Comment juger la rentabilité d’une école de commerce ? Comment juger la rentabilité d’une école de commerce ?
Beaucoup d’écoles promettent une prestation de grande qualité aux étudiants en échange de frais de scolarité élevés. Mais derrière le nom de l’établissement sur... Comment juger la rentabilité d’une école de commerce ?

Beaucoup d’écoles promettent une prestation de grande qualité aux étudiants en échange de frais de scolarité élevés. Mais derrière le nom de l’établissement sur le diplôme et la promesse de débuter sa carrière avec un salaire important au sein d’une grande entreprise, qu’est-ce qui justifie de tels montants ? Pour Herbert Castéran, DG de l’EM Strasbourg Business School, les écoles qui proposent des frais de scolarité relativement faibles n’offrent pas des prestations low-cost, bien au contraire !

 

Le coût de la formation est-il lié aux prestations ?

À l’EM Strasbourg Business School, les frais de scolarité annuels s’élèvent à 8 500€. Pour ce prix, l’école propose :

  • Un accompagnement personnalisé sur l’intégralité de la scolarité et jusqu’à cinq ans après le diplôme ;
  • Un très grand nombre de partenaires internationaux avec des offres de doubles-diplômes qui sont proposés sans surcoût aux étudiants ;
  • Une dimension internationale au sein du campus, avec la présence de 33% d’étudiants étrangers et de professeurs internationaux ;
  • Une école ouverte sur le plan disciplinaire avec des accords avec l’IEP, l’ENA, des écoles d’ingénieurs ou encore le Parlement européen.

 

Les frais de scolarité moins élevés ne signifient donc pas une baisse de qualité ?

Non. Pour nous, l’entrée de l’école au sein d’Ecricome est justement la reconnaissance de la qualité de notre formation. En effet, la banque d’épreuves n’accepte que les établissements dynamiques, qui portent une attention particulière à l’excellence de ses cursus, mais aussi à la recherche et à la dimension internationale.

Autre symbole de la qualité de notre formation, notre refus de baisser la barre d’admissibilité ces dernières années. Elle a même augmenté, passant de 7,33, il y a deux ans, à 8,03 en 2019. Cette décision émane de notre volonté d’avoir une croissance raisonnée de l’école et garantit à nos étudiants un diplôme de grande valeur.

 

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L’EM Strasbourg Business School répercute-t-elle cette décision en augmentant le nombre d’étudiants dans ses promos ?

Nous ne faisons pas la course à la taille ! Notre objectif est d’atteindre, au grand maximum, 4 000 étudiants. C’est ce qui nous permet de garantir un suivi personnalisé des étudiants pendant leur scolarité et même après grâce aux services Cap Career et Career+. Avoir des promotions de taille raisonnable, c’est aussi permettre aux étudiants de profiter totalement de notre réseau. L’EM Strasbourg Business School compte 22 000 diplômés, donc 5 ou 6 alumni par étudiant.

 

Qu’est-ce que le service Cap Career ?

Le service Cap Career accompagne les étudiants à travers des tests psychométriques comme AssessFirst qui permettent de mettre en avant les points saillants de la personnalité de l’étudiant : ses atouts, ses limites, mais aussi le type de secteur et le management dans lequel il est le plus susceptible de s’accomplir. Nous lui demandons ensuite ses aspirations professionnelles et nous regardons avec lui s’il y a une pleine comptabilité entre ses rêves et ce que traduit le test de personnalité. Nous travaillons ensuite ensemble pour l’aider à mieux articuler son projet professionnel et à atteindre ses aspirations. C’est quelque chose que nous construisons avec nos étudiants pendant trois ans. Nous sommes la seule école à proposer un service carrière entièrement intégré au programme pédagogique. Cela permet à nos diplômés de trouver un secteur dans lequel ils seront en synergie totale avec leur poste. C’est un point important, car s’ils sont bien dans leur job, ils seront capables de faire preuve de créativité et d’innovation.

 

Et Career + ?

Tout comme nous réfléchissons au continuum prépa-grande école, nous nous posons aussi la question du continuum étudiant-diplômé. Une fois sortis de l’école, les diplômés sont totalement livrés à eux-mêmes. Or, on sait que les premières années de la carrière professionnelle sont les plus importantes. C’est pourquoi nous avons mis en place Career+, un service totalement gratuit qui accompagne les diplômés jusqu’à cinq ans la sortie de l’école. Ils bénéficient de coaching individuel ou collectif et peuvent échanger avec leurs pairs pour répondre à toutes leurs questions sur leur choix de carrière ou la bonne attitude à adopter en entreprise.

 

Quels autres dispositifs d’accompagnement propose l’EM Strasbourg Business School ?

Pour permettre à nos étudiants de se révéler, le service Cap Career a mis en place des initiatives comme EM’s Kitchen ou les EM Winter Games. Ces événements permettent aux étudiants de comprendre comment ils se placent par rapport à un groupe. Les Winter Games ont même été plébiscités par l’organisme d’accréditation de l’AACSB, qui juge ce dispositif innovant. Nous avons également reçu un trophée national délivré par l’Assemblée nationale.

Ces événements sont parfaits pour permettre aux étudiants de voir comment ils se positionnent dans une situation de stress, hors de leur zone de confort. Ils sont suivis de professionnels et de coachs qui les aident à prendre du recul et à trouver la bonne attitude à adopter face à ces situations. Ils sont ensuite accompagnés par Cap Career qui permet aux étudiants de voir comment ils ont évolué d’une année sur l’autre.

Nous investissons également beaucoup dans la recherche. Les étudiants ne voient pas tout de suite les applications de cet investissement, mais la recherche permet de créer les enseignements de demain. Quand nous disons que nous avons doublé, en trois ans, le nombre de contributions à l’international, cela signifie que nos professeurs sont reconnus à l’étranger, mais aussi que nos enseignements sont à la pointe de l’innovation.

 

EM Strasbourg Business School

 

La rentabilité d’une formation se traduit également dans les partenariats noués par l’école ?

Totalement. Le premier atout de l’EM Strasbourg Business School, c’est sa capacité à hybrider les compétences des étudiants, notamment grâce au réseau de l’Université dont nous faisons partie, mais aussi avec le réseau de la Conférence des Grandes Écoles. Cela nous permet de proposer des diplômes avec des écoles d’ingénieurs, des formations en management public avec l’IEP ou encore d’ouvrir le champ sur le marketing sportif.

Dans cette logique d’hybridation, nous avons noué un partenariat avec l’ENA. Cette année, 250 de nos étudiants participent à un hackathon avec les futurs énarques sur des problématiques sociétales publiques. On mixe une approche de service public avec des techniques managériales avancées. Ce partenariat est encore un symbole de l’excellence de nos étudiants.

 

Quid de l’international ?

L’EM Strasbourg Business School a l’avantage d’être partenaire de 235 universités sur tous les continents. Nous proposons des doubles-diplômes sans surcoût pour nos étudiants. Ils peuvent bénéficier du MBA de Pepperdine University, qui coûte habituellement 72 000$, pour seulement 8 500€. C’est un réseau extrêmement dense de partenaires et très actif.

Nous avons également mis en place une année obligatoire à l’étranger. Nos étudiants ne passent seulement deux ou trois mois sur place, mais véritablement huit à neuf mois dans le pays d’accueil. Comme nous avons beaucoup d’accords, nous nous engageons à n’envoyer que trois étudiants, maximum, par destination. Cela leur permet vraiment de s’immerger dans la culture du pays et cela fait vraiment la différence.

 

L’école a également de nombreuses relations avec l’Allemagne ?

À l’EM Strasbourg Business School, nous mettons à profit notre proximité avec les pays germanophones pour multiplier les contacts et faire venir des intervenants étrangers pour insuffler cet esprit international et européen à nos étudiants. Nous permettons déjà aussi élèves de suivre une unité d’enseignement ou une année complète de cours avec des élèves d’universités européennes et allemandes. Nous proposons également six doubles-diplômes à chaque niveau de diplomation.

Ces dispositifs seront accentués avec l’IFAM, l’Institut Franco-Allemand du Management, qui sera lancé en septembre 2020. Il s’agit d’un parcours trilingue proposé dans le cadre du Bachelor et du PGE. C’est ouvert aux étudiants qui ont fait Allemand en LV1 ou LV2, mais, à terme, nous envisageons de le proposer aux autres élèves. Les étudiants réaliseront leur scolarité dans les trois langues : français, anglais et allemand. Ils auront également des échanges avec les écoles de la zone germanophone.

 

La proximité de l’école avec les institutions européennes a-t-elle un impact sur la vie à l’école ?

L’EM Strasbourg Business School veut être l’école du management à l’européenne. Le management peut considérablement évoluer selon les cultures ou les territoires. Nous voulons proposer une vision du management à l’européenne. Cela passe par des liens étroits avec les pays frontaliers : Luxembourg, Suisse, Allemagne, Belgique, etc. Mais nous avons également noué des partenariats avec des institutions comme le Parlement européen. Il se traduit par la possibilité de confronter nos étudiants à des jeux de simulation qui leur permettent de comprendre les processus de prise de décision au niveau européen, mais aussi par des rencontres ou des conférences annuelles au sein du grand hémicycle. Cette année, nous en avons organisé une autour du thème de la RSE. Nos élèves ont pu échanger avec des députés européens, des chercheurs, des professionnels du secteur… L’EM Strasbourg Business School propose une véritable immersion au cœur des instances européennes.

 

L’avis d’Ulvi, étudiant à l’EM Strasbourg Business School

 

Quel est ton parcours ?

Je suis actuellement en 3A du PGE, en spécialité Contrôle-Comptaibilité-Finance, en apprentissage. Avant d’intégrer l’EM Strasbourg BS, j’ai fait deux ans de classe prépa ECT au Lycée Voltaire à Orléans. J’ai eu la chance d’avoir plusieurs écoles. J’ai passé mes oraux, mais ce qui m’a marqué à l’école, c’est la dimension internationale, avec l’obligation d’aller un an à l’étranger. La ville aussi est également bien placée. Elle est au carrefour de l’Europe, ce qui ouvre de nombreuses opportunités. Il est facile de travailler en Suisse, au Luxembourg ou en Allemagne après la diplomation.

 

L’international : une dimension centrale à l’école ?

Nous allons régulièrement visiter de grandes entreprises internationales comme les Big Four, Puma ou Adidas. L’EM Strasbourg Business School organise par ailleurs des ateliers au sein du Parlement européen. Cela permet de susciter des vocations. Cette dimension internationale ouvre énormément de portes. Il y a également beaucoup d’Erasmus au sein de l’établissement. C’est très enrichissant de se confronter à leur culture et leur méthode de travail. Concernant l’année obligatoire à l’étranger, j’ai passé un an à l’Université de Stirling, en Écosse. C’était une année de rêve où l’EM Strasbourg m’a beaucoup épaulé. Ils m’ont aidé pour trouver mon logement ou pour valider mes cours !

 

Justement, que penses-tu de l’accompagnement au sein de l’EM Strasbourg ?

Les activités proposées par Cap Career sont géniales ! Elles permettent de nous découvrir, d’en savoir plus sur nous-mêmes et de travailler sur notre savoir-être. Tous les ans, ils proposent de nouvelles idées qui nous aident à développer notre personnalité. Nous sommes également très bien accompagnés pour les entretiens. On nous apprend à mettre en avant les qualités sur notre CV, à débuter un discours… J’ai toutes les armes pour aller en entretien de façon sereine. Et l’école assure aussi un suivi dans les cinq ans qui suivent le diplôme avec Career+.

 

Le petit plus de l’établissement ?

C’est l’accent mis sur les associations. J’ai listé pour le BDS et ça m’a beaucoup apporté sur le plan professionnel. Ces expériences sont extrêmement valorisées par l’EM Strasbourg et sont un vrai plus sur le CV.

Maximilien Arengi