Management-Gestion HEC 2019 – Analyse du sujet Management-Gestion HEC 2019 – Analyse du sujet
Découvrez l’analyse du sujet de management-gestion HEC 2019 : L’analyse de cas de cette année portait sur l’entreprise Delartois Sport Fishing. Il s’agit d’une... Management-Gestion HEC 2019 – Analyse du sujet

Découvrez l’analyse du sujet de management-gestion HEC 2019 :

L’analyse de cas de cette année portait sur l’entreprise Delartois Sport Fishing. Il s’agit d’une entreprise familiale française spécialisée dans la construction et la commercialisation de bateaux de pêche sportive.

Il s’agit donc comme le cas proposé en 2018 par HEC d’un marché de niche où la concurrence y est cependant élevée. De ce fait l’innovation et le processus de communication, notamment digital, joue un rôle majeur dans la performance de l’entreprise. De plus, la crise de 2008 a permis de mettre en lumière certaines erreurs dans les choix stratégiques opérés par les dirigeants de Delartois Sport Fishing.

Aujourd’hui, l’entreprise souhaite poursuivre son développement en commercialisant un bateau plus haut de gamme et en s’intéressant au marché de la location plaisance. Afin de croitre, l’entreprise envisage par la même occasion de s’internationaliser sur le marché Américain.

 

L’esprit de l’épreuve reste le même que celui des années précédentes contrairement à la longueur du sujet.

Cela fait désormais 4 années que le sujet conçu par HEC comporte 3 dossiers. Le sujet de cette année était cependant légèrement plus long que les années précédentes. Cela rajoute évidemment de la difficulté dans la mesure où la gestion du temps pose très souvent problème aux candidats.

Le cas pratique comprend en effet 17 questions soit 3 de plus que l’année dernière. De plus, la grande majorité des questions demandait une réflexion complète d’où la difficulté de venir à bout de l’épreuve.

21 annexes guident les candidats au cours de l’épreuve dont 1 annexe théorique qu’il fallait évidemment réutilisée pour montrer que les décisions prises antérieurement influe aujourd’hui sur le développement de l’entreprise.

Chacun des 3 dossiers permettait d’évaluer des compétences bien précises chez les candidats : Analyse stratégique, analyse d’une structure financière, calculs de coûts, choix d’un mode de financement, étude du système d’information de l’entreprise et de sa politique de communication.

 

Un dossier numéro 1 sans surprise

Comme chaque année, le premier dossier permet de poser les bases de l’épreuve et conditionne l’analyse qui pourra être opéré sur les 2 autres dossiers.

Un diagnostic externe était par conséquent demander pour débuter l’épreuve. Cette question assez simple permettait évidemment de faire des liens à la fois dans le premier dossier mais également avec les autres dossiers.

Par la suite et après avoir apprécier l’intensité concurrentielle que l’entreprise subit sur son DAS, les candidats devaient identifier la stratégie globale de l’entreprise et surtout analyser sa pertinence.

Une autre question invitait les candidats à déterminer les compétences clés détenues par l’entreprise et à montrer que ces dernières constituaient une source de l’avantage concurrentiel. Cette question était l’une des rares questions dans lesquelles il était possible de mobiliser assez facilement des théories (Par exemple Hamel et Prahalad démontre que l’avantage concurrentiel réside dans la possession de compétences fondamentales).

L’avant dernière question de ce dossier invitait les candidats à utiliser l’annexe théorique afin de montrer que les choix stratégiques ultérieurs restreignent aujourd’hui l’entreprise dans ses choix.

Enfin les candidats étaient invités à proposer deux possibilités de développement tout en se servant des questions précédentes.

 

Un dossier numéro 2 de Gestion exigeant

Petite nouveauté cette année, le dossier de gestion n’était pas le dernier ce qui forçait les candidats à le réaliser en entier et à y passer plus de temps. En effet les jurys se sont souvent plaints de la faible qualité de ce dossier les années précédentes.

Ce dossier était certainement plus compliquée que les années précédentes et constitue la majeure difficulté cette année. En effet il était à la fois long et varié.

Les candidats devaient analyser la structure financière de l’entreprise ce qui implicitement demandait le calcul du besoin en fond de roulement, du fond de roulement net global et de la trésorerie nette. Les meilleurs candidats auront pris le temps (ou trouver le temps) d’analyser et de donner du sens à leurs calculs.

Par la suite, le calcul d’un coût de financement par annuité constante était demandé ainsi que la comparaison de différents modes de financement sur le critère du coût. Des questions alors exclusivement calculatoires.

La quatrième question du dossier demandait aux candidats de montrer que le seul critère de coût ne peut pas être retenu dans le choix d’un mode de financement.

Enfin les candidats devait déterminer un prix de vente après avoir calculé le coût de revient d’un bateau grâce à la méthode des centres d’analyse avant de montrer les limites de cette méthode et de proposer d’autres solutions.

 

Un troisième dossier dédier à la communication de l’entreprise

 Ce dossier ne comportait pas de difficulté majeure mais devait être (à cause du dossier précédent) réaliser rapidement et de manière structurée afin de se distinguer.

La première question interrogeait sur la nécessité pour Delartois Sport Fishing de se doter de nouveaux outils de communications numériques et de faire un lien avec la problématique de l’alignement stratégique du système d’information. Là encore de la théorie peuvent être mobilisées : Venkatraman ou encore Von Bertalanfy peuvent apporter une réponse sur l’alignement stratégique.

La deuxième question demandait une réflexion sur les risques que représentent les réseaux sociaux pour la visibilité de l’entreprise.

Par la suite, il était demandé d’identifier les compétences nécessaires d’un assistant commerciale. Une question qui pouvait être réalisée assez rapidement afin de venir au bout de l’épreuve.

Il était ensuite demandé aux candidats de choisir 3 indicateurs pour expliquer le changement de site web de l’entreprise.

Enfin, la dernière question et certainement la plus intéressante du dossier (comme souvent) demandait d’analyser la pertinence de la conclusion de partenariats avec un réseau (leader en Europe) de location de bateau et avec la Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France. Les candidats devaient alors structurer leurs réponses en 4 parties : au niveau organisationnel, financier, commercial ainsi qu’au niveau de la communication.

Ainsi, le sujet de cette année pousse les candidats à avoir de solides connaissances afin de ne pas perdre trop de temps dans la réflexion. Comme d’habitude les meilleurs candidats auront su se démarquer par la structure des réponses, par la définition des termes, par leur rapidité d’exécution, par la justesse des calculs et des analyses, par l’utilisation des annexes (notamment théoriques) et par l’apport l’utilisation d’auteurs à bon escient. Les liens entre les questions et surtout entre le dossier 1 et les autres dossiers feront également la différence.

 

 

 

 

 

 

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Pierre-Olivier Denis

Etudiant à HEC Paris