LV1 Anglais CCIR 2016 – Analyse du sujet LV1 Anglais CCIR 2016 – Analyse du sujet
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Hormis quelques points techniques, de grammaire ou de vocabulaire, aucune des deux traductions présentées par la BCE n’appelait vraiment de difficulté insurmontable. Les élèves bien préparés y ont vu des traductions classiques qui exigeaient simplement d’être à l’aise avec les thèmes et versions littéraires. La version demandait peut-être un peu de compréhension contextuelle pour les tournures les plus délicates à traduire. Quant aux rédactions, elles supposaient comme de coutume de bien lire le sujet, sachant qu’elles portaient sur la philanthropie aux États-Unis. Ce thème classique, pourtant peu traité par les manuels, devait donc permettre aux meilleures copies de se distinguer.

 

Les traductions

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Le thème

 

Quelques remarques sur les points de grammaire soulevés par le sujet :

– « de ne pas m’avoir aperçu » = « for not having seen » (au pire)

– Il n’y a pas d’inversion en Anglais dans les dialogues en discours direct.

– L’utilisation de l’imparfait en Français pouvait se rendre par du past continuous : « ce qui se passait » = « what was going on »

– La répétition des infinitifs (l’amener, le garder, le ramener) se déroule de la même manière en anglais (that I could bring him, keep him, bring him back)

 

Quelques astuces de vocabulaire pour être plus à l’aise dans la traduction

  • « faire entrer quelqu’un » = « to let somebody in »
  • « se douter de quelque chose » = « to be aware of something»
  • « soudain » = « all of a sudden »
  • « honteux » = « ashamed »
  • L’expression idiomatique « vous êtes tombé sur la tête » = « you have gone mad »
  • « le vol » = « theft » (ici)
  • « l’emprunt » = « borrowing »

 

La version

Pour les tournures de phrases, peu de difficultés devaient être signalées dans le sujet :

– Plusieurs verbes prépositionnels demandaient de trouver un équivalent exact en Français ce qui était lisible dans le contexte (look up, jump down, etc.)

– La traduction du « question tag » pouvait se rendre par l’uniforme « n’est-ce pas ?» placé en fin de phrase

– Il faut se rappeler de faire l’inversion à la fin du discours direct pour le français.

– La traduction de la question finale pouvait prêter à caution. Il s’agissait de bien rendre le sens grâce au subjonctif « N’y a-t-il pas quoi que ce soit qu’ils puissent faire ? »

Plusieurs tournures idiomatiques ou mots de vocabulaire pouvaient donner lieu à :

  • « tiny » = « minuscule »
  • « to grab someone » = « saisir quelqu’un »
  • « hush » = « chut » (si, si)
  • « courthouse steps » = « les marches du Palais de justice »
  • « lifelong friend » = « ami de toujours »
  • « love whom you will but marry your own kind » = « aimez qui vous voudrez mais mariez-vous avec vos semblables » (ou avec vos pairs)
  • « to amount to instinct » = « qui lui était devenu instinctif » (l’idée est de dire que le dicton était devenu une seconde nature pour elle)
  • « to walk arm in arm » = « marcher bras dessus bras dessous »
  • « halfway » = « à mi-chemin »
  • « to rail against » = « déclamer contre »

L’expression écrite

Les deux sujets de dissertations, ancrés dans l’actualité récente, pouvaient permettre aux candidats bien informés de briller en fin de copie en exposant leurs qualités d’argumentation.

 

Synthèse guidée de l’article

Ce sujet retors demandait de bien lire la question. En aucun cas il n’était besoin d’expliquer uniquement l’interprétation privilégiée par l’auteur. Mais il fallait surtout renseigner les différentes conceptions en réaction au don de Marc Zuckerberg. Or, trois d’entre elles se dégagent :

  • La première considérait qu’il a réalisé un véritable don original ce qui devrait lui rapporter les louanges de tous. (paragraphe 3)
  • La deuxième estimait que, sous couvert de don spécial, le fondateur de Facebook masquait seulement ses intérêts personnels (paragraphe 3)
  • La troisième, celle du journaliste en personne, concluait qu’il ne s’agissait que d’un jeu d’écriture comptable qui ne pouvait pas s’apparenter à un don. Et, pire encore, qu’il s’inscrivait dans une tendance uniquement commerciale qui était dépourvue d’originalité (paragraphe 4, conclusion)

 

L’essai

Les concepteurs ont demandé aux candidats de déterminer quelles étaient les motivations de la philanthropie. Si la philanthropie se définit avant tout comme un mouvement philosophique plaçant l’homme au premier plan, il fallait ici évidemment s’axer principalement sur les enjeux contemporains de cette philanthropie. Premier exemple pouvant venir en tête, hors Zuckerberg, est celui du fondateur de Microsoft, Bill Gates, qui dirige la Bill & Melinda Gates Foundation. Cette fondation dispose d’une dotation financière de près de 45 milliards de dollars, dont 28 donnés personnellement par Bill Gates. Alors, comment motiver cela ?

Andrew Carnegie Philanthrope

Caricature d’Andrew Carnegie, 1903

La première des motivations est tout simplement de générer un impact social positif par son travail. En effet, ces philanthropes sont souvent des entrepreneurs ayant forgé leur fortune à force de travail. Ainsi, ils désirent « rendre à la société ce qu’elle leur a permis de gagner ». Un exemple historique pouvait être mentionné et sera valorisé par les correcteurs : celui d’Andrew Carnegie, qui a donné près de 350M$ à la fin de sa vie, une véritable fortune ayant permis la construction de multiples infrastructures d’éducation ou de divertissement. Les copies de faible et de moyenne facture ont pu n’aborder que cet aspect là, de réalisation de l’homme fortuné et de son envie d’avoir de l’impact.

 

Les meilleures copies, quant à elle, ont réussi à pousser l’analyse plus loin. Une différence de termes aurait pu être la bienvenue le terme philanthropy ne doit pas être confondu avec le terme charity : si ce dernier terme vise à soulager la misère, la philanthropie elle, vise à éliminer les causes de la misère. Par exemple, votre don annuel au Téléthon se place du côté de la charité et non pas de la philanthropie… On se rend bien compte d’une chose ci : les causes de la misère dépendent de l’idéologie de ceux qui financent ces œuvres. On réalise alors que la philanthropie peut également être motivée par le fait d’imposer ses idées dans la société. Ainsi, une œuvre philanthrope, financée par la droite conservatrice américaine, a débloqué des fonds dans la lutte contre le SIDA dans lesquels 33% des fonds étaient destinées à la promotion de l’abstinence avant le mariage. Terriblement inefficace.

 

D’autres idées peuvent être mises en avant et sont susceptibles d’intéresser les correcteurs, comme les exemptions d’obligations fiscales entraînées par ces dons ou encore le greenwashing… Attention cependant au hors-sujet et à ne pas condamner la philanthropie comme pure exercice fiscal, le Panama est plus efficace à ce niveau-là… 😉

Bon courage pour la suite !

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Matt Alfré (traduction et synthèse & Mehdi Cornilliet (essai)

Ancien élève du Lycée Kléber de Strasbourg, Matthieu Alfré est aussi titulaire de trois diplômes de master : HEC Paris, Sciences Po Paris et la Sorbonne. Au terme de ses études, il part autour du monde en solitaire pendant deux ans dans le cadre du projet « Faire de sa vie une aventure ». Aujourd’hui, il a fait le choix de se consacrer à ses passions qui sont l’éducation et l’aventure.

 

Mehdi Cornilliet Fondateur

Ancien étudiant à HEC Paris après une prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.