LV2 Italien Ecricome 2016 – Analyse du sujet LV2 Italien Ecricome 2016 – Analyse du sujet
Voir le sujet de l’épreuve de LV2 Italien Ecricome 2016 : https://major-prepa.com/concours/lv2-italien-ecricome-2016/   Traductions La version, de niveau comparable à celles des années précédentes,... LV2 Italien Ecricome 2016 – Analyse du sujet

Voir le sujet de l’épreuve de LV2 Italien Ecricome 2016 : https://major-prepa.com/concours/lv2-italien-ecricome-2016/

 

Traductions

La version, de niveau comparable à celles des années précédentes, ne présentait pas de difficultés majeures à l’exception de quelques passages où la restitution en français pouvait se révéler difficile si l’on ne connaissait pas le vocabulaire (alle prime armi, smaltire la clientela, stendere l’impasto, bensi’) ou des tournures proprement italiennes (si chiederà qualcuno).

Pour le thème grammatical, on remarque la présence de deux phrases utilisant la tournure « Tout en étant / ayant » (que l’on pouvait traduire en utilisant un gérondif « Pur essendo / avendo »). L’incontournable structure hypothétique « Si je pouvais … je le ferais » à traduire en italien par un subjonctif imparfait et un conditionnel présent (Se io potessi … lo farei) était présente sans surprise (phrase 4) tout comme le futur dans le passé (phrase 6) (Il a dit qu’il partirait qu’il fallait traduire impérativement par Ha detto che sarebbe partito / Il ne pensait pas qu’il serait aussi intéressant à rendre par Non pensava che sarebbe stato cosi’ interessante).

En somme, comme chaque année, Ecricome a concentré dans ses dix phrases les grands classiques de la grammaire italienne (impératif à la formule de politesse à rendre par un subjonctif présent, emploi des pronoms COI/COD) qui n’ont pas dû poser de problèmes aux candidats qui avaient travaillé les thèmes des années précédentes. Le vocabulaire était basique si ce n’est peut-être assourdissant (assordante) et étourdi (stordito).

 

Expression écrite

Le premier essai demandait aux candidats sur quels critères les dirigeants devaient fonder leurs décisions pour la protection de l’environnement. Il s’agissait d’un sujet global qui ne faisait pas spécifiquement référence à la situation italienne mais l’on pouvait penser au référendum qui s’est tenu en Italie dimanche 17 avril sur l’exploitation off-shore du pétrole et du gaz dans l’Adriatique (on demandait aux Italiens si les entreprises devaient pouvoir exploiter les forages – la questione delle trivelle –  jusqu’à épuisement ou pour une durée limitée dans le temps. Cependant, la consultation populaire a été invalidée en raison d’une trop faible participation au scrutin).
Le sujet était assez large pour aborder de nombreux thèmes (santé, préservation des générations futures, principe de précaution sur les OGM largement débattu en Italie depuis quelques années).

Le second essai portait sur l’égalité des chances (le pari opportunità) entre hommes et femmes. Il n’était pas non plus fait mention explicite de l’Italie mais le Belpaese offrait malheureusement de nombreux exemples sur les inégalités entre les deux sexes que ce soit dans le monde politique, dans le monde du travail ou dans la vie privée. Le pari opportunità relèvent encore trop souvent de l’utopie et de l’hypocrisie en Italie (refus de quote rosa au Parlement en 2014). Dernier exemple en date : Silvio Berlusconi aurait déclaré en mars que « la mamma non puo’ fare il sindaco » à propos de Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia – Alleanza Nazionale), candidate à la mairie de Rome. Néanmoins, des progrès ont été faits avec l’introduction des quote rosa pour augmenter la présence des femmes dans les conseils d’administration des sociétés cotées (legge 120 de 2011) mais contraindre les entreprises montre qu’il ne s’agit pas encore tout à fait d’une évidence comme le demandait le sujet. Elargir le sujet à d’autres pays permettait de nuancer ce constat.

 

 

Nicolas Elkind

Nicolas ELKIND est étudiant en première année à HEC Paris. Il a intégré l’école après avoir excellé en italien (17,6 à l’épreuve de LV1 Italien CCIR).

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.