La croissance : le lexique et les théories à connaître La croissance : le lexique et les théories à connaître
Tu as sûrement commencé ton cours de première année en économie sur la croissance. Ou bien, tu es en deuxième année et tu veux... La croissance : le lexique et les théories à connaître

Tu as sûrement commencé ton cours de première année en économie sur la croissance. Ou bien, tu es en deuxième année et tu veux réviser ce chapitre. Alors, tu tombes à pique ! Tu trouveras ci-dessous l’essentiel à retenir et des explications pour y voir plus clair sur ce thème incontournable du programme d’économie. Il doit être parfaitement maîtrisé. C’est un thème basique qui peut être facilement mis en lien avec un autre. De plus, lorsqu’un sujet sur la croissance tombe aux concours, les notes sont souvent excellentes. Concentre-toi bien pour faire partie des meilleurs.

 

Quelques notions pour commencer

Selon Robert Solow, la croissance est l’augmentation pendant une période longue d’un indicateur de production en volume. Pour mesurer la croissance sur le long terme, on utilisera comme indicateur le PIB en volume. À l’inverse, à court terme, ce sera le taux de croissance.

La production : c’est une activité exercée sous le contrôle et la responsabilité d’une unité institutionnelle. Elle combine des ressources en main-d’œuvre, capital, bien et services pour fabriquer des biens ou fournir des services.

Le PIB : c’est un indicateur de croissance et de développement. Il mesure effectivement la production de richesses d’un pays. Il est principalement calculé en fonction de la production, c’est-à-dire qu’il correspond à la somme des valeurs ajoutées.

La critique du PIB : le PIB est souvent caractérisé comme un indicateur imparfait. En effet, il ne prend pas en compte la production non marchande, la production domestique, les activités polluantes et bien d’autres encore. De plus, il ne tient pas compte des transferts de revenus entre pays (ex. : personnes qui envoient de l’argent à leur famille en difficulté dans un autre pays).

 

Croissance et production

Tout d’abord, il faut savoir que, continuellement, « nous dépensons de l’argent et du temps pour produire plus et mieux » (le détour de production – Böhm-Bawerk). Ainsi, parfois il faut savoir faire un détour, investir et perdre un peu de temps, afin de pouvoir produire plus vite et mieux.

La loi des rendements décroissants : les classiques expliquent que lorsqu’une entreprise embauche plus sans augmenter le nombre de machines, il y a une diminution de la productivité et donc des rendements car les machines sont saturées (pas assez de machines par rapport au nombre d’employés).

Le capital : il correspond à l’ensemble des investissements qui permettent d’augmenter la production grâce à un allongement du processus productif. En entreprise, on parle souvent d’accumulation de capital lorsque l’acquisition de capital technique, par l’investissement, permet d’accroître l’efficacité productive.

Un investissement : l’acquisition de capital technique (machines) pour accroître l’efficacité productive. Malinvaud disait, à ce propos, que l’investissement correspond au prix du risque. Si l’entreprise a trop peur pour investir alors, elle ne pourra pas faire de profit supplémentaire. Donc, il recommandait aux entreprises de recourir à l’investissement pour stimuler leurs bénéfices en effectuant un effet de levier.

L’effet de levier : c’est une technique qui vise à augmenter la rentabilité des capitaux propres grâce à l’utilisation de son épargne (en investissant). Autrement dit, on fait travailler son argent.

Selon J. B. Clark, l’investissement est induit. Cela signifie qu’une variation de la demande va engendrer une variation de l’investissement. En effet, l’entreprise, pour répondre à la demande croissante, aura besoin de produire plus, ou à l’inverse de produire moins si la demande est décroissante. Pour savoir si elle doit investir, une entreprise calcule le TUC (taux d’utilisation des capacités), ce qui lui permet de connaître sa capacité de production maximale.

 

Croissance et progrès technique

Le progrès technique : il s’agit de l’ensemble des innovations permettant d’améliorer l’efficacité du système productif, de créer de nouveaux produits ou de nouveaux procédés.

Solow et Swan estiment qu’à long terme les économies s’orientent vers un état stationnaire (activités stables sans croissance ni décroissance). Cependant, J. Schumpeter compte sur le progrès technique pour stimuler la croissance. Il explique, d’ailleurs, la disparition de secteurs d’activité par le progrès technique (la destruction créatrice). En effet, l’apparition d’une innovation majeure amène la destruction d’une activité ainsi que ses produits et emplois, jusqu’à l’adaptation des entreprises qui, grâce à cette innovation, créent de nouvelles activités ainsi que les produits et emplois qui en découlent.

 

Conditions et finalités de la croissance

Les cycles à connaître : le cycle Kitchin ou le cycle court (trois à cinq ans), le cycle Juglar ou le cycle des affaires (dix ans), le cycle Kondratiev ou le cycle long (50 ans).

La croissance potentielle : désigne la croissance liée aux facteurs fondamentaux d’une économie, elle dépend à long terme de la démographie et du progrès technique.

La courbe de Kuznets : lorsqu’il y a une forte croissance, les inégalités se creusent entre ceux qui ont propulsé la croissance et les agents qui ne peuvent pas suivre. Ces inégalités stagnent le temps que les personnes n’ayant pas suivi soient formées. Finalement, le maintien de la croissance permet à long terme une réduction des inégalités par la formation. On assiste ici au ruissellement : sur le long terme, la croissance profite à tous.

La croissance exogène et le résidu : selon R. Solow, il y a une partie de la croissance qui n’est pas expliquée par la variation du capital et du travail, c’est-à-dire que la croissance ne dépend pas seulement de ces deux éléments endogènes. La croissance dépend aussi d’un élément qu’on ne connaît pas exactement, qu’il appelle le résidu. Il suppose malgré tout que le résidu s’explique par le progrès technique et l’état de la technologie.

La croissance endogène : à l’inverse, P. Romer explique la croissance économique par des facteurs endogènes, comme le développement du capital humain et les savoir-faire.

 

Maintenant que tu as une meilleure vision du lexique et des théories à connaître en économie-droit, il ne te reste plus qu’à briller lors des épreuves des concours ! Pour cela, nous t’avons préparé un article spécialement consacré à ce sujet. Tu peux le retrouver juste ici

Valentin Laugeois

Etudiant à Skema Lille après une prépa ECT au lycée Jean Perrin (Marseille).