Rencontre avec Dana, major à l’ESSEC en 2020 Rencontre avec Dana, major à l’ESSEC en 2020
Qui a dit que tous les majors venaient de Paris ? Qui a dit que venir de « province » empêchait de dégotter les... Rencontre avec Dana, major à l’ESSEC en 2020

Qui a dit que tous les majors venaient de Paris ? Qui a dit que venir de « province » empêchait de dégotter les meilleures écoles ? Dana, arrivée première à l’ESSEC, est la preuve vivante que la prépa rebat les cartes : ce n’est pas parce que tu viens d’un petit lycée que personne connait que tu ne peux pas prétendre à viser haut !

Même sans venir d’une prépa parisienne, avec de la détermination et beaucoup de travail, les meilleures écoles t’ouvriront leurs portes. A travers l’exemple de Dana, tu verras que jamais rien n’est joué à l’avance : la réussite t’attend si tu te donnes à fond ! Cet entretien fait partie d’une série de trois articles où je vais à la rencontre de nos majors. L’objectif est simple : s’inspirer de leur réussite pour cartonner aux concours !

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Dana, j’ai fait mon lycée à Calais, au lycée Coubertin, que personne ne connaît. Je voulais partir en prépa ECS à Saint Jean de Douai, mais malheureusement je n’ai pas été prise. J’ai donc fait ma prépa à Lille, à Saint Paul, où j’ai travaillé dur pendant deux ans pour intégrer HEC à la rentrée.

 

Comment as-tu vécu ta prépa ?

Franchement, j’ai de très bons souvenirs de la prépa, il y avait une super ambiance à Saint-Paul. Je me rendais plus compte de tout le boulot qu’on avait, parce qu’il y avait vraiment une ambiance prépa qui me faisait oublier à quel point on bossait. Je voyais à quel point je travaillais quand je comparais mon rythme à ceux qui n’étaient pas en prépa : j’avais pas du tout le même rythme que les autres. On était vraiment dans notre bulle prépa, à ne parler, penser que prépa et c’est ce que j’ai peut être le moins aimé.

Par contre j’ai vraiment adoré la stimulation intellectuelle, et c’est qu’une fois arrivé en école que tu te rends compte que tu as appris énormément de choses, à quel point tu as travaillé pendant deux voire trois ans.

 

Tu visais quoi comme école en prépa ?

Quand je suis arrivée en prépa, je connaissais à peine les écoles de commerce, je ne connaissais que HEC de nom. Je ne savais pas trop ce que je pouvais viser, mais quand j’ai eu mes premiers résultats j’ai été plutôt étonnée d’avoir de bonnes notes. En deuxième année j’espérais une parisienne. J’ai jamais vraiment visé HEC, même si comme tout le monde j’avais imprimé leur logo au-dessus de mon bureau pour me motiver, mais j’y croyais pas sérieusement.

J’ai commencé à vraiment me dire que je pouvais l’avoir quand j’ai appris l’annulation des oraux : ma plus grande peur c’était l’oral de CG, et je suis convaincue que si j’avais été admissible, j’aurais vraiment eu une mauvaise note à cet oral.

 

Comment se sont passés tes révisions, les écrits ?

J’ai vraiment tout donné pendant les révisions, du début jusqu’à la fin. Je me prenais une journée de pause entière toutes les deux semaines. Je me suis vraiment dépassée, pour pas avoir de regrets. Ca a été très difficile, j’ai perdu du poids pendant les trois mois de révision, et à la fin j’étais vraiment un légume, j’avais des cernes immenses, je me reconnaissais plus.

J’ai été soulagée quand les écrits ont enfin commencé, mais ça ne m’a pas empêché d’être stressée comme tout le monde. Je me souviens que j’avais dormi quelque chose comme trois heures la nuit avant la première journée des écrits. Le pire je crois c’était les cinq minutes avant l’épreuve de Géopo ESSEC [la première épreuve]. Mais une fois passé la première épreuve, on entre un peu en mode « machine », tout se passe comme si on était en CB. J’ai passé la semaine des écrits en coloc avec des amies, et ça m’a vraiment aidé à me relaxer le soir après les épreuves.

Globalement j’étais contente de ce que j’avais fait, mais par contre j’ai vraiment détesté l’épreuve de Maths 1 et de CG HEC / emlyon (le sujet proposé était La civilisation du désir, ndlr) . Je pensais vraiment avoir fait n’importe quoi, surtout en CG, où je m’en suis finalement sortie avec un 11. Même aujourd’hui j’ai du mal à comprendre ce qu’on attendait de moi dans cette matière.

 

Que dirais-tu à un préparationnaire qui entame ses périodes de révision ?

Surtout donne toi à fond, dépasse toi pendant les révisions pour au final ne pas avoir de regrets ! Il faut surtout pas te poser de questions. Ne spécule pas sur son école en calculant ta moyenne à partir des CB. Tout est possible ! Si j’ai réussi, même si je viens d’une ville modeste, il y a pas de raison que tu ne réussisses pas. Il te reste à peu près deux semaines alors c’est le moment de tout donner, à ton échelle ! Ca ne sert à rien de te coucher à cinq heures tous les soirs pour arriver crevé aux concours, mais à la fin il faut que tu puisses te dire « je n’aurais pas pu faire plus ».

Ne t’arrête pas en chemin. Même si tu rates une annale, ne stresse pas, continues à travailler. Ah et n’oublie pas de travailler tes langues, ça compte ! Pour les ECS, foncez sur vos annales de maths, et apprenez votre géopo ! Courage !

 

Les notes de Dana :

Maths 1 HEC/ESSEC – 19,6
Maths 2 (Probabilités) – 20
Géopolitique ESSEC – 20
Géopolitique ECSP – 19
Anglais LV1 – 19
Allemand LV2 – 14
Contraction de texte – 15
CG HEC – 11
CG EDHEC/ESSEC – 15,5

Tu peux aussi retrouver l’entretien avec Eva, troisième à HEC ici et ici l’entretien avec Colombe, arrivée deuxième à HEC.

Maxence Delespaul

Étudiant à HEC après deux années de classe préparatoire ECS.