ESH et Géopolitique : ultimes conseils pour cartonner ESH et Géopolitique : ultimes conseils pour cartonner
Dans cet article, tu trouveras nos conseils pour réussir les épreuves de géopolitique et d’ESH aux concours. Il a été écrit sous la direction... ESH et Géopolitique : ultimes conseils pour cartonner

Dans cet article, tu trouveras nos conseils pour réussir les épreuves de géopolitique et d’ESH aux concours. Il a été écrit sous la direction d’Hugo, Maxence et Léo, trois étudiants qui ont eu de très bonnes notes aux concours. Cet article suit notamment le live du 15 avril. Tu trouveras dans cet article leurs expériences et leurs meilleurs conseils pour obtenir une note honorable au concours. Tu peux d’emblée retrouver le live ici :

NB : tu peux aussi retrouver le live sur le Facebook de Major-Prépa.

Si tu lis cet article, c’est que tu es probablement dans le rush final. Tout s’accélère, le monde semble avancer à une vitesse folle. Pas de panique. Tu vas y arriver. N’oublie jamais que tes concours ne détermineront pas toute ta vie, ni ne déterminent ta personnalité. En tout cas, donne tout, pour n’avoir aucun regret. Une partie des concours se joue au mental, alors ce n’est pas le moment de te décourager ! Comment donc réussir les épreuves de géopolitique et d’ESH ?

 

À quelques jours des épreuves de Géopolitique et d’ESH, que faire ?

D’abord prioriser

Que ce soit pour l’épreuve de Géopolitique ou d’ESH, tu n’auras pas le temps de tout revoir. Va à l’essentiel ! C’est-à-dire que tu dois revoir en priorité les thèmes transversaux, qui couvrent une vaste partie du programme. Pour la Géopolitique, revoir la gouvernance mondiale et la mondialisation est une priorité absolue, puisque ces thèmes tombent fréquemment. Quant à l’épreuve d’ESH, n’oublie pas de ressasser la croissance, la mondialisation (commerciale, mais aussi des capitaux), l’Europe…

Dresse-toi aussi une liste des thèses/auteurs à placer dans ta copie, à condition qu’ils soient conformes au sujet bien-sûr ! Les thèses sont essentielles pour te démarquer aux yeux des correcteurs, et aussi donner du crédit à ta réflexion. Pour éviter de perdre du temps aux concours, efforce-toi d’apprendre cette liste sur le bout des doigts pour n’avoir aucune hésitation qui pourrait être anxiogène.

Pour ce qui est des sujets « annexes » (entends par-là les thématiques qui ne sont pas au centre du programme), n’y consacre pas trop de temps. Ils ont peu de chance de tomber donc révise en priorité les sujets transversaux ! Les connaissances provenant de ces thèmes  constitueront pour toi une bonne base que tu pourras utiliser dans un grand nombre de sujets.

 

Entraîne-toi !

Un des plus grands dangers des révisions, surtout quand elles s’éternisent (comme l’année dernière…), c’est de trop axer son travail sur la théorie en oubliant la pratique. S’entraîner régulièrement sur des sujets est essentiel. On ne te recommande pas de faire des sujets entiers, mais au moins de t’entraîner au brouillon. Par exemple, tu peux reprendre les annales des épreuves de Géopolitique ou de ESH et faire une analyse du sujet rapidement pendant 30 minutes.

Il est particulièrement formateur de t’entraîner à faire un plan détaillé et de réfléchir à comment y placer tes connaissances. Cela t’aidera aux concours à mobiliser rapidement tout ce que tu as acquis pendant tes cours d’ESH ou de Géopolitique et ce faisant, gagner un temps considérable aux écrits. Une fois ce travail fait, n’hésite pas à demander à ton professeur de relire ton travail ou même à des amis, qui peuvent être de bon conseil.

Retrouve tous les points importants à avoir en tête avant les épreuves ici.

 

Les bons réflexes à avoir lors de tes épreuves de Géopolitique et d’ESH

L’introduction

D’abord, ne néglige surtout pas l’introduction : c’est le cœur de ta copie. Elle permet de montrer au correcteur que tu as compris le sujet. Pour cela, définis bien tous les termes du sujets pour t’aider à voir plus clair sur ce qui est attendu de toi. Ce conseil vaut évidemment pour l’épreuve d’ESH et de Géopolitique.

Chaque terme doit être bien décortiqué, pour t’assurer de traiter l’ensemble du sujet et aussi éviter le hors-sujet. Tout au long de ton analyse, pose-toi ces mêmes questions : pourquoi veut-on que je réponde à cette question ? Qu’est ce qui est intéressant dans le sujet ? Ai-je bien traité l’ensemble du sujet ? Voici deux exemples précis, tirés d’annales d’épreuves d’ESH et de Géopolitique :

  • Dans le sujet de géopolitique ESSEC de 2020 «  Le bassin méditerranéen : un espace de crises et de rivalités internationales depuis la fin de la guerre froide. », il ne fallait pas oublier de parler des migrations (qui sont facteurs de « crises » pour l’Europe notamment) et ensuite cela aurait pu t’emmener à parler des divisions de l’Europe (notamment sur les migrations).
  • Dans le sujet ESH de 2020 « le capitalisme est-il soutenable ? » il fallait tout de suite remarquer qu’il y a trois dimensions de la soutenabilité : économique, sociale et environnementale. C’est la première chose que les candidats auraient dû noter sur leur bouillon !

 

Bien traiter le sujet

Par une analyse approfondie des termes du sujet, tu éviteras de traiter superficiellement le sujet. L’année dernière, la France était très attendue pour l’épreuve de Géopolitique, et de ce fait, tous les candidats avaient révisé de long en large et en travers ce thème. Alors nombreux sont les candidats qui, le jour des concours, ont étalé toutes leurs connaissances sans prendre le temps d’analyser scrupuleusement le sujet.

Pourtant, le sujet était « la France dans la recomposition des puissances dominantes ». L’important n’était pas tant de traiter la France sous toutes ses coutures mais plutôt de s’interroger sur son rôle, sa place vis-à-vis de pays qui deviennent de plus en plus important et qui commencent à lui faire de l’ombre.

A cet égard, voici une problématique qui aurait été intéressante de soulever : à l’heure du bouleversement de la hiérarchie des puissances et dans lequel la place de la France est de plus en plus contestée, quelle est la stratégie mise en place par le pays pour éviter de devenir une puissance de second rang ? Cette stratégie saura-t-elle porter ses fruits ?

L’importance de savoir gérer son temps en ESH et en Géopolitique

Les deux épreuves te demandent une gestion scrupuleuse de ton temps. Nombreux sont les candidats qui ne finissent pas la carte lors de l’épreuve de Géopolitique de l’ESCP, pour ne citer qu’elle. Même si les quatre heures peuvent paraître confortables, assure-toi de suivre un timing bien établi pour éviter de rendre une copie pas totalement achevée.

Prendre garde à cette gestion du temps en épreuve est d’autant plus important que tu sors tout juste des révisions, et cela fait presque un mois que tu ne t’es pas entraîné à rédiger. Ne te laisse pas rattraper par le temps en épreuve et marque au brouillon un timing à suivre (par exemple 45 minutes pour le brouillon, 20 minutes pour écrire l’introduction proprement…), à adapter selon toi ! Si tu écris plutôt lentement, autant consacrer plus de temps à la rédaction.

 

Essaye de faire une partie historique !

Si tu en as les connaissances, n’hésite pas à faire une partie historique (si le sujet le permet bien sûr !). Le correcteur appréciera cette initiative car elle montrera que tu as pris du recul sur le sujet. Cette perspective historique peut mettre en relief des évènements actuels voire même les expliquer. Pour un sujet de Géopolitique traitant par exemple sur la politique américaine, il est très pertinent de rappeler que les Etats-Unis ont une vraie politique d’isolationnisme ancrée dans son histoire qui revient régulièrement à la lumière du jour.

Cette remarque ne vaut pas seulement pour l’épreuve de Géopolitique, mais aussi pour l’ESH. Faire un historique des politiques monétaires et de leurs évolutions peut apporter un éclairage sur l’état actuel de notre économie, et ainsi montrer au correcteur que tu as une compréhension globale du sujet (et donc gagner des points précieux !)

Conseils pour éviter le hors-sujet

Le plus grand danger à éviter lors des épreuves de Géopolitique et de ESH c’est le hors-sujet. Même si ta copie est irréprochable, sans une faute et même si tu as bombardé en terme de références, si tu ne réponds pas au sujet, tu ne pourras pas avoir plus de la moyenne.

Pour éviter cette fâcheuse situation, prend ton temps encore une fois au brouillon de bien définir les mots du sujets. Cela t’aidera à bien cerner les attentes du correcteur. Parfois, lorsque tu découvres un sujet que tu as bien révisé, tu es emporté par une frénésie qui t’engage dans une réflexion banale sans réel fond. Prend le temps de relier tes connaissances au sujet.

Tu peux par exemple te demander, lorsque tu construis ton plan, « est-ce que ce point là est utile, pertinent pour le sujet ? ». Répète-toi cette question à chaque fois que tu ajoutes une idée ou un exemple.

 

Que faire devant un sujet difficile, que ce soit en épreuve de Géopolitique ou d’ESH ?

Pas de stress !

Quand tu es confronté à un sujet difficile, ne stresse pas. Prend ton temps pour bien analyser le sujet, pour réfléchir à toutes les notions qui y seraient liées. L’analyse de tous les termes du sujet est à ce titre essentiel. Lorsque tu es en manque de connaissances, en analysant en profondeur le sujet, tu pourras trouver des éléments du cours auxquels te raccrocher et éviter une copie sans fond.

N’oublie pas non plus qu’il vaut mieux mettre des connaissances générales plutôt que ne rien mettre du tout. Aide-toi de tes connaissances des sujets transversaux, qui peuvent être utilisées dans un grand nombre de sujets ! Pour l’épreuve de Géopolitique par exemple, tes connaissances sur la gouvernance mondiale peuvent être utilisées dans plus de la moitié des sujets.

Tu peux aussi retrouver tous nos conseils pour bien réagir devant un sujet difficile en Géopolitique ici.

 

Mise sur d’autres compétences

Lorsque les connaissances te font défauts face à un sujet difficile, joue ta carte sur autre chose que le contenu. C’est une stratégie à appliquer en dernier recours, parce qu’une copie sans contenu a peu de chance d’avoir une bonne note aux concours. Par contre, tu peux sauver les meubles, et t’en sortir avec un peu plus de la moyenne.

Dans ce cas, mise sur la propreté de ta copie et bétonne ton introduction. Si tu montres que tu as bien compris l’enjeu du sujet en explicitant clairement les enjeux et les problématiques associés au sujet, le correcteur sera un peu plus indulgent vis-à-vis ton manque de connaissances. De la même façon, avoir une belle calligraphie joue beaucoup dans l’appréciation du correcteur.

Ne pas avoir de connaissances ne doit pas non plus te pousser à en placer des mauvaises ou, pire, en inventer ! Une copie courte mais avec des références pertinentes sera bien plus valorisée qu’une copie longue avec des références moins intéressantes.

 

Bon courage pour les concours, crois en toi et donne tout pour ne pas avoir de regrets !

Maxence, Léo et Hugo

Maxence Delespaul

Étudiant à HEC après deux années de classe préparatoire ECS.