LV2 Anglais Ecricome 2016 – Analyse LV2 Anglais Ecricome 2016 – Analyse
Cette épreuve d’anglais consistait classiquement en deux exercices de traduction puis le candidat avait le choix entre deux sujets d’essais, très contemporains ! On... LV2 Anglais Ecricome 2016 – Analyse

Cette épreuve d’anglais consistait classiquement en deux exercices de traduction puis le candidat avait le choix entre deux sujets d’essais, très contemporains ! On l’avoue : ce sont deux superbes sujets d’essais que nous propose Ecricome, bravo aux concepteurs !

Voir le sujet : https://www.major-prepa.com/concours/lv2-anglais-ecricome-2016/

Passons maintenant à l’analyse des sujets :

 

Analyse du premier sujet d’essai :

Does America still make people dream in 2016 ? 

Le premier sujet d’essai s’intéressait à la notion d’american dream. En effet, si le pays demeure associé à cette possibilité de rendre possible ce qui serait impossible ailleurs. Mais 2016 semble quelque peu refroidir les ardeurs de tous les rêveurs : comment peut-on rêver d’un pays où le raciste et idiot Donald Trump a le soutien d’une large frange de la population et où les inégalités continuent de croître ?

Détrompez-vous : le rêve américain existe encore. Très simplement, nous n’avons qu’à prendre les résultats d’un sondage mené auprès des Américains à ce sujet : pour 39% d’entre eux c’est aujourd’hui que le rêve américain est à son apogée, contre seulement 30% qui situent ce moment en 1965… L’illustration ci-dessous offre de très nombreux arguments.

AmericanDream

Ce qu’il fallait sans doute mentionner est la transformation du rêve américain (peut-on alors continuer d’en parler ?) depuis l’apparition du terme, inventé en 1931 par James Truslow Adams. Il décrivait alors les États-Unis comme une terre où chacun pouvait réussir dans la vie, et ce indépendamment de son origine sociale.

Il y avait plusieurs pistes pour démontrer l’évolution de ce rêve : si l’Amérique faisait rêver, c’était avant tout parce que la prospérité y était “accessible”. On peut donc aujourd’hui s’intéresser aux frais de scolarité, à la situation de l’emploi (les fameux white collars et blue collars), ou encore aux problèmes de santé et de retraites.

Le rêve américain s’incarne aussi auprès des jeunes dans l’idéal incarné par les entrepreneurs, ces “super-héros de notre temps” comme s’interrogeait le magazine Socialter. Qui n’a jamais rêvé d’entreprendre dans la Silicon Valley ? Les références culturelles ne manquent pas, à l’image de l’émission TV Shark Tank qui voit de nombreux jeunes pitcher leur projet pour séduire des investisseurs et démarrer leur activité.

 

Analyse du second sujet d’essai :

Google glasses, Apple watches, connected cars… What’s the point?

 

Autre sujet très ancré dans les évolutions récentes, la place des objets connectés, en passant de l’accessoire (montre, lunettes) à l’automobile. Dans la mesure Google glasses sont un réel échec commercial (300 000 ventes seulement), que les Apple Watch peinent à décoller et que la voiture connectée est encore au stade de prototype, on peut légitimement se demander quel est l’intérêt de telles inventions, si le grand public ne le trouve pas ?

Il fallait donc pousser la réflexion et dépasser ce constat d’échec provisoire. Comme toute industrie naissante, celle des objets connectés peine à décoller et nombreux sont ceux qui critiquent son utilité. So…what’s the point?

 

Xerfi estime que le marché des objets connectés pourrait atteindre une valeur de 500 millions d’euros en 2016, ce qui aurait pour conséquence première la création d’entreprises et d’emploi. Ce marché est appelé à croître de manière exponentielle et son chiffre d’affaires est appelé à dépasser la centaine de milliards de dollars d’ici cinq ans.

Outre cette nouvelle place dans l’économie, les objets connectés ne constituent pas seulement une nouvelle lubie de geeks ultra-connectés. Les applications de tels objets seront utiles à tous. On pouvait orienter sa réflexion autour du nouveau rôle des objets connectés dans le domaine de la santé. Google réoriente ses lunettes vers le marché B2B et prévoit d’offrir aux médecins et aux chirurgiens de nouvelles applications avec ses lunettes, libérant . Dans le domaine de la santé, Withings apparaît comme une des entreprises la plus innovante au monde. Le groupe français présente en effet de très nombreuses innovations comme ses balances connectées. Il existe également des tensiomètres connectés, de quoi permettre un suivi de la santé d’une personne à distance.

 

Mais les applications sont multiples : que dire de nouvelles applications qui proposent la reconnaissance et la traduction instantanées de textes depuis des lunettes connectées ? Certes, on ne serait pas intéressé si on voyage comme touriste et qu’on cherche à parler avec locaux, mais dans le monde des affaires, cela peut être extrêmement utile.

Bref, il y avait de très nombreuses approches pour trouver l’intérêt, et ceux qui ont conclu en affirmant qu’il n’y avait aucun intérêt et que c’était totalement inutile ont certainement compromis leurs chances d’admissibilité…

 

Baptiste LOSSON & Mehdi CORNILLIET

Codouches à HEC

Mehdi Cornilliet Fondateur

Ancien étudiant à HEC Paris après une prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.