Repasser les concours en candidat libre – Mon parcours d’intégration à HEC Paris Repasser les concours en candidat libre – Mon parcours d’intégration à HEC Paris
Cet article s’adresse à tous ceux qui ont un rêve mais qui pensent ne pas pouvoir le réaliser.   Mes deux premières années de... Repasser les concours en candidat libre – Mon parcours d’intégration à HEC Paris

Cet article s’adresse à tous ceux qui ont un rêve mais qui pensent ne pas pouvoir le réaliser.

 

Mes deux premières années de classe préparatoire

Il y a trois ans, j’ai commencé mon aventure dans une toute petite prépa publique marocaine alors que je n’avais que 16 ans. Un programme marocain, des profs focalisés sur les concours des écoles de commerce marocaines et des ambitions dites démesurées, j’étais déterminée à avoir HEC Paris.

Personne avant moi dans ce lycée n’avait pu intégrer une parisienne, c’était impensable, farfelu. Sur une moyenne de 4 ans, une seule personne a fini admise à une école du top 5. Mais je voulais HEC. Je n’avais ni les cours ni même le cadre référentiel. Ma première année de prépa était comme une croisière à bord d’un navire sans voiles et aucun capitaine. Je flottais de cours en cours, de prof en prof, d’élève en élève en cherchant une lueur d’espoir. Je savais que les cours qu’on nous enseignait n’allaient pas me permettre d’atteindre mon ultime objectif. Mais je devais quand même être présente en classe pour avoir mon passage en année supérieure.

Une fois en deuxième année de prépa, je me suis retroussée les manches et j’ai commencé à chercher des cours sur internet, sur les groupes Facebook et sur Major-Prépa. Plusieurs personnes se sont montrées sympathiques et m’ont envoyé leurs précieuses fiches. J’ai travaillé et travaillé sans pour autant savoir ce que je faisais. J’apprenais des cours sans les comprendre. Je m’expliquais des chapitres que je ne connaissais pas.

Et puis le 27 août 2019, j’ai passé les écrits de la BCE, la mort dans l’âme. Je voyais mon rêve se volatiliser après chaque épreuve et en particulier lors de l’épreuve de management-gestion HEC. Un mois et dix jours après, les résultats sont tombés : je n’étais pas admissible à une école « du top 5 ».

 

Ma première année à GEM

Je voulais cuber mais mes parents étaient contre. J’ai donc décidé d’intégrer GEM et de repasser les concours en candidat libre. J’ai dû jongler entre école de commerce et prépa. Apprendre des articles de droit à 6 heures du matin et partir en cours à 9 heures. Ce n’était pas facile.

Je préparais mes concours en même temps que mes partiels. Je ne voulais en aucun cas redoubler comme je voulais a tout prix avoir HEC. Tel était le dilemme de ma vie. Je ne pouvais pas lâcher prise même si le stress était monstrueux. J’ai financé mon propre concours et je l’ai repassé en cachette Le 5 aout 2020 12:32, j’avais non seulement validé mon année a GEM mais j’ai aussi été déclarée admise a HEC Paris.

 

Si je vous ai raconté mon histoire c’est pour vous montrer que rien n’est impossible et qu’une ambition n’est jamais démesurée. Si vous pouvez avoir l’audace de vouloir obtenir quelque chose c’est que cette dernière vous est de droit. Ne baissez jamais les bras malgré les nombreux obstacles que vous aller rencontrer. Ce rêve est le votre et c’est à vous de le défendre mais aussi de l’honorer. Il n’est jamais trop tard pour être heureux. Bonne chance mais surtout bon courage. Vous en aurez besoin.

Abir Amir