LV1 Anglais ELVi 2021 – Analyse du sujet LV1 Anglais ELVi 2021 – Analyse du sujet
L’épreuve de LV1 Anglais ELVi est une épreuve très importante du concours BCE 2021 ! C’est une épreuve qui compte pour beaucoup d’écoles, avec... LV1 Anglais ELVi 2021 – Analyse du sujet

L’épreuve de LV1 Anglais ELVi est une épreuve très importante du concours BCE 2021 ! C’est une épreuve qui compte pour beaucoup d’écoles, avec un coefficient plus ou moins élevé. Il est possible d’obtenir une très bonne note, à condition bien sûr d’avoir très bien préparé l’épreuve. Comme il y a quatre exercices différents, le sujet est rarement entièrement difficile !

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L’analyse du sujet de LV1 Anglais ELVi 2021

Thème

Le thème proposé cette année, tiré d’un roman de Marie Ndiaye, mêlait à la fois de grands classiques de grammaire et de vraies difficultés lexicales. Loin d’être insurmontable, le texte exigeait donc des candidats beaucoup de minutie et d’inventivité pour trouver des substituts cohérents aux mots de vocabulaire les plus complexes. 

Dès la première phrase, les candidats étaient d’emblée plongés dans une subtilité de traduction assez fréquente, avec une proposition non-verbale, que le français adore et que l’anglais abhorre. Attention également à l’emploi de Barely en début de phrase qui suppose une inversion sujet-verbe : Barely had Noah entered the room… Pour plus de simplicité, certains auront sans doute préféré une structure plus classique : Noah had barely entered the room…

Après deux phrases plutôt courtes et simples à traduire, les deux paragraphes suivants étaient probablement les plus exigeants. Avec des phrases très longues et un vocabulaire très précis, il fallait à tout prix éviter les barbarismes et les fautes de grammaire pour essayer de limiter la casse. La fin du texte, plus simple, ne devait quant à elle pas poser de problèmes majeurs. 

C’est donc bien dans le vocabulaire employé que le sujet pouvait sembler piégeux. Les correcteurs auront probablement le droit à de nombreuses périphrases employées pour traduire des expressions telles que crépi rugueux ou carrelage brillant. Les plus curieux pourront retenir les propositions de traduction suivantes : 

crépi rugueux : the rough cast, the rendering 

orgueilleux : proud, arrogant

Ce soir-là, la pièce, déserte, dévoilait crûment la dureté de ses matériaux, carrelage brillant, murs de ciment : That evening, the room was empty, crudely exposing the harsh materials used in its construction, the shiny floor-tiles and the cement rendering on the wall.

se raviser : to reconsider, to change one’s mind

racler : to scrape

trembler : to shake, to shiver

 

Version

La version ne devait pas non plus poser de difficultés majeures. Le texte de Diana Athill en effet, à l’exception de quelques mots de vocabulaires plus compliqués (uncouthness, conceited…) était largement compréhensible, et les quelques structures moins évidentes pouvaient être contournées grâce au contexte. 

Le dernier paragraphe et tout particulièrement la dernière phrase pouvaient toutefois laisser place à quelques contresens, notamment avec l’expression “like a great whale” qu’il fallait essayer de retranscrire de manière naturelle. 

Ainsi, comme souvent en version, les deux enjeux essentiels étaient donc d’une part la maîtrise du français (les fautes de français étant souvent fortement pénalisées) et d’autre part les points lexicaux, qui permettront à certains candidats de clairement se démarquer. 

to discount (dans ce contexte) : remettre en question, ne pas tenir compte de 

Good-natured : accommodante, conciliante, gentille

uncouthness : la vulgarité, la grossièreté 

headmistress : directrice

conceited : vaniteuse, suffisante

to be oblivious : ne pas savoir quelque chose, ignorer quelque chose

 

Les Essais

Cette année, les deux questions soumises aux candidats étaient empruntes d’une forte tonalité politique, ce qui, quelques mois seulement après les élections présidentielles aux Etats-Unis, n’avait finalement rien de très surprenant. 

 

Question 1

La première question, qui consistait à synthétiser sans paraphraser le texte, interrogeait le rôle du “trumpisme” dans le processus électoral américain. L’article du New York Times mettait en effet en évidence le rôle de l’ex-président et de plusieurs grands cadres du parti Républicain (notamment Rudy Giuliani) au cours des dernières élections. Le ton plutôt sévère du journaliste devait être bien retranscrit par les candidats afin de bien montrer leur compréhension du texte. 

 

Question 2

Cette année la question 2 avait la particularité d’être extrêmement longue (près de trois lignes), avec une formulation en deux parties. L’énoncé exact était le suivant : 

In your opinion, is political polarization or the divergence of political attitudes to ideological extremes, as we have seen in the United States, inevitable ? Do you believe it is the responsibility of politicians, or others, to address this ? 

Cette question était donc dans la continuité du texte du New York Times mais permettait d’élargi la réflexion. De nombreux exemples pouvaient être convoqués, que ce soit aux Etats-Unis (montée du Tea Party depuis 2010, radicalisation de l’électorat républicain) ou au Royaume-Uni (montée de UKIP et du British National Party, voire des différents mouvements nationalistes en Écosse et en Irlande). Les candidats pouvaient faire le choix de présenter cet extrémisme comme inexorable, en présentant les causes de son essor (réseaux sociaux, conséquences de la mondialisation, retour en force de la xénophobie…) ou au contraire tenir un propos plus nuancé pour montrer que l’extrémisme peut être vaincu. 

 La seconde partie de la question était probablement la plus intéressante, puisqu’elle visait à juger les responsabilités des uns et des autres dans la situation politique actuelle. Le sous-entendu implicite de la question était que la bipolarisation de la vie politique dépassait en réalité la seule dimension politique. D’autres acteurs, qu’il s’agissait d’identifier (les entreprises ou la société civile par exemple) auraient ainsi également un rôle à tenir dans la lutte contre ces divergences croissantes au cœur des sociétés modernes.

 

Pour consulter le sujet d’anglais c’est par ici !

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Pierre Faury

Etudiant à HEC Paris