Interview de Joseph, vice président de la JE de l’ESSEC Interview de Joseph, vice président de la JE de l’ESSEC
Il est vrai qu’habituellement, nous interrogeons des premières années pour vous présenter une école. Ces néophytes de la vie en école sont “plus proches”... Interview de Joseph, vice président de la JE de l’ESSEC

Il est vrai qu’habituellement, nous interrogeons des premières années pour vous présenter une école. Ces néophytes de la vie en école sont “plus proches” de la classe préparatoire que des 3A qui ont déjà oublié depuis belle lurette la formule de BienayméTchebychev (et plus généralement les considérations d’un étudiant qui doit choisir une école à la sortie des concours). Le parcours de Joseph étant très riche (et le 1A de l’ESSEC que nous avons approché nous ayant planté), nous avons finalement choisi de publier son interview qui ne pourra que vous passionner si vous souhaitez intégrer l’ESSEC !

Bonne lecture !

PS : n’oublie pas de voter pour l’ambiance des oraux de Cergy : https://major-prepa.com/concours-major-prepa/vote-essec-concours-meilleurs-oraux-admissibles-2016/ 

 Avant l’école

Ton parcours avant l’ESSEC (lycée et prépa) ?

J’ai fait mon Lycée à Nancy avant d’aller à Lyon au Lycée Ampère, une petite prépa publique familiale. C’était plutôt cool en fait, je m’y suis fait d’excellents potes et j’en garde de très bons souvenirs.

 

Tes notes aux écrits ?

De tête, j’ai eu environ 16.5 à l’EDHEC et l’EM, 15.5 à l’ESSEC, 15 à l’ESCP et 14.8 à HEC.

 

Ton oral d’entrée à l’ESSEC ?

Une catastrophe. Un bon vieux 6.5 des familles, je pense qu’ils ne voulaient vraiment pas de moi. Ça se joue à pas grand-chose parfois…

 

La vie à l’ESSEC

Tes cours ?

La première année à l’ESSEC est très intense, mais t’apprends énormément et il y a largement la place pour plein d’autres activités. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose tant l’impression de vide peut être importante en sortant de prépa

 

Les associations ? (en général)

T’en as vraiment pour tous les goûts. Tu peux avoir une « grosse » asso et la cumuler avec d’autres moins chronophages. Tes assos structurent énormément de choses à l’ESSEC car c’est là que tu vis les moments les plus sympas et intenses

 

On me souffle dans l’oreillette que tu es Vice-président de Junior ESSEC Conseil. Peux-tu nous en dire plus sur cette asso majeure de l’école cergyssoise ? Est-ce vraiment la « première JE de France » comme on l’entend parfois ?

On peut s’intéresser aux bruits de couloirs ou regarder les chiffres. Aucune JE en Europe ne dépasse 900 000 € de chiffre d’affaires. Nous, on fait 1.8 million et on est 7 à plein temps quand les autres sont 30-40.

Puis y’a aussi les semaines d’intégration à Rio ou Istanbul, les dîners de passation au Meurice ou au George V, le tout pris en charge intégralement par la structure…

Plus qu’une asso, c’est un vrai cabinet de conseil étudiant que tu gères entre potes. C’est quand même génial d’avoir cette opportunité à 21 ans, de bosser avec 80% des boites du CAC et de pouvoir gagner ta vie comme un cadre.

JE

3 promotions Junior ESSEC au Shangri-La pour le dernier dîner de pass’

 

 
Parallèlement à ce poste à responsabilités, tu as aussi créé ta propre association. Comment cela s’est passé ? Est-ce facile de monter l’asso de ses rêves à l’ESSEC ?

C’est pas forcément facile légalement de fonder une asso, il faut vraiment avoir un projet et une équipe solide.

Mais c’est une aventure formidable. L’asso en question c’est Berliner Ground, une asso sur la culture berlinoise, sur l’Allemagne, l’art alternatif, les biergarten, la techno… ça a vraiment bien pris et en deux ans, au-delà des liens qu’on a tissés entre nous, on a mené des gros projets comme par exemple la Technocratie, une soirée organisée de 400 personnes à Paris avec deux autres assos d’HEC et ESCP (Hecstasy et Underscep).

asso all

soirée technocratie

Soirée Technocratie co-organisée par l’asso de Joseph

 

Les stages en 1A ? (Obligatoires ou pas ?)

Tu dois faire un stage de 6 mois à la fin de ta première année. Ça peut être moins si tu fais un voyage humanitaire par exemple.

 

Le parcours que tu envisages ?

J’ai déjà fait un échange sur deux ans avec l’École du Louvre et après la JE, je compte aller à Singapour où l’ESSEC a un campus. Puis j’aimerais commencer par du conseil en stratégie avant de me rediriger ensuite vers le marché de l’Art.

 

Comment se déroulent les campagnes de renouvellement des assocs’ ?

Au début d’année, il y a 3 semaines de recrutements. Puis certaines assos font plusieurs tours. C’est justement le cas de la JE : 6 mois de recrutement, 8 entretiens et un case final.

 

Quid de la vie extra-scolaire ? (sports, soirées, ville)

Paris n’est qu’à 30 minutes, donc c’est assez facile d’en profiter. Par exemple, pour ceux qui ne rentrent pas chez eux le weekend et qui restent à Cergy, on organise des sorties le weekend à Paris avec Berliner Ground. Sinon, il y a tout ce qui faut sur le campus niveau infrastructures sportives et on a même un bar ouvert tous les jours jusqu’à minuit.

 

Le prix ? 
40 500 € aujourd’hui il me semble. Y’a aucun souci pour obtenir un prêt sans garant.

 

En 5 lignes, pourquoi l’ESSEC et pas une autre ? (Opportunités, spécificités, réseaux)

A l’ESSEC, tu fais vraiment ce que tu veux. Je pense que toutes les écoles vont dire ça, mais là, c’est incroyable : tu prends tes stages quand tu le désires, tu choisis 75% de tes cours et si tu as une opportunité d’échange, de stage ou voyage, tu peux toujours la saisir, quoi qu’il arrive, quel que soit la période.

 

Quelle est la fierté de l’école ?

D’encourager et former des profils ultra atypiques. Puis s’il faut pas être trop faux cul, son classement aussi.

 

Ton plus beau souvenir à l’ESSEC ?

Le dernier voyage à Berlin avec notre team !

 

Puisque rien n’est pas parfait, cite-nous au moins un défaut de ton école !

Bah… Cergy. Clairement, y’a plus glamour.

Dimitri Des Cognets

Rédacteur en chef de Major-Prépa