LV1 Espagnol ELVi 2021 – Analyse du sujet LV1 Espagnol ELVi 2021 – Analyse du sujet
La deuxième semaine des concours de la BCE commence par les épreuves de LV1, à fort coefficient que ce soient pour les étudiants des... LV1 Espagnol ELVi 2021 – Analyse du sujet

La deuxième semaine des concours de la BCE commence par les épreuves de LV1, à fort coefficient que ce soient pour les étudiants des filières ECE, ECS et ECT. Retrouve dans cet article l’analyse du sujet LV1 Espangol ELvi 2021. Si tu n’as pas encore vu le sujet, tu peux le retrouver ici.

Mais avant, tu peux consulter notre page dédiée aux concours BCE : Inside Concours BCE 2021.

Cette année, Major-Prépa t’accompagne tous les jours pendant les concours ! Retrouve le Live Inside Concours à midi et à 18h30 tout au long des concours BCE. Le lien de l’Inside Concours de ce jour :

 

 

L’analyse du sujet

Thème espagnol lv1 

Le thème comportait de nombreuses difficultés à repérer.

La première phrase comportait une difficulté avec le verbe “s’efforcer de” conjugué au passé simple. Il fallait bien se poser la question de la préposition qui traduirait “de” en espagnol. On pouvait donc traduire par “Clarisse se esforzó por”. 

Autre difficulté aussi relative aux préposition avec “persister à”, qu’on pouvait traduire par “insistir en”.

Il fallait également faire attention à la traduction de “comme si”, qui en espagnol donne “como si + subjonctif”, sans oublier la concordance des temps ! 

Toujours dans la même phrase, il fallait bien traduire la structure “non seulement… mais aussi” par “no solo… sino”. 

Pour traduire “éprouver toutes les peines du monde à…”, on pouvait utiliser l’expression “tener mucha dificultad para”. Dans cette phrase, il fallait également faire attention à la traduction de “en conservant”. Ici, on pouvait utiliser un gérondif.

La première phrase du dialogue comportait également plusieurs difficultés: la traduction de “où” et la traduction de “serait”. On pouvait donc traduire de la sorte: “donde (sans accent!) todo estaría dirigido por…”. “Le nôtre” se traduisait bien avec “el nuestro”.

Attention aussi à ne pas oublier les points d’interrogation et les points d’exclamation en début de phrase interrogative/exclamative.

Pour traduire “terminé, tout ça”, on pouvait dire “se acaba, todo ello”. Dans la même veine, on pouvait traduire “à la trappe” par “olvidados”. Pour “ces artistes”, on pouvait utiliser estos (on vient d’en parler) ou esos (car le narrateur semble les mépriser). 

Dans la phrase qui suit, il fallait faire attention à la structure emphatique qui commence avec “ce sont”. Les superlatifs étaient aussi assez nombreux dans cette phrase. 

Pour traduire “ce qu’on nous aura pillé”, il était préférable d’utiliser la 3e personne du pluriel, ce qui donne “todo lo que nos habrán robado”.

 

Pour le vocabulaire : 

Relever (une expression, une phrase,…) = notar. 

Page blanche = bloqueo de la página en blanco.

Rôder = rondar

Brûler d’envie de faire quelque chose = arder de hacer algo/ arder en deseos de hacer algo.

 

Version espagnol lv1 

La version comporte peu de pièges grammaticaux, mais beaucoup de mots de vocabulaire parfois peut-être inconnus des candidats.

La première phrase comporte une première difficulté de vocabulaire, que l’on pouvait éviter en lisant la phrase suivante. “Martina por poco manda al suelo una caja con veinte barras de pan” pouvait se traduire par “ Martine manque de laisser tomber au sol une boîte avec/contenant vingt baguettes (de pain).” En effet, on n’aurait peut-être pas traduit “mandar al suelo” par “laisser tomber” mais la surprise manifeste de Martine et le verbe “depositar” dans la phrase suivante justifient cette traduction. 

“Con lo mal que estabas ayer” peut difficilement se traduire littéralement; il est préférable d’utiliser une expression française, telle “vu l’état dans lequel tu étais hier”. Elle est un peu familière certes, mais il s’agit d’un dialogue. 

Au dernier paragraphe, on remarque l’utilisation de l’expression llevar + durée de temps, qui se traduit simplement par “était fermée depuis plus de deux décennies/20 ans).

L’utilisation du “por”, suivi des noms “estanterías, mostradores, vitrinas” etc. indique un mouvement large du regard, et peut se traduire, contre toute attente, par la préposition “sur”, ce qui donnerait : “pendant que Martine laissait glisser son regard sur les étagères, les présentoirs, les miroirs” etc.

L’expression “echaron por tierra” était difficile à traduire, et signifie “anéantir”. Attention à la présence de “en absoluto”, qui introduit une négation et qui signifie “en aucune façon/pas du tout”. 

À la dernière ligne, on remarque l’utilisation du “on” dans “con la vista se comía su contorno”.

 

Pour le vocabulaire:

  • rodear : contourner
  • reconocimientos : visites (médicales)
  • exploraciones : examens/analyses
  • pastelería : pâtisserie
  • resbalar : glisser
  • herramientas : outils
  • bandejas : plateaux
  • cinta aislante : ruban adhésif
  • presa : proie

 

Expressions écrites espagnol lv1

1) L’auteur de l’article proposait beaucoup d’éléments de réflexion, ce qui rendait l’analyse assez difficile. Il fallait bien garder la question en tête pour trier toutes les informations données. 

Pour rappel, un “caudillo” est un dirigeant politique qui a accédé au pouvoir grâce à son charisme et à son impact sur les foules, qui le voient capable de défendre ses intérêts. Les caudillos restent en général de nombreuses années au pouvoir, avec ou sans l’approbation de la population, et en manipulant ou non les institutions du pays. 

Pour l’auteur, l’Amérique Latine connaît plus de caudillos que de leaders pour deux raisons. La première, c’est qu’en général, les démocraties d’Amérique Latine sont des démocraties présidentielles, et donc par définition le leader a un grand pouvoir peu contestable et possède l’approbation de la population. 

La seconde raison, qui n’est pas indépendante de la première, c’est que les dirigeants latinoaméricains sont davantage connus pour leur personnalité que pour la fonction qu’ils occupent. Par conséquent, ils ont tendance à penser qu’ils sont indispensables pour le pays qu’ils dirigent, c’est pourquoi ils s’accrochent au pouvoir durant de longues années. 

Par conséquent, l’auteur considère que les personnes au pouvoir en Amérique latine sont des caudillos du fait du fonctionnement même de la démocratie et de la personnalité de ceux qui arrivent à la gouverner.

2) Cette expression vise à tester les candidats sur leur culture du monde hispanique et leur capacité à analyser les situations politiques actuelles comme antérieures. On demandait de justifier avec deux exemples seulement, ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire d’énumérer toutes les caractéristiques des leaders hispanophones, mais d’en choisir deux que l’on sait développer et illustrer avec un exemple maîtrisé. 

Il s’agit ici de montrer l’originalité du profil des leaders du monde hispanophone, ce qui les distingue des autres dirigeants, sans tomber dans le cliché du dirigeant corrompu, ce qui rendrait l’analyse moins pertinente.  

Le monde hispanophone est marqué par une forte présence de l’armée dans les hautes sphères du pouvoir (Pinochet au Chili, Franco en Espagne). On retrouve ici la notion de “caudillo” exprimée dans l’article proposé. Les dirigeants étaient souvent des militaires qu’un coup d’Etat avait portés au pouvoir, ce qui rendait floue la limite entre le pouvoir militaire et le pouvoir étatique.  

Par ailleurs, les leaders dans le monde hispanophone sont souvent des personnalités fortes, qui utilisent le populisme, plus que sur n’importe quel autre continent (on parle ici de l’Amérique Latine) pour consolider leur popularité et s’assurer le soutien du peuple (Chavez au Venezuela, Perón en Argentine).

On pouvait aussi s’inspirer de l’article pour parler des personnalités des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir, en veillant bien à donner un exemple développé, pour ne pas simplement répéter ce que dit le journaliste, mais apporter des connaissances et réflexions supplémentaires.

Solene Levy