Culture générale HEC – copie de concours notée – 20/20 (2017) Culture générale HEC – copie de concours notée – 20/20 (2017)
Le moins que l’on puisse dire, c’est que sa copie a parlé pour lui ! Une copie HEC auréolée d’un 20/20, voilà qui vaut... Culture générale HEC – copie de concours notée – 20/20 (2017)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que sa copie a parlé pour lui ! Une copie HEC auréolée d’un 20/20, voilà qui vaut son pesant de cacahuètes ;).

On oublie pas la grange à copies !

 

 Cu

Dimitri Des Cognets

22 ans, étudiant à NEOMA Reims, ancien étudiant au lycée La Bruyère (Versailles) et co-fondateur de Up2school (www.major-prepa.com, www.business-cool.com et www.up2school.com)

  • Romain

    12 avril 2018 #1 Author

    Un exemple d’une excellente copie qui fait un très mauvais modèle.
    Autant que les footballeurs s’inspirent du retourné de Ronaldo (contre la Juventus) pour marquer des buts !

    Le post-scriptum est tout sauf brillant, qui ne fait qu’empiler les aphorismes :

    1° « faire parler un texte réside au centre de notre parcours scolaire, encore plus en classe préparatoire ? »
    → et les maths c’est pour se détendre ? ou alors il existe – et je l’ignorais – la voie ECP (P pour « philologie », la discipline qui consiste à interpréter en profondeur les textes classiques) ?

    2° « chaque texte renferme en lui un secret ou une indication que le lecteur doit parvenir à discerner »
    → i) chaque texte, vraiment ? même ceux des auteurs réputés pour la simplicité et la clarté de leur style (Camus, par exemple) et qui recommandent aux apprentis écrivains de ne pas voiler leur pensée ? Est-ce que « faire parler un texte » ne serait pas AU CONTRAIRE une solution extrême et exceptionnelle (comme « faire parler une personne »), notamment réservée à des ouvrages probablement volontairement ésotériques comme La métaphysique d’Aristote, ou La phénoménologie de l’esprit de Hegel ?
    → ii) « indiquer » signifie « faire voir sans ambiguïté », donc un texte ne peut pas « renfermer » une indication, et le lecteur n’a pas à « parvenir à la discerner », puisque par définition elle transmet l’information très clairement.

    3° « et c’est notamment sur quoi [sic : « ce sur quoi »] est basé notre travail en philosophie et culture générale [la matière s’appelle uniquement « culture générale »] depuis le début de l’année [ah il était là à la rentrée]. »
    → i) zut je croyais que l’enjeu de l’épreuve de la dissertation était de réfléchir et d’exprimer sa pensée efficacement par écrit, et que du coup – logiquement – la base du travail devait être… de s’entraîner à réfléchir et à exprimer sa pensée efficacement par écrit ;
    ii) peut-être que des élèves s’esquintent les yeux toute l’année à lire Aristote et Hegel dans le texte et à y discerner des secrets, mais ça me semble aussi efficace, dans l’optique des concours, que de s’entraîner au foot en regardant des matchs à la télévision (avec bière et pizza, bien sûr).

    4° « Ainsi vouloir faire parler « son » texte doit rythmer la recherche de l’écrivain. »
    → l’adverbe « ainsi » sert à exprimer la conséquence : en quoi cette phrase en apparence conclusive exprime-t-elle la conséquence i) de la phrase précédente ; ii) de tout le paragraphe ??!
    → je ne comprends pas : que vient faire ici l’écrivain ? on ne parlait pas du lecteur et de l’élève de prépa, là ?
    → de quelle « recherche » il parle au juste ? celle du temps perdu ?
    → si je comprends bien, l’écrivain devrait donc discerner les secrets de son propre texte quand il l’écrit ? ça ne constituerait pas plutôt un symptôme psychiatrique (schizophrénie, probablement) ?

    3 ÉLÉMENTS DE CONCLUSION :
    1° l’élève essaie d’impressionner le correcteur, mais son inutile post-scriptum est un tissu de contre-vérités ;
    2° le correcteur ne l’a très probablement pas lu, ou alors il l’a lu en 2 secondes et il a juste compris « j’ai lu des textes en prépa (et j’étais en cours toute l’année) » ;
    3° la qualité de la dissertation en elle-même compense la maladresse du post-scriptum, mais il aurait très bien pu faire perdre, de manière consciente ou inconsciente chez le correcteur, 2-3 points au candidat ;
    → pour 1 copie en réalité maladroitement originale notée 20/20, combien de copies sanctionnées pour la même intention ? Attention au biais de sélection !

    2 RECOMMANDATIONS :
    1° rester scolaire, pas d’innovation (encore moins un post-scriptum) ;
    2° la conclusion n’est qu’une contraction du développement (4 à 6 phrases suffisent).

    Romain Treffel

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    • Assia Hadj-Ahmed

      18 avril 2018 #2 Author

      Je ne vois pas en quoi des problèmes formels, comme le maladroit post-criptum, ou encore une conclusion un peu longue, peuvent entraver la qualité de la réflexion philosophique menée dans ce devoir. Si j’étais prof, et que je corrigeais une copie, je m’attacherais avant tout à lire les arguments et la fluidité du raisonnement plutôt qu’à m’attarder sur des détails de ce genre. Au mieux, le prof ignore ces maladresses, (d’ailleurs, ça ne me paraît pas être de l’esbrouffe mais plutôt la preuve que cet étudiant a voulu mener une réflexion personnelle) au pire, ça l’agace mais ça ne serait pas légitime que cela joue sur la notation. En dernière instance, je suis d’accord avec toi qu’il est plus prudent de ne pas se lancer dans un PS : par contre, de là à dire que celui-ci en particulier est « truffé de contre-vérités », je trouve ça gros et surtout, je continue à dire que le plus important est de commenter le fond et non le fait que l’étudiant ait fait un PS (les intentions de celui-ci ne me paraissent pas non plus intéressantes…et supposer qu’il est prétentieux, c’est déplacé je trouve)

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