Maths Ecricome 2017 ECS – Analyse du sujet Maths Ecricome 2017 ECS – Analyse du sujet
Comme le veut la tradition, l’épreuve de mathématiques Ecricome inaugure les concours écrits. Ce matin, ce sont donc près de 8000 candidats qui se... Maths Ecricome 2017 ECS – Analyse du sujet

Comme le veut la tradition, l’épreuve de mathématiques Ecricome inaugure les concours écrits. Ce matin, ce sont donc près de 8000 candidats qui se sont intéressés quatre heures durant à un sujet de maths. On l’avait dit, l’épreuve de maths Ecricome est plus pernicieuse qu’il n’y paraît, ce que confirment de nombreux prépas présents sur Twitter !

Voici donc l’analyse du sujet de maths Ecricome 2017 ECS ! Un sujet dont le niveau de difficulté est supérieur aux sujets EDHEC et emlyon de l’année passée…

 

Comme d’habitude, le sujet est long : pas moins de 6 pages. Et autant dire que cette année, les concepteurs ont voulu balayer l’ensemble du programme, dans sa complexité.

Pour commencer, un exercice de sommes, séries et d’intégration. La mise en bouche consistait en l’étude de limites classiquement vues en première année. Tous les prépas ont vu ces exemples en cours, plusieurs fois. De quoi se mettre en confiance ! Par la suite, la difficulté allait crescendo : intégrations par parties (que l’on pouvait traiter sous forme de récurrence), inégalité de Taylor-Lagrange, bref, toutes ces notions techniques que les candidats n’aiment pas trop. La conclusion de l’exercice : écrire une fonction Scilab, ce qui a été abordé que par une minorité de candidats.

Ensuite, on attaquait directement les notions de diagonalisation, produit scalaire, orthogonalité, forme quadratique et optimisation…sous contrainte ! Rarement dans l’histoire des sujets de maths Ecricome un exercice n’aura abordé autant de notions aussi diverses. Fort heureusement, la plupart des questions étaient abordables pour celui qui avait bien travaillé.

Pour finir, un (long) problème de probabilités ! Après une première partie à très forte dominante calculatoire, on s’attaquait aux urnes, que les candidat aiment tant. Et pour prolonger cette histoire d’amour dans la partie B : du Scilab en première question <3 ! La partie C était plus agréable (à condition d’aimer ce qui est calculatoire), avec un travail autour de sommes, de produits et d’inégalités. Dans la dernière partie enfin, encore du calculatoire. encore et toujours, qui aboutissait notamment à une convergence en loi d’après un théorème admis.

ATTENTION : dans vos futures épreuves de maths, vous trouverez toujours à la fin des questions accessibles, on vous le rabâche depuis deux ans. Quand bien même vous n’avez pas eu le temps de parvenir jusque cette partie, assurez-vous de traiter ce type de questions, il y en a systématiquement. C’est la raison pour laquelle il est recommandé de parcourir l’ensemble du sujet en début d’épreuve. Que ceux qui n’ont pas répondu à la question 3.a. de la partie D du problème, simple rappel d’un théorème de cours (et donc à maîtriser impérativement), s’en souviennent : ils viennent d’ores et déjà de perdre quelques points bêtement, autant éviter d’en faire de même dans les prochaines épreuves !

 

 

Retrouvez toute l’actualité des concours dans notre rubrique Inside Concours :  https://major-prepa.com/inside-concours-ecricome-2017/

 

Mehdi Cornilliet Fondateur

Ancien étudiant à HEC Paris après une prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.