Fusion des épreuves de culture générale HEC et emlyon 2019 Fusion des épreuves de culture générale HEC et emlyon 2019
La BCE s’est réunie le 17 septembre pour annoncer de nombreuses nouveautés applicables dès les concours 2019. Nourrie par la volonté de ne plus... Fusion des épreuves de culture générale HEC et emlyon 2019

La BCE s’est réunie le 17 septembre pour annoncer de nombreuses nouveautés applicables dès les concours 2019.

Nourrie par la volonté de ne plus avoir à utiliser de jour férié pour ses épreuves de concours, et de réduire le nombre trop important d’épreuves, la BCE a décidé de reconstruire son concours. Souvenons-nous que le 8 mai 2018 a été utilisé cette année pour l’épreuve de synthèse ESCP, de maths EDHEC (ECS, ECE) ou BSB (ECT) et d’histoire ESCP pour les littéraires.

La première annonce que nous pouvons confirmer à l’heure actuelle est la fusion des épreuves de culture générale HEC et emlyon en une seule épreuve co-conçue par les deux écoles. Si aucune précision n’a été apportée pour le moment sur les attentes du nouveau jury pour l’épreuve, il y a fort à parier que l’esprit de l’épreuve demeure celui de la désormais ex-épreuve HEC.

 

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On rappelle que le jury de l’épreuve de culture générale emlyon n’apprécie pas les copies dépassant les huit pages et que le sujet est systématiquement posé sous forme d’une question :

« Enfin, il nous paraît nécessaire d’appeler les candidats au respect du format et ceci dans leur intérêt même. En effet, une copie de 6 ou 7 pages oblige souvent le candidat à concentrer son propos et à le resserrer sur le sujet. A l’inverse, une dissertation de plus de 8 pages est le plus souvent l’occasion d’une logorrhée, le candidat ne résistant pas quel que soit le sujet à dire tout ce qu’il avait par avance prévu de dire. Et il est vrai qu’une copie qui se refuse à traiter le sujet irrite d’autant plus qu’elle longue, et que son refus est manifeste. » (2017)

 

A l’inverse, les copies de culture générale HEC sont bien souvent plus longues et la plupart des excellentes notes données par le jury sont attribuées à des copies de plus de huit pages.

 

Rappel des derniers sujets :

Sujets de culture générale emlyon des dernières années :

  • Que faire de notre corps ? (2018)
  • Une parole peut-elle faire évènement ? (2017)
  • Peut-on renoncer à l’idée de nature ? (2016)
  • La fidélité au réel définit-elle le vrai ? (2015)
  • Peut-on s’approprier l’espace ? (2014)
  • Y’a-t-il une unité du plaisir ? (2013)
  • Une société peut-elle être internationale ? (2012)
  • L’imagination est-elle une puissance incontrôlable ? (2011)
  • Y a-t-il une vie de l’esprit ? (2010)
  • La beauté n’est-elle qu’apparence ? (2009)

 

Sujets de culture générale HEC des dernières années :

  • 2018 : Mon corps et moi.
  • 2017 : Faire parler un texte.
  • 2016 : Un monde sans nature.
  • 2015 : Crépuscule de la vérité.
  • 2014 : Ouvrir un espace.
  • 2013 : Le plaisir se mérite-t-il ?
  • 2012 : L’ordre de la société.
  • 2011 : Les images auront-elles toujours raison de nous ?

 

Quel impact sur les barres d’admissibilités ?

Les deux épreuves ont connu en 2018 des moyennes assez proches : 10,10 pour l’épreuve emlyon contre 10,15 pour l’épreuve HEC. Mais elles ne s’adressent pas exactement au même public : l’épreuve emlyon est utilisée par une vingtaine d’écoles tandis que celle HEC ne sert qu’Audencia, l’ESCP Europe ainsi que l’école jovacienne. Cette dernière dispose d’un écart-type plus élevé, d’environ 0,20 ces dernières années.

 

Moyenne en culture générale des écoles des 7 premières écoles au SIGEM en 2018 :

  • HEC : 10,98
  • ESSEC : 10,53
  • ESCP Europe : 10,76 (épreuve HEC)
  • emlyon : 10,75
  • EDHEC : 10,33
  • Audencia : 10,11 (épreuve HEC)
  • Grenoble EM : 10,44 (épreuve emlyon)

 

A l’exception de l’EDHEC et de l’ESSEC, les cinq autres écoles se retrouveraient avec la même épreuve. Ces chiffres, assez semblables d’une année à l’autre, montrent que cette fusion d’épreuves bénéficiera avant tout à Audencia, où la moyenne de l’épreuve était plus basse que celle de Grenoble EM en raison de son union avec HEC Paris et l’ESCP Europe, alors qu’elle est devant l’école du Dauphiné au SIGEM.

L’indépendance de l’ESSEC et de l’EDHEC, quant à elle, pénalise marginalement les deux écoles, qui ont de facto une barre d’admissibilité plus basse que si elles faisaient épreuve commune.

D’autres nouveautés seront annoncées prochainement concernant les mathématiques et la géopolitique. Quelques écoles opèreront également des changements d’épreuves et de coefficients, qui complèteront cette première lecture. Plus de détails seront publiés dans les jours à venir…

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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