Ultimes conseils pour l’épreuve de géopo ESCP 2020 Ultimes conseils pour l’épreuve de géopo ESCP 2020
Afin de préparer au mieux les épreuves, Major-Prépa te propose une fiche te permettant d’apprivoiser au mieux l’épreuve de géopo ESCP 2020. Y figurent... Ultimes conseils pour l’épreuve de géopo ESCP 2020

Afin de préparer au mieux les épreuves, Major-Prépa te propose une fiche te permettant d’apprivoiser au mieux l’épreuve de géopo ESCP 2020. Y figurent les sujets des dernières années, un condensé de ce que disent les rapports de jury ainsi que des conseils pour cartonner le jour J ! Vive la géopo et bon courage !

Tu peux aussi voir la rubrique inside concours pour des informations sur les autres épreuves.

 

Sujets de géopo ESCP de ces dernières années 

– 2019 : Les matières premières dans les stratégies de puissance des Etats.

– 2018 : Etats-Unis – Chine : Rivalités de pouvoir et d’influence.

– 2017 : L’Union Européenne face aux effets déstabilisateurs de la mondialisation.

– 2016 : Influences et ingérences étrangères au Proche et Moyen-Orient.

– 2015 : Les espaces maritimes, objet de tensions et de conflits entre les États.

– 2014 : L’Afrique subsaharienne est-elle à l’écart du monde ?

– 2013 : Les Etats-Unis et l’exercice de la puissance.

– 2012 : Les zones d’intégration régionale : étapes ou alternative du processus de mondialisation ?

– 2011 : Rivalités et rapports de force en Asie orientale.

 

Ce que disent les rapports de jury de géopo ESCP :

« On remarque une confusion opérée par certains candidats entre ressources naturelles et matières premières.  » (2019)

« Comme toujours dans cette épreuve, plusieurs problématiques étaient possibles et recevables, à condition que celles-ci soit clairement exposées dès l’introduction et suivies tout au long de la dissertation.  » (2019)

« Ce sujet invitait cependant à aller au-delà de la simple restitution des connaissances, notamment par des mises en perspectives historiques intéressantes, des choix très variés d’exemples à différentes échelles, mais aussi par le recours à la prospective.  » (2019)

« Autre grief relevé par la grande majorité des correcteurs, beaucoup de candidats se révèlent totalement incapables de citer avec précision des références bibliographiques et des auteurs de référence en liaison avec le sujet posé (et pourtant ils sont particulièrement nombreux !). » (2018)

« Heureusement, les meilleures copies (notes supérieures ou égales à 14/20) ont su associer précision des connaissances diversifiées et actualisées, rigueur de la démonstration, variété des exemples et clarté d’expression pour faire la différence. » (2014)

« Parmi les plus fréquentes (maladresses), citons : l’absence de définitions et de discussion des termes du sujet ; l’absence de problématique claire annoncée dès le départ ; (…) ; une approche trop contemporaine du sujet, sans mise en perspective historique, uniquement centrée sur la période actuelle et son actualité brûlante ; l’absence complète de références à des lectures, des auteurs, une orthographe approximative et des maladresses de style ; l’absence de carte de synthèse ; une légende fleuve et non classée ; l’absence de titre sur la carte. » (2014)

« Trop de copies ont encore manqué cette année d’une problématique claire et bien charpentée, condamnant l’analyse à un bavardage autour de quelques généralités à la tonalité journalistique et sans nuances. » (2012)

« Surtout, la carte doit refléter étroitement le sujet proposé et ne pas donner l’impression d’être réutilisable pour un tout autre sujet, comme en témoigne par exemple l’absence très fréquente de titre… » (2010)

« L’introduction doit être vraiment soignée. La problématique choisie doit notamment apparaître avec clarté. Celle-ci ne doit pas se ramener à la simple reprise de la question posée, ce qui annonce d’emblée une copie sans relief. Quelques questions judicieuses peuvent y figurer, à condition de ne pas y répondre dès l’introduction, afin de ne pas déflorer le sujet. Le plan doit être annoncé clairement. L’introduction enfin ne doit pas être trop longue afin d’éviter les redites inutiles. » (2010)

 

On révisera

Il est extrêmement difficile de prévoir un sujet à l’avance. En revanche, l’avantage des sujets ESCP est qu’ils visent majoritairement un vaste espace et ne traitent pas uniquement de sujets pointilleux et précis, comme il est de coutume pour l’ESSEC. Dans tous les cas, vous aurez TOUJOURS quelque chose à dire. En revanche, cela suppose de connaître le programme des deux années. Enfin, sans encourager à faire l’impasse sur certains thèmes, il peut être intéressant de voir quels sujets sont tombés les années précédentes, sachant qu’il n’y a jamais eu de répétition lors de deux années consécutives. Des thématiques comme celle de la France sont de plus en plus susceptibles de tomber, mais gare aux lointains chapitres de première année ou de sujets transverses qui pourraient bien faire leur entrée dans la longue liste des sujets tombés aux concours. Parmi eux, citons le réchauffement climatique, les énergies, l’eau, la pauvreté et les inégalités (avec tous les corollaires : démographie, …). Ces sujets comportent une dimension sociale encore peu abordée par les concepteurs de sujets.

 

Conseils pour cartonner le jour J 

Pour la dissertation

Voici nos conseils pour se préparer au mieux à l’épreuve de géopo ESCP 2020.

– N’apprends que le nécessaire : évite de te perdre en digression et sous-sous-développement qui « pourraient tomber » au concours et ainsi « faire la différence ». Il faut connaître les principaux aspects, accompagnés d’un exemple chacun.

– Évite cependant les exemples éculés et trop faciles : prends un temps hebdomadaire pour trouver UN exemple très original sur le sujet de la semaine, qui te permettra en même temps d’aborder différents thèmes du programme.

– Fiche tes cours de façon à ce que pendant les révisions, ce soit facile de reprendre les thèmes, notions et exemples.

– Ne te fie pas à tes notes de l’année. Le professeur évalue ses élèves, le juré classe les copies.

– Enfin, lis des bonnes copies et imprègne-toi du style fluide et direct d’élèves qui ont performé aux concours, tout en analysant la structure de leur copie et leurs exemples.

– Apprends bien les définitions importantes. Une définition précise et référencée permet d’orienter le devoir dans la bonne direction, et de trouver une problématique pertinente.

– Le jour J, creuse chaque aspect du sujet avant de concevoir un quelconque plan ! Pour t’aider, fais un tableau avec en ordonnée : Histoire – Géographie – Géopolitique – Culture – Actualité, et en abscisse : Homme – Femme – Auteur – État – Région – Ville. Coche une case dès que tu y fais référence, avec éventuellement un exemple, et ceci t’incitera à évoquer tous les aspects. Ceci est un conseil très personnel mais son application m’a été très bénéfique pendant les concours.

– Attention à la gestion du temps ! L’épreuve de géopo ESCP est une course contre la montre, entre la dissertation, les documents fournis avec le sujet et la carte à réaliser ! C’est primordial cependant de finir l’épreuve. On te conseille donc de chronométrer chaque étape : par exemple, 30 minutes pour l’analyse de sujet, 15 minutes pour le plan et la problématique, 45 minutes pour la carte, 30 minutes pour rédiger l’introduction et la conclusion, et 2h de rédaction.

 

Pour la carte

La particularité de l’épreuve de géopo ESCP est la carte, à réaliser entièrement. Si elle n’est pas le centre du devoir, elle influence cependant beaucoup le correcteur : une carte claire et agréable à lire sera largement valorisée, alors qu’une copie sans carte ou avec une carte bâclée aura tendance à être fortement pénalisée.

On te conseille de réaliser la carte au début de l’épreuve, après avoir fait l’analyse du sujet, et éventuellement trouvé la problématique et le plan. De cette façon, la carte pourra te permettre d’envisager d’autres perspectives pour la dissertation, et tu pourras te référer à la carte pendant le développement. Cela évite aussi d’avoir une carte inachevée.

Pour réaliser une belle carte en si peu de temps, pas de secret, il faut s’entraîner ! Tu peux imprimer des fonds de carte et faire des annales.

Niveau méthode, surtout ne pas oublier le titre, car une absence de titre est discriminant dans la note. Le plan doit aussi être travaillé, dans la mesure du temps imparti : les trois parties doivent être organisées logiquement, et il faut faire des sous parties, chacune contenant entre un ou trois items. Il n’y a cependant pas d’obligations de faire trois sous parties dans la carte.

Enfin, une carte n’est pas comme une dissertation : certaines idées et certains exemples ne sont pas cartographiables. il faut donc se concentrer sur les choses faciles à dessiner : des flèches pour faire des flux, des ronds pour donner un ordre de grandeur, des couleurs pour faire une typologie…

Si tu veux plus d’informations sur la carte, on t’invite à lire cet article sur comment construire une carte en HGG. 

 

Nicolas Berrou

Étudiant à HEC Paris Ancien préparationnaire au Lycée Saint-Vincent de la Providence à Rennes.