LV1 Anglais ELVi 2019 – Analyse du sujet LV1 Anglais ELVi 2019 – Analyse du sujet
Découvre l’analyse du sujet d’anglais LV1 ELVi 2019 (parfois nommé LV1 CCIR ou CCIP par certains professeurs) juste après la fin de l’épreuve !... LV1 Anglais ELVi 2019 – Analyse du sujet

Découvre l’analyse du sujet d’anglais LV1 ELVi 2019 (parfois nommé LV1 CCIR ou CCIP par certains professeurs) juste après la fin de l’épreuve !

 

Le thème

Le thème était relativement compliqué, tant par les exigences de concordance des temps, de vocabulaire que de longueur des phrases. Il a ainsi fallu jongler entre la traduction du passé simple et de l’imparfait de narration, celle du subjonctif imparfait et du présent dans les dialogues.

On devait aussi faire attention à l’inversion nom-adjectif, et à la traduction des propositions juxtaposées, puisqu’Amélie Nothomb en utilise beaucoup. On a une pensée particulière pour la phrase de la ligne 10 qui a dû poser problème au niveau de la syntaxe, de la grammaire et du vocabulaire. Il fallait donc s’en sortir avec des termes approchants, les meilleurs auront puisé dans leurs listes de vocabulaire ou leurs lectures les termes les plus complexes.

Voici des propositions de traductions pour quelques termes difficiles :

Savourer : to enjoy, savour

Épousailles : nuptials

Exulter : to exult, gloat, jubilate

Banquets : banquet, feast

Éperdu : madly, deeply

Épier : to peep, lurk

Badaud : bystander

Médisant : to be catty

Lorgner : to ogle

 

 

La version

Pour resituer l’histoire, Elsie Bainbridge est dans une sorte d’hôpital psychiatrique et est muette depuis son arrivée, laquelle suit l’incendie de sa maison. Ce passage raconte sa rencontre avec un nouveau docteur, différent des autres car il semble ne pas encore avoir été complètement démoralisé et blasé par cet endroit.

Il fallait faire attention à plusieurs points :

  • Le choix du temps du récit pour la traduction des verbes.
  • Le respect des codes du dialogue car il intervient à plusieurs reprises et est entrecoupé de récit.
  • La traduction de la description de la pièce au niveau du vocabulaire.
  • Il était important de rendre le contraste entre la clarté / la nouveauté du docteur et l’aspect fade, maussade de l’endroit.

Quelques pistes de traduction de termes difficiles :

To ache : souffrir

Stocky : trapu, corpulent

Hag : harpie (on qualifie ici la personne qui accompagne le jeune docteur)

Vibrant : vif, éclatant

Limewashed : lime signifie chaux, ce sont donc des murs chaulés, blancs

To leech : a leech est une sangsue. On peut traduire par « aspirer » par exemple

Scwol : la mine renfrognée

To sigh : soupirer

 

 

L’expression écrite

Le texte est un article tiré du Guardian, qui ne présentait pas de difficultés de compréhension majeures. Il traite des nouvelles habitudes d’alimentation des Britanniques et des raisons de l’obésité d’une part de la population.

Question 1

Il fallait ici parler des « food deserts », c’est à dire des zones où la population n’a pas accès aux grands supermarchés avec de la nourriture fraiche et de bonne qualité. En effet, il n’est pas rentable pour ces supermarchés de s’implanter dans certaines zones. Les habitants doivent se rabattre sur des petites supérettes ou de la nourriture de mauvaise qualité pour manger car cela coûte moins cher que d’aller acheter dans des grandes surfaces. Ces mauvaises habitudes alimentaires se retrouvent ensuite dans le poids et la santé de ces Britanniques. Ce problème se couple aussi à des problèmes financiers de la part de certains foyers, le gouvernement est donc pointé du doigt à cause de ses plans d’austérité.

Question 2

La question du gap entre les « haves » et « have-nots » est une question d’actualité à un moment où sont beaucoup critiqués les plans d’austérité. Il existe beaucoup d’exemples à puiser dans les cours de civilisation, et le gap de l’alimentation n’en est qu’une dimension (entre ceux qui peuvent bien se nourrir, dans les grandes villes, et les autres). On pouvait parler des répercussions de la crise et des mesures d’austérité, de ses conséquences (hausse des inégalités et de la pauvreté) des répercussions politiques et sociales (élection de Donald Trump aux Etats-Unis, mouvements sociaux). Enfin, on pouvait introduire le concept d’aporophobie (la peur de la précarité), qui pousse les individus à se protéger vis-à-vis des pauvres ou des risques de le devenir, ce qui augmente encore l’écart entre haves et have-nots.

 

 

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Yann Amadieu

21 ans étudiant à HEC Paris après 3 ans en prépa ECE au Lycée Marcelin Berthelot à Saint-Maur des Fossés. Je suis là pour vous conseiller en termes de lifestyle et méthodologie pour que vous deveniez des préparationnaires stylés et heureux. De surcroît, vous pourrez retrouver quelques articles sur l'économie, les maths et les langues. Chef de rédaction du pôle ECE