces 3 jours pour prendre une pause en-dehors des épreuves, et vous reposer. Décompressez, changez-vous les idées et repartez chaque jour plus énergique que la veille !

 

 

Camille Beguin

18 ans et étudiante en 1ère année à HEC. Je suis là pour vous conseiller en termes de méthodologie, et je rédige aussi des articles de géopo ou autres !