LV1 espagnol IENA 2021 – Analyse du sujet LV1 espagnol IENA 2021 – Analyse du sujet
Les langues IENA comptent pour beaucoup d’écoles. C’est une des dernières épreuves de la BCE. La plupart des candidats sont fatigués, et en ont... LV1 espagnol IENA 2021 – Analyse du sujet

Les langues IENA comptent pour beaucoup d’écoles. C’est une des dernières épreuves de la BCE. La plupart des candidats sont fatigués, et en ont marre de composer, mais il ne faut justement rien lâcher pour cette dernière ligne droite ! Tu trouveras dans cet article l’analyse du sujet d’Espagnol LV1 IENA 2021. Si tu n’as pas encore vu le sujet, tu peux le retrouver ici.

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L’analyse du sujet LV1 Espagnol IENA 2021 :

Thème

Attention à ne pas oublier de traduire le titre. Ce thème était assez difficile, en raison de la syntaxe et du vocabulaire, assez courant mais facilement déstabilisant. 

Points de vocabulaire et de grammaire

  • “La question n’est plus taboue” : la pregunta ya no está tabú 
  • “les ravages” : los
  • “le tourisme de masse” : el turismo masivo
  • “le surtourisme” : attention à ne pas le traduire “sobreturismo”, un mot qui n’existe pas en espagnol. Il valait mieux tourner l’expression autrement, en la traduisant par exemple par “turismo excesivo”.
  • “ont mené le Parlement européen à” : llevaron al Parlamento europeo. Ne pas oublier le “a” devant un COD de personne.
  • “relancer le débat” : volver a abrir el debate
  • “En bloquant avions et vacanciers” : une fois de plus, attention à ne pas oublier le “a” devant un COD de personne. On pouvait traduire cette phrase par “Bloqueando los aviones y a los vacacionistas”.
  • “l’ébranlement est d’autant plus puissant que sans précédent” : la sacudida es tanto más poderosa cuanto que es sin precedentes. On note la présence de la formule « corrélative  »d’autant plus … que”, un point de grammaire à maîtriser. 
  • “278 millions” : doscientos setenta y ocho millones. Il était bien mentionné qu’il fallait l’écrire en toutes lettres. 
  • “Cet essor concomitant du tourisme et de l’aviation” : este desarrollo simultáneo/al mismo tiempo/concomitante del turismo y de la aviación. 
  • “dont la production” : incluso la producción. 
  • “être empoisonné”: ser envenenado

 

Version

La version comportait plusieurs difficultés. Il fallait surtout éviter les calques. 

Voilà les difficultés à relever: 

  • “No se sostiene”. Il ne fallait pas calquer le verbe en français. On pouvait par exemple traduire par “ne tient pas” ou “n’est pas soutenable”. Dans la même veine, le “no admite comparaciones” plus loin dans le texte pouvait être retranscrit avec “n’est pas comparable à”
  • Le verbe “saltarse” se traduit ici par “ignorer”.
  • On pouvait traduire le passé simple en espagnol par du passé composé en français (et en plus, ça évite les fautes de conjugaison !)
  • “que sufren” pouvait se traduire par “que subissent des millions de vénézuéliens”, on pouvait aussi utiliser “dont souffrent des millions de vénézuéliens”.
  • Tablero = échiquier, on pouvait aussi dire “sur la scène internationale”
  • La phrase “A Bolivia y Venezuela nos une …” pouvait par exemple être traduite par “ La Bolivie et le Venezuela sont unis par une lutte historique datant de plusieurs siècles et qui n’est pas encore terminée”. 
  • Enfin, il fallait faire attention à la traduction de “pese a que”, car “malgré que” n’existe pas en français correct, il fallait donc préférer utiliser “malgré le fait que” ou “bien que”.

 

Expressions

  1. La première question porte sur le texte, en particulier sur le 3ème paragraphe. Pour bien y répondre, il fallait comprendre la situation en Bolivie, mais l’essentiel de la réponse était concentré dans quelques lignes de ce paragraphe. 

On constate que Juan Guaido considère le renversement de Evo Morales en Bolivie comme un exemple pour le Venezuela, le Nicaragua et Cuba. En effet, il s’agit  de faire triompher la démocratie dans ces pays, et d’y apporter la liberté. Il voit ainsi les événements boliviens comme un modèle.

 

2. Cette question nécessitait une connaissance précise du paysage politique latinoaméricain et de l’actualité de ces pays.

 

On pouvait commencer par dire qu’effectivement, le retour au pouvoir de MAS marquait un tournant pour la politique latinoaméricaine, qui pourrait augurer un retour de la gauche sur le continent. Cela contraste avec ce qui s’était passé plusieurs années plus tôt avec l’élection de Jair Bolsonaro par exemple. 

On pouvait aussi dire que l’impact de la Bolivie sur ce phénomène est limité. L’équilibre du paysage politique latinoaméricain est en fait en train de se jouer. On pouvait l’illustrer avec les résultats du premier tour élections présidentielles au Pérou: les vainqueurs sont Pedro Castillo (extrême gauche) et Keiko Fujimori (droite populiste). Autre exemple qu’on pouvait mobiliser: l’impact du retour de Lula dans la politique brésilienne alors même que Bolsonaro bénéficie toujours du soutien de plus d’un tiers de la population.

Solène Lévy