LV1 Anglais Ecricome 2019 – Analyse du sujet LV1 Anglais Ecricome 2019 – Analyse du sujet
Le sujet de LV1 Anglais Ecricome 2019 est disponible ! Voici son analyse :   Version La sous-épreuve de la version consistait , une... LV1 Anglais Ecricome 2019 – Analyse du sujet

Le sujet de LV1 Anglais Ecricome 2019 est disponible ! Voici son analyse :

 

Version

La sous-épreuve de la version consistait , une fois n’est pas coutume (#ironie), à traduire en français un extrait du magazine britannique The Economist. Celui-ci portait sur la question de la formation continue – c’est-à-dire pendant la carrière des salariés – dans un monde du travail où les compétences sont rapidement obsolètes. Un sujet on-ne-peut-plus dans l’air du temps.

Globalement, le texte était clair, aucune phrase alambiquée ou abstraite qui pouvait embrouiller les candidats n’est à signaler. En revanche, l’extrait était jalonné de quelques difficultés notables.

La première d’entre elles survenait dès la première ligne : il ne fallait surtout pas traduire « almost a third as much again as they did in 2016 » par quelque chose comme « près d’un tiers de ce qu’ils avaient dépensé en 2016 ». Au contraire, les entreprises ont plus dépensé pour la formation de leurs salariés en 2018 qu’en 2016 ! Il s’agissait donc bien d’un tiers en plus par rapport à 2016. Normalement, cet écueil était facilement évitable car la première phrase du second paragraphe « this shift is highly encouraging » démontrait bien que la tendance est à la hausse (le journaliste se réjouit bel et bien de cette augmentation de ces dépenses de formation continue). Le premier mot « American » pouvait aussi être piégeux : en tant qu’adjectif, il ne prend pas de majuscule en français.

Quelques difficultés de voca ont pu poser problème dans le second paragraphe : In broad terms (ici, de manière générale), to shrink (diminuer), OECD (en français, c’est OCDE !) ou encore incentatives (incitations).

Les deux derniers paragraphes, quant à eux, ne présentaient pas de difficultés particulières. La différence se fera sur l’effort consenti par les candidats pour soigner le passage au français, et dans la pertinence des termes et des tournures de phrases permettant de rendre la traduction élégante et fluide.

 

Thème

Cet article tiré du journal Le Point a pu déstabiliser les candidats, car il mobilisait du vocabulaire qu’on n’emploie pas très fréquemment en prépa EC. On retrouve même des expressions familières telles que « tristounette » ou encore « vamp » qui signifie « femme fatale » (oui, il fallait traduire du français en français dans ce thème). Pour le premier, un boring pourrait, dans le contexte, éventuellement convenir, tandis que femme fatale pouvait se traduire par… femme fatale ! (il fallait y penser).

Du reste, il était difficile de s’en sortir sans connaître certains mots comme poupée (doll) ou encore potelé (chubby, plump…) à moins de sous-traduire.

De manière générale, il fallait tenter de retranscrire le style presque oral de l’article, ce qui n’était pas une mince affaire.

 

Essays

Un premier sujet sur les nouveaux canaux d’expression des hommes et des femmes politiques que représentent les réseaux sociaux, et un second éminemment philosophique sur l’intérêt d’être optimiste : tel était le choix qui s’offrait à vous.

Pour ce qui est du lien entre les politiques et les réseaux sociaux, on pouvait élargir la réflexion en abordant le discrédit dont souffrent les médias actuellement. Donald Trump, dont l’activité sur Twitter est assez hallucinante, n’hésite d’ailleurs pas à critiquer vertement ces derniers lorsque le traitement de l’actualité qu’ils proposent n’est pas à son goût.

Puisque la question posée était de savoir si cette nouveau paradigme est une bonne chose, il convenait ainsi d’évoquer les avantages potentiels (expression directe, immédiate, sans filtre de nos dirigeants qui peut s’apparenter à de la démocratie directe par exemple) et les risques (dénaturer le travail des journalistes qui vise à traiter, analyser et contextualiser les propos des politiciens… on n’est pas loin du thème sous-jacent des fake news.)

 

L’autre sujet est de facture assez classique, et ne s’inscrit pas dans un contexte particulier. Il était néanmoins possible de faire référence à un fait d’actualité pour illustrer son propos, pourvu que cela ait été fait de manière pertinente.

Espérons que vous le soyez, optimistes, pour la suite des réjouissances. En somme, un sujet qui préparait le terrain à la réflexion philosophique que vous allez mener demain. Bon courage à tous !

 

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Dimitri Des Cognets

Rédacteur en chef de Major-Prépa