Géopolitique, international : Les grandes nouveautés de GEM pour la rentrée Géopolitique, international : Les grandes nouveautés de GEM pour la rentrée
Chaque année, les écoles de commerce annoncent plusieurs nouveautés pour les étudiants et Grenoble Ecole de Management ne fait pas exception à la règle.... Géopolitique, international : Les grandes nouveautés de GEM pour la rentrée

Chaque année, les écoles de commerce annoncent plusieurs nouveautés pour les étudiants et Grenoble Ecole de Management ne fait pas exception à la règle. Nouveau parcours Transcontinental, parcours associatif repensé, GEM Labs… Béatrice Nerson, directrice du PGE, et Jean-François Fiorina, DGA de l’école, reviennent sur ce qui attend les élèves à la rentrée.

 

Quelles sont les grandes nouveautés de Grenoble EM pour la rentrée ?

Jean-François Fiorina : Trois nouveautés marquent la rentrée. La première, c’est bien sûr le fait que GEM devienne société à mission. Cela s’inscrit dans la continuité de ce que nous faisons depuis longtemps. Nous proposions déjà des cours autour de la diversité, de la parité et de l’impact. C’était une étape normale qui s’inscrit dans notre volonté d’être une school for business for society. C’est un réel engagement sur lequel nous serons audités. Ainsi, les étudiants intègrent une école engagée qui les prépare à des questions que se posent les entreprises, notamment sur l’impact et la RSE. Cela irriguera bien sûr les parcours et les électifs.

L’autre nouveauté, ce sont les salles Hyflex. Nous avons massivement investi dans cette technologie en période de COVID et nous souhaitons ouvrir le champ des possibles avec ce système. Nous imaginons, pourquoi pas, proposer aux étudiants qui sont en alternance à l’autre bout de la France d’assister à des cours grâce à Hyflex.

Béatrice Nerson : La troisième nouveauté concerne la géopolitique. Un nouveau parcours en première année offrira aux étudiants des MOOCs, des conférences, des cours dédiés et des simulations. Ils auront une approche très entrepreneuriale du sujet et pourront obtenir un certificat en géopolitique en fin d’année.


Hormis la géopolitique, quels sont les changements majeurs du PGE cette année ?

B.N. : Nous avons revu le parcours associatif qui peut désormais se faire en bilingue : moitié français, moitié anglais. Cela permet aux étudiants qui s’engagent dans cet univers d’ouvrir leur parcours à l’international. Nous avons également lancé de nouveaux parcours autour de l’innovation et de la sustainability pour les étudiants en quête de sens qui souhaitent accompagner les entreprises dans leurs démarches de transition écologique. Enfin, nous avons ouvert un nouveau parcours en troisième année autour des ressources humaines : Future of Work.

J.-F.F. : Nous avons aussi ouvert un nouveau parcours Transcontinental autour des routes de la soie, un territoire incontournable aujourd’hui. Nous l’avons construit avec une institution en Géorgie avec laquelle nous avons tissé un partenariat depuis plusieurs années. L’objectif ? Fournir aux étudiants une vision des routes de la soie depuis un pays qui est justement traversé par elles.

B.N. : Ce n’est pas un échange, où l’on suit le programme d’un partenaire. Le parcours Transcontinental permet de suivre les cours de GEM dans un autre pays, nous organisons le contenu du programme avec notre partenaire académique. Les étudiants peuvent toutefois piocher aussi des options au sein de l’université d’accueil pour développer d’autres expertises.


Grenoble EM mise beaucoup sur la géopolitique et la technologie. Finalement, à qui s’adresse l’école ?

J.-F.F. : Tout le monde peut trouver son bonheur chez nous. Grenoble EM, c’est l’école de tous les rêves et de tous les talents. Nous misons bien sûr sur la géopolitique, mais c’est parce qu’elle est transversale dans les organisations. Aujourd’hui, il faut avoir cette compréhension géopolitique et techno.

B.N. : Les étudiants peuvent écrire leur propre histoire. J’ai récemment rencontré un diplômé 2002 qui, après 10 ans dans la finance, a décidé de changer de voie pour racheter un primeur. La force de Grenoble EM, c’est que chacun peut se trouver et peut évoluer en se posant les bonnes questions. 


Vous parliez de technologie, vous avez
inauguré en 2020 le campus GEM Labs. Un mot sur ce nouvel espace ?

J.-F.F. : C’est facile de se dire que chacun peut s’exprimer. Une fois que nous avons défini cet objectif, il faut trouver comment l’atteindre. Hormis les stages, l’international et les doubles diplômes, une notion importante chez nous, c’est l’expérimentation. Nous avons donc créé un lieu où ils vont apprendre en étant mis en situation. Aujourd’hui, un manager ne peut plus prendre de décision sans être confronté à des questions liées aux technologies et aux enjeux éthiques qu’elles posent. Ce n’est pas toujours évident de le faire en cours.

Avec GEM Labs, les étudiants vont pouvoir conduire ces expérimentations grâce à des mises en situations complexes. Il est au cœur d’un écosystème technologique pour lequel Grenoble est reconnu mondialement. C’est aussi un outil mis au service de nos partenaires.


Comment se déroulera la rentrée prochaine ?

J.-F.F. : La rentrée se fera en présentiel, tout en prenant en compte les évolutions. Nous savons que nos diplômés vont être amenés à travailler dans des entreprises dans lesquelles on fera appel au distanciel. Ainsi, nous allons les sensibiliser à cette notion avec des modules online. Nous devons les préparer à jongler entre distanciel et présentiel.

B.N. : Ils se challengeront également sur le Défi de la rentrée qui leur permettra de travailler pendant 10 jours sur des controverses liées à la technologie et aux objets connectés. Nous n’en dévoilons pas trop pour garder un peu de mystère.


Un dernier mot pour les étudiants ?

Nous les attendons avec impatience. Nous sommes prêts à les accompagner pour affronter le monde d’après. Car, s’il y a des changements visibles, il y aura peut-être d’autres tendances plus lourdes. On veut des étudiants en pleine forme et qui pètent le feu à la rentrée !

Maximilien Arengi