La tech et l’ESC Pau BS : ça matche ! 🔥 La tech et l’ESC Pau BS : ça matche ! 🔥
Cette année, l’ESC Pau faisait partie des rares écoles de commerce à exposer à VivaTech, en compagnie de NEOMA BS, Grenoble EM ou encore... La tech et l’ESC Pau BS : ça matche ! 🔥

Cette année, l’ESC Pau faisait partie des rares écoles de commerce à exposer à VivaTech, en compagnie de NEOMA BS, Grenoble EM ou encore HEC Paris. Elle a profité de sa présence au sein d’un des plus grands salons mondiaux de l’innovation pour exposer sa pédagogie basée sur le mystérieux concept de Tomorrower.

 

VivaTech, le plus grand salon d’innovation de France

Organisé par Publicis ainsi que Les Echos, VivaTech est un salon né en 2016. Alors qu’il fête en 2019 sa quatrième édition, son affluence et son impact n’ont cessé de croître. Cette année, ce sont près de 125 000 visiteurs qui ont fréquenté les allées de Paris Expo et qui ont pu y croiser de nombreuses personnalités présentes comme Jack Ma (fondateur d’Alibaba), Bernard Arnault (président de LVMH) ou encore Emmanuel Macron.

C’est dans ce cadre très huppé que l’école a décidé d’exposer en compagnie d’entreprises partenaires, créées ou non par ses diplômés. Cela a été l’occasion pour nous de rencontrer deux personnages marquants de l’école, à savoir Anthony Payet, Responsable du Tomorrowers Factory Lab, ainsi que Youssef Errami, Directeur Général de l’école de commerce paloise.

 

La pédagogie du XXIe siècle

Anthony Payet dirige le Tomorrowers Factory Lab. Derrière ce titre se cache la gestion des 5 communautés qui composent l’école : les étudiants, les professeurs, les alumni, les partenaires (startups, entreprises, freelances) et le territoire.

Ses actions innovantes ciblent chacune de ces communautés. Il vise à créer de la transversalité dans chacune de ces communautés afin de transformer l’école en hub “où chacun peut avoir un rôle d’apprenant et de diffuseur d’information”. L’une des traductions de cette transformation se situe au sein de la relation enseignant-apprenant, où la relation professeur-élève du XXe siècle n’est plus.

A travers une pédagogie basée sur des actions concrètes, l’ESC Pau BS désire arrêter de mettre des étudiants pendant plusieurs années dans une salle en affirmant que cela fera d’eux des professionnels : “ce modèle est terminé […] nous voulons aujourd’hui révolutionner l’expérience apprenante”.

Il conçoit l’innovation pédagogique comme la possibilité d’accompagner avant tout les professeurs dans leur prise en compte des nouvelles manières d’enseigner. Les technologies, elles, ne sont qu’un outil au service de l’expérience d’apprentissage : elles ne sont pas le centre de la pédagogie.

Responsable du projet Vivatech, il a cherché à s’entourer de startups qui ont du sens dans le futur du travail et dans le futur de l’éducation de sorte à permettre à l’innovation de s’infuser dans l’école mais aussi d’en faire profiter alumni et entrepreneurs.

 

La vision de Youssef Errami, directeur de l’ESC Pau BS

Propulsé directeur général depuis bientôt un an, Youssef Errami a profité de ce salon et de son bouillonnement pour nous expliquer plus en profondeur les contours de son modèle pédagogique. Celui-ci, intitulé For Tomorrowers, est basé sur l’expérientiel, ainsi que sur trois axes d’apprentissage : le coach, le peer et l’abroad learning.

Youssef Errami

Youssef Errami, DG de l’ESC Pau BS

 

Derrière ces termes se cache une réalité très claire aucune matière n’existe pour elle-même. Le précepte qui guide la pédagogie de l’école est le suivant : chaque enseignement se transforme en action. « Nous n’enseignons plus les statistiques, les mathématiques financières. Des missions et situations simulées puis réelles permettent à ces compétences de n’apparaître que lorsqu’elles deviennent nécessaires et pertinentes. »

Les enseignants ont donc dû s’adapter à cette nouvelle manière de transmettre la connaissance : ils ne disposent plus de modules propres aujourd’hui : « Ils construisent des syllabus communs, en se basant sur des enchaînements de compétences et d’enseignements. L’intervenant n’apparaît ainsi que lorsque cela est nécessaire. »

 

Pour ce faire, les groupes d’étudiants sont relativement restreints, ils ne comptent qu’une trentaine d’étudiants au maximum. Au niveau master, les classes se réduisent souvent à 12/13 étudiants de sorte à individualiser au maximum l’apprentissage.

 

L’entrepreneuriat, un pilier phare de l’école

L’ESC Pau BS place l’entrepreneuriat au cœur de l’ensemble de ses cursus. C’est ainsi quetous les étudiants passent un semestre entrepreneurial à YStart, l’incubateur de l’école. Le directeur de l’école l’assume sans vergogne : « Même ceux qui ne veulent pas créer doivent se doter d’un état d’esprit adéquat. »

Cet état d’esprit est aussi partagé par les professeurs : ils bénéficient également de formations à de nombreux outils afin de pouvoir véhiculer leurs apprentissages à travers de nouvelles manières de faire.

 

La présence de l’école au sein du salon permet également à l’école de faire valoir son parti-pris auprès de l’écosystème français. C’est ainsi que Youssef Errami a pu intervenir au Talent Center, espace dédié aux initiatives en termes de formation et de carrières, autour de la thématique des jobs du futur avec Soumia Malinbaum, directrice du Business Development de Keyrus. Ils sont intervenus juste après Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique.

 

Le directeur de l’école a aussi pu trouver de nombreux partenaires au service de l’innovation organisationnelle et pédagogique de l’école. De nombreux projets trouveront leur place au sein de l’école. Un Serious Game personnalisable, qui permet à l’étudiant de scénariser la réalisation du développement d’une entreprise au-delà du simple business game, en se focalisant dans les compétences digitales et le storytelling, fera ainsi son entrée au sein de l’école.

Enfin, l’école a profité de sa présence pour distribuer 300 places pour les étudiants et candidats à ses concours. D’autres places ont aussi été attribuées à des diplômés afin de leur permettre d’avoir des opportunités B2B.

Mehdi Cornilliet Fondateur

Ancien étudiant à HEC Paris après une prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.