5 questions à Elian Pilvin, futur DG de l’EM Normandie 5 questions à Elian Pilvin, futur DG de l’EM Normandie
Pur produit de l’EM Normandie, Elian Pilvin a récemment été nommé DG de l’École normande. Rencontre avec celui qui entrera en fonction d’ici quelques... 5 questions à Elian Pilvin, futur DG de l’EM Normandie

Pur produit de l’EM Normandie, Elian Pilvin a récemment été nommé DG de l’École normande. Rencontre avec celui qui entrera en fonction d’ici quelques semaines, avec la ferme attention de faire perdurer la bonne dynamique actuelle de l’EM Normandie.

 

Vous avez été nommé Directeur Général délégué de l’EM Normandie en septembre dernier et vous prendrez la succession de Jean-Guy Bernard, l’actuel Directeur Général, au 1er février 2020. Néanmoins, vos liens avec l’EM Normandie ne datent pas d’hier…

Effectivement, je suis moi-même un produit EM Normandie ! J’ai été diplômé du Programme Grande École en 1996. Entrepreneur dans l’âme, j’ai ensuite créé et dirigé plusieurs sociétés au Havre et à l’international (Maroc et Chine) tout en conservant toujours un lien fort avec l’école, notamment à travers la présidence de l’association Alumni EM Normandie de 2004 à 2013… année de mon retour à l’école, non pas en tant qu’étudiant mais comme que Directeur marketing et relations entreprises. En 2015, j’ai été promu Directeur du développement et des opérations. J’avais en charge la stratégie de développement national et international avec une équipe de 80 personnes, intégrées aux directions commerciales, entreprises et carrières, communication externe et institutionnelle, DSI, EDTech, digital et R&D.

Également membre du COMEX, j’ai participé activement à l’élaboration de la stratégie de l’école et j’ai à cœur de continuer à écrire son histoire en restant fidèle à son ADN et à ses valeurs : une école innovante et audacieuse, capable de se réinventer pour permettre aux générations d’étudiants qui se succèdent de s’épanouir et de se réaliser !

 

L’année dernière, vous avez gagné une place au classement SIGEM, qui reflète l’attractivité des Écoles auprès des préparationnaires. Quel rapport entretient l’EM Normandie avec les étudiants issus de classe préparatoire ?

Effectivement gagner une place au classement SIGEM est une belle performance car nous sommes passés devant l’INSEEC et nous talonnons La Rochelle Business School. Nos 85 places ont été pourvues et nous avons même puisé dans la marge de sécurité avec au total 88 intégrés. Un résultat d’autant plus positif que 10 Écoles n’ont pas rempli !

Mais ce résultat est mérité. Nous avons mis en œuvre des actions avec l’APHEC (Association des Professeurs des Classes Préparatoires Economiques et Commerciales, ndlr) pour assurer le continuum entre les classes préparatoires et les Grandes Écoles ainsi qu’avec l’ADEPPT (Association de Promotion des Classes Préparatoires Option Technologique, ndlr) autour de la promotion de la filière CPGE. Nous avons également créé le Track Excellence proposé en cycle Master qui attire les préparationnaires grâce à son parcours agile 100% en anglais et ses stages « haut potentiel » dans les tops entreprises.

Après deux ans de classe préparatoire, on rêve d’intégrer une Grande École où la professionnalisation, l’ouverture internationale, la vie associative et le développement personnel sont omniprésents. Et je sais de quoi je parle, je suis moi-même issu de prépa ! La force de l’EM Normandie est de répondre précisément à toutes ces attentes en apportant à ces têtes bien faites les hard skills et soft skills nécessaires pour bien évoluer ensuite dans le monde de l’entreprise.

 

De manière plus générale, comment jugez-vous la dynamique de l’École ces dernières années ? Votre projet s’inscrit-il en rupture ou bien dans la continuité de votre prédécesseur Jean-Guy Bernard ?

Pleinement investi dans la stratégie de l’École depuis 2013, je ne peux pas être juge et partie. Mais, je suis certain que les candidats auront compris que l’EM Normandie ne cesse de monter en puissance. Le renouvellement d’ACCSB et d’EQUIS en 2019, les deux plus grandes accréditations internationales, attestent de sa capacité à croître dans une dynamique d’excellence et l’ancre parmi les meilleures Business Schools mondiales. Le futur campus du Havre, un bâtiment High-Tech et full numérique qui ouvrira ses portes aux étudiants en septembre 2020, est également un signal fort du développement visionnaire de l’école. Mon ambition est de continuer à écrire son histoire en m’appuyant sur le travail accompli. Pas de rupture donc mais la volonté de poursuivre dans notre élan avec toujours plus d’innovations et en plaçant le digital et l’expérience étudiante au centre de nos actions !

 

Au sujet des campus internationaux implantés outre-Manche, quelle valeur ajoutée apportent-ils à vos étudiants ? Pourrait-on assister à l’ouverture d’un ou de plusieurs nouveaux campus étrangers prochainement ?

Nos campus d’Oxford et de Dublin permettent à nos étudiants de s’immerger dans de véritables tourbillons multiculturels et de bénéficier de cursus 100% en anglais dispensés à l’anglo-saxonne. Ils peuvent rejoindre celui d’Oxford dès la 1ère année (U3) et celui de Dublin dès la 2e année (M1), naviguer ensuite entre les campus ou y suivre l’intégralité de leur cursus suivant la couleur qu’ils souhaitent donner à leur CV.  Bien entendu, nous nous sommes préparés à un éventuel hard Brexit : l’EM Normandie est reconnue comme une institution britannique à part entière ce qui permet à nos étudiants de circuler librement sur le territoire. Et oui, nous envisageons d’autres campus à l’étranger. Nous ciblons l’Asie ou l’Amérique mais je ne peux pas en dévoiler davantage pour le moment… Il faudra un peu de patience !

 

Votre École est également pionnière dans le dispositif de l’alternance. Quelles sont les vertus de cette voie où les étudiants partagent leur temps entre l’école et l’entreprise ?

L’EM Normandie compte aujourd’hui plus de 800 étudiants en alternance : un record ! Convaincus des nombreux atouts de la filière – forte professionnalisation, exonération des frais de scolarité, tremplin vers l’insertion – nous avons vraiment mis l’accent sur son essor. Pour ce faire, Nous avons mené une enquête auprès des recruteurs pour identifier le rythme idéal, largement développé nos relations avec des entreprises qui pratiquent l’alternance et étendu les possibilités d’alternance à 10 spécialisations de dernière année. Les étudiants peuvent ainsi suivre la filière sur un an ou deux en fonction de leur projet à Caen, Le Havre ou Paris, voire même en travaillant dans des entreprises à l’étranger pour certains. Nous recevons chaque année des milliers d’offres d’alternance en exclusivité grâce à la confiance que nous avons su instaurer avec des entreprises comme Unilever, KPMG, Décathlon, L’Oréal ou encore Amazon.

Dimitri Des Cognets

Rédacteur en chef de Major-Prépa