La France et l’OTAN ou les liaisons dangereuses La France et l’OTAN ou les liaisons dangereuses
Le retrait du Général de Gaulle Le 17 septembre 1958, le Général de Gaulle, alors Président du Conseil, adresse au Président des Etats-Unis, Eisenhower,... La France et l’OTAN ou les liaisons dangereuses
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Le retrait du Général de Gaulle

Le 17 septembre 1958, le Général de Gaulle, alors Président du Conseil, adresse au Président des Etats-Unis, Eisenhower, et au Premier Ministre britannique Macmillan un Mémorandum dans lequel il demande une direction tripartite (à savoir les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France) pour l’OTAN. Ces réclamations ne s’arrêtent pas là et de Gaulle souhaite également une considération mondiale de leur sécurité et non pas seulement de la portion Atlantique. Toutefois, après trois années de discussion, Eisenhower puis son successeur L. Johnson ne modifient aucunement les modes de décision et de gouvernance au sein de l’Organisation.

Le Général de Gaulle souhaitait également adopter une stratégie  de dissuasion nucléaire qui déplaisaient fortement aux Américains.

Ainsi le 7 mars 1966, de Gaulle annonce au Président Johnson le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN.

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« Cher Monsieur le Président, Notre alliance atlantique achèvera dans trois ans son premier terme. Je tiens à vous dire que la France mesure à quel point la solidarité de défense ainsi établie entre quinze peuples libres de l’Occident contribue à assurer leur sécurité, et notamment quel rôle essentiel jouent à cet égard les Etats-Unis. Aussi la France envisage-t-elle dès à présent de rester, le moment venu, partie au traité signé à Washington le 4 avril 1949. Cela signifie que, à moins d’événements qui, au cours des trois prochaines années, viendraient à changer les données fondamentales des rapports entre l’Ouest et l’Est, elle serait en 1969 et plus tard résolue, tout comme aujourd’hui, à combattre aux côtés de ses alliés au cas où l’un d’entre eux serait l’objet d’une agression qui n’aurait pas été provoquée. Cependant, la France considère que les changements accomplis ou en voie de l’être depuis 1949 en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces, ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’alliance, soit en commun sous la forme de conventions multilatérales, soit par accords particuliers entre le gouvernement français et le gouvernement américain. C’est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamée par la présence permanente d’éléments militaires alliés, (…) de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN. »

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Noémie Moreau

Ancienne élève au lycée Dupuy de Lôme (Lorient) voie S. Actuellement étudiante en deuxième année à SKEMA et à l'université Jean Moulin (Lyon) en relations internationales et diplomatie.