La France et l’OTAN ou les liaisons dangereuses La France et l’OTAN ou les liaisons dangereuses
Entre gel et dégel La décision du Général de Gaulle ne sera pas remise en cause par les Présidents Pompidou et Giscard d’Estaing ainsi... La France et l’OTAN ou les liaisons dangereuses
Utilise les flèches ← → pour naviguer entre les éléments !

Entre gel et dégel

La décision du Général de Gaulle ne sera pas remise en cause par les Présidents Pompidou et Giscard d’Estaing ainsi que Mitterrand au début de son mandat. Peu à peu un consensus s’établit en France concernant les avantages diplomatico-politiques de cette situation originale et inédite.

Ce n’est qu’au début des années 1990 que la situation prend un nouveau tournant. Avec l’éclatement de l’URSS, Mitterrand autorise le fait que la France participe à des conversations quadripartites au sein de l’OTAN concernant l’avenir de l’organisation ainsi que la participation de la France à certains organes militaires intégrés tel que le comité militaire dans le cadre des opérations de maintien de la paix en Bosnie.

A la fin de l’année 1991, le Président américain George H. Bush avec l’aide de son Secrétaire d’Etat James Baker parviennent à faire survivre l’Organisation grâce aux nombreuses demandes d’adhésion des anciennes démocraties populaires alors libérées du joug soviétique.

En 1993, le chef de la mission française à Evere est autorisé à siéger au comité militaire dans le contexte de la crise en Yougoslavie. L’année suivante, la France se rallie lors du Sommet de l’OTAN au projet des Etats-Unis de « Partenariat pour la Paix » qui concerne les pays de l’ex-URSS. En outre, la France se dit favorable au principe d’élargissement de l’OTAN. La date de 1994 est également importante dans l’amélioration des relations entre les deux parties : le Livre Blanc français pour la défense prévoit une partie dédiée à la participation du ministre français de la Défense au Conseil atlantique ainsi que le du Chef d’état-major des armées au Comité militaire.

En mai 1995, le premier exercice de l’OTAN se déroule sur le territoire français ce qui n’était pas arrivé depuis 1965. En décembre de la même année, Jacques Chirac, fraîchement élu Président de la République décide de réintégrer la France à l’OTAN et annonce la participation du ministre de la Défense aux travaux du Conseil, la participation de la France au comité militaire ainsi qu’au collège de défense de l’OTAN et des meilleures relations de travail avec SHAPE -Grand Quartier général des puissances alliées en Europe en français.

Néanmoins, cette réintégration échoue. Premièrement la mise en place d’un système de double chaîne de commandement à l’intérieur de l’Organisation échoue qui aurait permis l’intervention de l’échelon européen en cas de non-intervention des Etats-Unis. Et, deuxièmement, les Etats-Unis refusent de concéder à la France le commandement Sud situé à Naples car se trouve dans cette région leur VIème flotte.

Utilise les flèches ← → pour naviguer entre les éléments !

Noémie Moreau

Ancienne élève au lycée Dupuy de Lôme (Lorient) voie S. Actuellement étudiante en deuxième année à SKEMA et à l'université Jean Moulin (Lyon) en relations internationales et diplomatie.