Lexique : 150 mots de géopolitique Lexique : 150 mots de géopolitique
HGGMC ? Oui, en prépa, les professeurs sont friands d’acronymes. HGGMC signifie en toute simplicité Histoire, Géographie et Géopolitique du Monde Contemporain. Qui dit... Lexique : 150 mots de géopolitique

HGGMC ?

Oui, en prépa, les professeurs sont friands d’acronymes. HGGMC signifie en toute simplicité Histoire, Géographie et Géopolitique du Monde Contemporain. Qui dit nouvelle matière, dit nouvelle épreuve et vous n’êtes pas sans savoir que l’épreuve phare de cette matière est la dissertation. Afin de pouvoir « briller » tel un papillon de lumière et expliciter lors de l’introduction les différents termes clés, l’équipe de Major Prépa a rédigé un lexique des mots essentiels propres à cette matière. Pas de problème, ils servent également à comprendre les concepts sous-jacents qui seront abordés au cours de tes deux ou trois (pour certains) années.

 

0-9

3e révolution industrielle : Jeremy Rifkin pense qu’une troisième révolution industrielle a débuté à la fin du 20e siècle avec le développement des NTIC. Constatant que nos sociétés sont trop dépendantes des énergies fossiles, il suggère que les NTIC et les énergies renouvelables soient à la base d’un nouveau modèle de croissance, plus durable.

 

A

Altermondialisme : Face à la mondialisation et surtout face à ses conséquences néfastes sur l’environnement, les droits de l’homme… est apparu un mouvement contestataire : l’antimondialisme. Comme son nom l’indique ce mouvement social revendiquait l’arrêt de la mondialisation. Mais, face au dynamisme de celle-ci, le mouvement a du se modérer et s’appelle à présent « l’altermondialisme ». Celui-ci ne revendique plus l’arrêt de la mondialisation mais simplement une mondialisation plus réfléchie et solidaire. Il met en avant des valeurs comme la justice, l’aide au développement, la démocratie, la protection de l’environnement… Il est constitué d’un grand nombre d’associations, d’ONG et de militants indépendants, qui se manifestent nottament lors d’événements tels que le Forum Social Mondial. Né en 2001 à Porto Allegre (Brésil), celui-ci se déroule chaque année en janvier, en marge du Forum Economique Mondial de Davos et a pour slogan « Un autre monde est possible ».

 

Américanisation : L’américanisation est un terme datant du 20e siècle et qui désigne l’influence des Etats-Unis (oui, américain veut encore une fois dire étatsunien, moi aussi ça m’énerve) sur les sociétés d’autres pays. Ça a commencé avec le chewing-gum des soldats américains qui ont pollué les plages de Normandie puis ça a été le plan Marshall et aujourd’hui ce sont les adolescents qui s’inspirent des stars hollywoodiennes. La culture américaine tendrait-elle à devenir la culture mondiale et la société mondiale tendrait-elle à devenir une société de consommation ? Par américanisation on entend aussi la propagation des principes moraux et politiques des Etats-Unis mais c’est sans doute moins flagrant.

 

Attractivité : A l’heure de la globalisation de l’économie, où un grand nombre d’acteurs sont en compétition dans un grand nombre de domaine, l’attractivité (la capacité d’attirer) est essentielle. On s’intéressera ici à l’attractivité économique à deux échelles. Pour les entreprises il s’agira d’avoir des techniques de production, de commercialisation, des prix… plus intéressants pour l’investisseurs, le partenaire, le consommateur, l’acheteur… Pour les territoires il s’agira d’avoir des installations portuaires, un environnement, un système d’impôts, un marché, une main-d’œuvre… plus attractifs pour les investisseurs, les entreprises, les chercheurs…

 

B

Balkanisation : L’expressions balkanisation désigne le processus de division d’un ensemble territorial ou politique en des Etats ou des régions autonomes plus petis et souvent en opposition les uns par rapport aux autres. Bien sûr ce terme s’inspire de la situation dans les balkans. Cette balkanisation fait nottament peur aux pays d’Europe de l’Ouest.

 

Basculement du monde : Concept au cœur des problématiques actuelles, régionales mais aussi mondiales. C’est LA tendance géopolitique et géoéconomique du moment. Et en école vous n’allez pas y échapper, vous étudierez les entreprises et marchés asiatiques. Alors en prépa, vous allez essayer de comprendre pourquoi. Ici, nous nous contenterons de dire que l’époque où le Nord (délimitation Nord-Sud par Yves Lacoste, donc grossièrement Amérique du Nord et Europe-Russie + Japon) regardait le Sud (Afrique, Asie centrale et de l’Est, Amérique du Sud) avec mépris, comme des pays sous-développés, exploitables pour leurs matières premières et, parfois, pour leur main d’œuvre, est révolue. Depuis l’émergence des dragons (Singapour, Hongkong, Taiwan et la Corée du Sud), l’éveil de la Chine et la crise de 2008, on assiste à un rééquilibrage du pouvoir mondial en faveur des pays émergents. Le Nord, lui, semble s’épuiser. C’est le basculement du monde. Et on a du soucis à se faire.

 

Biens mal acquis : Les biens mal acquis (marrant comme terme, non ?) sont les biens de dirigeants ou de proches du gouvernenement obtenus grâce à des détournements de fonds, des vols dans les caisses de l’Etat, des manœuvres de corruption ou des sur-rémunérations personnelles. Ainsi, Teodoro Nguema Obiang, surnommé Teodorin et vice président de la Guinée Equatoriale (où plus de 75% de la population vit sous le seuil de pauvreté), s’est offert alors qu’il était ministre de l’agriculture et au frais de l’Etat, un hôtel particulier avenue Foch à Paris de nombreuses Bugatti, Maserati… et pleins d’autres petits jouets.

 

Brain drain : « Drainage de cerveau », non on ne parle pas de zombies, ils ne sont pas acteurs du monde contemporain. On parle de territoires qui, du fait de leur conditions de vie, de leur législations, des salaires proposés…, attirent les travailleurs les plus qualifiés. Le pays de départ de ces migrations perd ses cerveaux, ils sont drainés et migrent, vers le pays d’arrivée qui les gagne (« brain gain »).

 

BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud (S et pas A parce qu’on dit South Africa en anglais). L’acronyme BRIC a été inventé par la banque d’investissement Goldman Sachs pour désigner les plus grandes puissances émergentes (même si la Russie ré-émerge plutôt) et depuis les quatre pays se réunissent en sommets annuels. Ils ont invité l’Afrique du Sud à les rejoindre en 2011 même si celle-ci n’est encore qu’une puissance régionale.

 

C

Capitalisme : Le capitalisme est le modèle d’une société où les moyens de production n’appartiennent pas à ceux qui produisent. En gros, où l’entreprise n’appartient pas à ceux qui y travaillent, mais à des actionnaires (au moins en partie). Il est basé sur la liberté d’entreprendre et d’échanger, l’actionnariat, la recgercge de profit et l’accumulation de capital. Les anti-capitalistes lui reprochent de chercher à accumuler du capital, parfois à influencer les décisions politiques, à faire de l’homme (santé, procréation…), de l’éducation, de l’art… des marchandises.

 

Carbon footprint : Je l’admets, j’aurai pu mettre « empreinte carbone », c’est pareil, mais comme ça on fait de l’anglais en même temps ! Bref, l’empreinte carbone est la quantité de dioxyde de carbone émise par une activité ou une personne.

 

Clientélisme : Dans le langage courant ce terme désigne très innocement une relation de dépendance réciproque entre deux personne. Mais en politique, ce terme devient péjoratif. Il désigne l’attitude d’une personne politique qui cherche le soutien de citoyens en leur accordant des faveurs injustifiées.

 

Colonialisme : Pour (tenter de) justifier la colonisation de territoires, le pays colonisateur utilise une doctrine, c’est le colonialisme. Ses motivations peuvent être la recherche de matières premières, d’un territoire plus grand pour sa population, l’installation de bases militaires, de « civiliser » les « races inférieures »…

 

Concentrations verticale et horizontale : Pour accélérer son développement, une entreprise peut choisir d’acheter d’autre entreprise, c’est une concentration. Elle est verticale lorsque l’entreprise rachète ses partenaires en amont et en aval de la chaine productive. Et elle est horizontale lorsque l’entreprise rachète ses concurrents (Rockefeller est ainsi parvenu à contrôler 95% du marché américain de l’acier avant le Sherman Act de 1890 contre les monopoles).

 

Conteneurisation : Le premier conteneur, petite –façon de parler –boîte métallisée d’une taille standardisée de 33m3 qui a permis la révolution des transports maritimes, créé par l’entrepreneur américain Mc Lean (non, ce n’est pas le nom d’un rappeur) en 1956. Alors on dit merci qui ? Merci Mc Lean. La conteneurisation est indissociable des porte-conteneur. Ces derniers jouent un rôle majeur dans l’évolution du trafic maritime mondial puisqu’ils permettent le transport des marchandises de tout type avec des taux de fret dépassant toute concurrence.

 

Crise : Encore un terme que tu devra définir en une ligne dans ta copie, comme dans un dictionnaire, mais sans pouvoir reprendre la définition laroussienne (non, ce mot n’existe pas, va voir dans le Larousse !). En effet, ce concept, très important mériterait qu’on l’analyse dans un article (ce que Major Prépa a fait justement !). Mais, en quelques mots, on peut dire qu’une crise est une rupture d’équilibre. En économie c’est une dégradation brutale de la situation économique, du fait d’un décalage entre la production et la consommation. Dans une société c’est un événement se caractérisant par des contradictions ou des incertitudes pouvant produire des explosions de violence. Enfin, en politique, une crise reflète l’inadéquation entre l’action d’une institution et la réalité et se manifeste par des mouvements sociaux, des grèves…

 

Croissance zéro : Née du « rapport Meadows » de 1972, aussi appelé rapport « Halte à la croissance », la croissance zéro est une théorie selon laquelle les pays développés arriveraient à un stade d’équilibre, à partir duquel ils n’auraient plus besoin de croitre économiquement, le progrès ne dépendant plus de cette croissance. L’avènement de cette théorie permettrait le ralentissement de la mondialisation et l’instauration d’un modèle de progression (non plus de croissance) plus durable.

 

D

Délocalisation : Drame pour les pays développés, chance pour les pays émergents, la délocalisation fait peur. C’est la fermeture d’une unité de production dans un pays pour permettre l’ouverture d’une autre unité de production dans un pays où les conditions de productions sont meilleurs pour l’entreprise. En gros, arrêtons de produire nos stylos en France parce que ça coûte cher et ils sont embêtants et allons chez les chinois qui sont quand même vachement moins chers et plus cools.

 

Démocratie : Parce que, quand même, tu te dois de pouvoir définir ce terme sans hésiter. Une démocratie est un régime politique dans lequel les 3 pouvoirs (législatif, judiciaire et exécutif) sont séparéset détenus par des représentants du peuple désignés lors d’élections au suffrage universel.

 

Désindustrialisation : Allant souvent de pair avec la tertiairisation, la désindustrialisation est la diminution de la part des activités industrielles dans les emplois et le PIB au niveau local, régional ou national. Elle peut être causée par des progrès danns les techniques de production ou la délocalisation.

 

Développement : Encore un grand mot de la géopolitique. Tu risques de tomber dessus tout le temps, alors mettons nous d’accord sur sa définition. Quoique non, il est trop important pour n’en donner qu’une, en voici plusieurs. Pour François Perroux, le développement est « la combinaison de changements mentaux et sociaux d’une population qui la rendent apte à faire accroître durablement son produit réel global ». Dans un langage plus courant, bien que moins précis, c’est ce qui permet à une société de faire grossir son PIB. Bernard Bret, quant à lui, définit le développement comme « la croissance plus la justice ». Critère qui semble essentiel quand on observe que la croissance ne profite pas à la population, au Togo, par exemple.

 

Dictature : Parce que, quand même, tu te dois de pouvoir définir ce terme sans hésiter. Une dictature est un régime politique dans lequel tous les pouvoirs sont détenues par une personne ou un groupe de personne, qui l’exercent sans que rien ne les limitent. La dictature s’oppose à la démocratie, et s’appuie donc sur l’usage de la force pour se maintenir.

 

Diplomatie : Pourquoi faire compliqué quand on peut donner une définition rapide, concise et efficace ? La diplomatie désigne la pratique, les actions et la manière de représenter un pays auprès d’un autre pays afin de régler un différend sans avoir recours à la force ou aux moyens militaires. De plus, la diplomatie peut également concerner les négociations entre les gouvernements et la manière dont celles-ci sont réalisées.

 

DIPP : Tu maîtrises le concept de DIT ? C’est une partie de la DIPP. La division internationale du processus productif, la DIPP, est une décomposition plus poussée de la chaîne de valeur. C’est à dire que ce n’est plus seulement le travail de production pure qui est divisé, mais l’ensemble du processus productif, de l’idée du produit à sa distribution, en passant par sa production.

 

DIT : Tu maîtrises le concept de travail à la chaîne dans l’industrie ? C’est de la division du travail. Imagine la même chose mais à l’échelle mondiale, c’est la division internationale du travail, la DIT. Dans la DIT chaque pays se spécialise en fonction des avantages qu’il propose comparativement aux autres (les avantages comparatifs). Ainsi avant d’être assemblés en Chine, les composants de l’iPhone sont produits aux Etats-Unis, au Japon, en Corée…

 

Djihad : Le terme djihad, ou jihad est souvent diabolisé. En fait il signifie en arabe « résistance », « effort » sur soi même pour aller vers Dieu, s’améliorer, et ça peut mener à de très belles action. Mais ça veut aussi dire « guerre sainte ». Et c’est en le comprenant ainsi que les iraniens ont défendu leur pays face à l’agression de l’Irak entre 1980 et 1988 mais aussi que certains groupes musulmans ont promu des actions contre les « infidèles » ou d’autres groupes de musulmans au cours de l’histoire (comme aujourd’hui avec Daech).

 

Dragons : Les quatre dragons asiatiques sont la Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong et Singapour. On les nomme ainsi car ce sont des pays qui sont passés, en une génération, de l’état de « pays sous-développés » à celui de « nouveaux pays industrialisés d’Asie » et aujourd’hui sont des « pays émergents », voire « développés ». Le Japon y est parfois associé, même si son développement datte de plus longtemps. On les appelle aussi les « tigres » mais il ne faut pas les confondre avec les « nouveaux tigres asiatiques » !

 

Droit d’asile : Je vous promets que c’est le dernier terme sur le sujet ! Le droit d’asile est inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 (article 14) : « Devant la persécution toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays ». A noter que de nombreux pays (l’Arabie Saoudite et l’Ukraine, par exemple) ne l’ont pas ratifiée.

 

Dutch disease ou syndrome hollandais  : Rassure-toi, malgré le terme s’apparentant à une nouvelle maladie qui pourrait faire l’objet d’un cours en PACES –Première année de médecine pour les néophytes –il n’en est rien. En effet, sous cette dénomination digne de  Dr House, le syndrome hollandais fait référence à ce qu’a connu les Pays-Bas dans les années 1970s, à savoir la surexploitation de gaz destiné à l’exportation qui a conduit à une augmentation du taux de change de la monnaie néerlandaise, réduisant, ainsi la compétitivité des produits hollandais à l’échelle mondiale. Trêve de blabla superfétatoire, néanmoins utile pour ta culture personnelle et retiens qu’il s’agit d’un phénomène économique qui relie l’exploitation de ressources naturelles et déclin de l’industrie manufacturière locale.

 

E

Eau : Bon tu te demandes sûrement pourquoi ce terme est dans le lexique. Bien sûr tu sais ce que sais, qu’il y en a beaucoup sur notre planète et que c’est important pour vivre. Mais savais-tu que des régions se battent pour elle ? En effet, pour consommer l’eau il faut la désaliniser, l’acheter, ou qu’elle vienne de sources. Beaucoup de populations n’ont pas assez de moyens ou d’accès à des fleuves. Elles se trouvent alors rapidement en situation de stress hydrique, à consommer de l’eau pouvant transmettre des maladies, à ne plus pouvoir cultiver… et sont prêtes à se battre pour en avoir. Tu auras donc bien à parler de géopolitique de l’eau.

 

Economie : Parce que c’est quand même dommage de ne pas savoir ce que c’est, voici une définition toute simple. L’économie est la capacité à produire, distribuer (vendre le plus souvent), échanger et consommer des richesses, que ce soit des biens ou des services. Comme ça tu le sais.

 

Economie collaborative : Vrai révolution dans l’économie, ce modèle repose sur l’échange ou le partage de biens (leboncoin, mutum), de services (blablacar) ou de savoir (livementor) entre particuliers, financé ou non, grâce à l’usage des nouvelles technologies. Il fonctionne particulièrement aujourd’hui, alors que les usagers sont las du système capitaliste classique, victimes de la crise et sensibilisés aux questions environnementales.

 

Economie de marché : Assez simplement, l’économie de marché est un système économique centré sur la confrontation de l’offre et la demande.

 

Economie d’échelle : Assez simplement, faire des économies d’échelle c’est produire plus pour  payer moins (toutes proportions gardées). En effet, produire en grande quantité n’augmente pas les coûts fixes (locaux, matériel…) et donc permet de réduire le coût unitaire des produits.

 

Economie informelle : Si l’économie formelle désigne l’ensemble des activités de biens ou de services qui sont sous le contrôle d’un Etat, l’économie informelle est donc tout ce qui échappe au contrôle de l’Etat. Si besoin d’un exemple concret, tu peux penser au marché noir ( à ne pas mentionner tel quel, c’est simplement pour illustrer le propos).

 

Émergence : Les pays émergents, tu vas en entendre parler un nombre incalculable de fois, tu vas essayer de faire des listes (G20-G8-UE, BRICS+Next11…?) sans jamais en trouver une parfaite. Mais la définition est plus claire rassure-to. Là, tu peux dire que l’émergence est la situation d’un pays qui connaît une forte croissance économique grâce à son insertion dans la mondialisation et ayant la capacité de bouleverser l’ordre établi sur le plan géopolitique et géoéconomique (dernier critère que l’on doit à Jean Coussy).

 

Emigré et Immigré : Sujet toujours aussi sensible, on va encore chercher la neutralité Un émigré est une personne ayant quitté un pays et étant arrivée dans un autre. Un immigré est une personne allant dans un pays et étant arrivée dans un autre. Tu vois la subtilité ? Point de vue du pays d’origine/ point de vue du pays d’accueil. Attention, la neutralité de ces termes ne garantit pas la neutralité de la phrase s’ils sont accompagnés de qualificatifs, négatifs comme positifs !

 

Etat d’urgence : Ha Ha Ha, ça c’est une « burning issue »  (question brûlante) ! Inscrit dans les textes de l’ONU et la Constitution française, l’état d’urgence est un régime d’exception qui permet au gouvernement de renforcer ses pouvoirs en cas d’atteinte grave à l’ordre public. Sa proclamation induit notamment une extension des pouvoirs des représentants de l’ordre (les perquisitions par la police sont plus faciles, les assignations à résidence peuvent être prolongées…) et une restriction des libertés publiques et individuelles (la presse peut être contrôlée, les communications téléphoniques interceptées…). Les libertés fondamentales (comme la liberté de culte ou d’expression) restent bien sûr assurées. Après les attentats du 13 novembre 2015 l’état d’urgence a été décrété sur l’ensemble du territoire français, il a été prolongé mais assoupli (plus de contrôle de la presse par exemple) depuis.

 

Etat failli : Un Etat failli est un Etat en déliquescence, ç’est bon ? Non, je rigole, plus précisément c’est un Etat qui ne parviendrait pas à assurer ses missions essentielles, particulièrement le respect de l’Etat de droit. Cette notion est utilisée pour légitimer une intervention de la communauté internationale.

 

Etat-nation : C’est un Etat qui soit aussi une nation, et une nation qui soit aussi un Etat. Voilà. On passe à autre chose ? Non, plus sérieusement. Un Etat est la résultante de l’organisation d’une population ayant manifesté la volonté de vivre ensemble. Il est délimité par des frontières, organisé autour d’institutions, réunit des personnes partageant les mêmes valeurs… Tandis qu’une nation est l’ensemble d’une population qui partagent une origine, une langue, une religion… bref, une identité. Alors l’Etat-nation est la formation d’un Etat où sont réunis les membres d’une même nation, sa force réside dans la cohésion de sa population et sa légitimité à la gouverner.

 

F

Fin de l’histoire : Cette formule nous vient de Hegel et Marx qui prévoyaient qu’un jour (avec le communisme si possible) la société n’évoluerait plus mais s’auto-entretiendrait simplement. Mais avant qu’elle ne nous parvienne, cette expression a été utilisée par Francis Fukuyama, pour qui, la fin de l’URSS marquait le commencement d’une ère où le libéralisme et la démocratie triompheraient des guerres et des idéologies. Maintenant qu’elle nous est parvenue, on peut le dire : l’histoire ne s’est finie d’aucune de ces deux façons. Mais peut-être arrivera tu à t’approprier toi aussi l’expression pour deviner l’avenir de notre société…

 

Financiarisation de l’économie : Phénomène très récent, la financiarisation de l’économie correspond à l’augmentation de la part des activités financières (banque, assurance…) dans le PIB des pays développés. Elle s’explique par la multiplication des produits, des acteurs et des recours financiers.

 

Flux : Le mot désigne un ensemble de choses évoluant dans un sens commun. Bien sûr tu peux penser à plein de flux pas très glamours. Mais ceux qui nous intéressent sont assez inoffensifs. En économie les flux désignent simplement la somme des échanges effectués par divers acteurs de l’économie, ils peuvent être physiques (les marchandises, ton livre de maths que tu achètes super cher…), monétaires (les IDE, l’argent pour payer ton livre de maths super cher…) et d’information (cet article que tu lis, le contenu de ce livre de maths super cher…).

 

Fonds vautour : Juste à leur nom tu te doutes qu’il n’est pas très agréable de devoir de l’argent à des fonds vautours. Et tu as bien raison. Ce sont, en effet, des institutions financières qui rachètent pour pas grand choses les dettes des Etats qui ne peuvent plus les rembourser et les forcent à le faire au moyen de nombreuses poursuites judiciaires.

 

Françafrique : L’expression « France-Afrique » a pour la première fois été utilisé par Houphouët-Boigny (ensuite président de la Côte d’Ivoire) pour qualifier le souhait de la France et de certains dirigeants africains de garder des relations privilégiées après la décolonisation. Le terme « françafrique » peut aussi prendre un sens négatif pour dénoncer les tendances néo-colonialistes de la France qui peut même soutenir des dictateurs africains pour assurer la stabilité dans ses anciennes colonies.

 

Frontière : Au grand désarroi de la plupart d’entre vous, la notion de frontière est polysémique. Ainsi, si à l’origine le mot frontière prend ses sources d’un mot militaire qui n’est autre que le mot « front » qui désigne la zone de contact avec l’armée ennemie. Progressivement ce terme évolue et désigne progressivement une limite entre deux Etats, pouvant se traduire par un obstacle géographique (Le Mont Oural pour la frontière entre l’Europe et l’Asie), mais aussi par la matérialisation d’une discontinuité entre deux systèmes politiques. Pour cette dernière partie, la frontière agit comme un filtre donc une alternance de phase d’ouverture et de fermeture. Cette première définition revêt une dimension plus politique. Toutefois, et c’est là que les choses se compliquent légèrement, la frontière peut également revêtir une dimension sociale et culturelle. Dans ce cas, il difficile de cerner les limites car elles peuvent être linguistiques, religieuses, etc.

 

FTN : Non, pas FMN (firmes multi-nationales), FTN (firmes trans-nationales) ! Essaye d’oublier FMN, c’est du passé. En fait, une multi-nationale est une entreprise qui a une activité à l’étranger (elle peut simplement vendre par exemple), tandis qu’une trans-nationale est une entreprise qui a des filiales dans des pays autre que le sien (là où se trouve son siège social).

 

G

GAFAM : Encore un acronyme anglais ! Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft sont les heureux vainqueurs du titre de dominants du marché du numérique !  Beaucoup d’investissement dans la recherche, d’où beaucoup d’innovation, d’où beaucoup de succès, d’où beaucoup de profit, et pourtant si peu d’employés, ils sont forts, il faut l’admettre.

 

Gentrification : L’anglicisme et néologisme « gentrification » désigne le phénomène urbain par lequel les résidents les moins favorisés quittent la ville au profit d’une population plus aisée qui parvient à y améliorer les conditions de vie (comme à Harlem à New York ou dans le Marais à Paris).

 

Géopolitique : Tu viens probablement d’intégrer une ECS avec un statut de bizuth (les carrés sont aussi les bienvenus), et tu découvres dans ton emploi du temps le terme de géopolitique, jusque-là inconnu au bataillon. Mais avec une grande perspicacité sur l’analyse de ce terme qui te paraît de prime abord barbare, tu arrives à distinguer deux termes « Géographie » et « Politique » : Bravo c’est déjà un bon début. Mais alors qu’est-ce que la géopolitique ? Il est nécessaire de savoir qu’il s’agit d’une notion récente, apparue au début du XXème siècle. Selon Yves Lacoste (NDLR : référence incontournable pour tout élève en ECS), dans son ouvrage  Géopolitique, la longue histoire d’aujourd’hui , le terme géopolitique se définit comme « les rivalités de pouvoirs ou d’influence sur des territoires et les populations qui y vivent » (avec cette citation, tu marqueras des points auprès de ton/ta professeur(e) ). De ce fait, la géopolitique recoupe plusieurs niveaux d’analyse dans un espace donné qui sont tout d’abord la nécessité de connaître les relations de pouvoir, puis la connaissance des relations pouvant être soit des alliances soit de nature hostile avec les composantes externes et, enfin, il est utile de déterminer les caractéristiques particulières de chaque nation  – un territoire propre, un pouvoir indépendant et une langue.

 

Globalisation financière : Expression dans laquelle on peut enfin traduire « globalization » par « globalisation » ! Mais pas seulement. C’est aussi le processus (résultat du libéralisme, du développement des nouvelles technologies et des nouveaux produits financiers) par lequel les marchés de capitaux nationaux s’ouvrent et s’intègrent en un seul marché régional voire mondial des capitaux.

 

Gouvernance mondiale : Ce serait pas mal si tous les pays se mettaient d’accord pour gouverner le monde de manière juste et réfléchie, non ? Mais c’est un peu compliqué, tu t’en doutes, parce qu’on est pas tous d’accord, parce que chacun défend ses intérêts. Cependant, du fait de la mondialisation, nous sommes devenus de plus en plus interdépendants. Et donc il est aujourd’hui dans l’intérêt de la plupart d’entre nous de nous mettre d’accord pour définir des réglementations à l’échelle supranationale. C’est le rôle de la gouvernance mondiale. Bien sûr il n’y a pas de gouvernement mondial, de ministres mondiaux, de président mondial (et pourquoi pas maître du monde pendant qu’on y est ?), mais des réunions et des accords entre les principaux acteurs de la mondialisation. Plus ou moins légitimement (à toi de juger), les grandes décisions peuvent être prises par exemple lorsque Obama est accueilli par Xi Jinping dans la cité interdite en novembre 2014, par les Etats membres lors des réunions de l’ONU, du FMI, du G20 ou d’autres institutions supranationales, par les ministres de l’économie et les FTN lors du sommet de Davos…

 

H

Hardpower : Oui, oui (pas comme le conducteur de la célèbre voiture jaune), parfois il y a des termes en anglais : english is worldwide car sa traduction en français –puissance dure –impose moyennement le respect, mais pour la plus grande joie de tous la définition sera donnée en français. Le hardpower est la capacité d’influencer le comportement d’autres acteurs par le biais de la contrainte, la coercition, voire par le recours à la violence. Les éléments du hard power regroupent essentiellement les moyens économiques, politiques et militaires.

 

Hyperpuissance : Une hyperpuissance est une nation rayonnant mondialement dans les domaines économique, politique, culturel, militaire mais aussi technologique, financier et diplomatique. Il n’y en a qu’une seule pour le moment, et bien sûr ce sont… (roulements de tambours)… les Etats-Unis ! Au passage, c’est Védrine (encore lui) qui a, le premier, utilisé ce terme.

 

I

IDE : Les investissements directs à l’étrangers. C’est assez simple au premier abord, ils représentent l’argent que des entreprises investissent dans d’autres pays que le leur. Plus compliqué à présent, il en existe 2 types. Il y a d’abord les fusions-acquisitions (une entreprise qui investit dans une entreprise déjà existante) et les green fields investments (une entreprise monte de toute pièce un établissement à l’étranger).

 

Identité : Les informations personnelles inscrites sur ta carte d’identité ou ton passeport renseignent sur ton identité car elles constituent l’ensemble des traits de l’individu que tu es (des informations officielles, du moins) qui permettent de te caractériser par rapport aux autres. Mais l’identité peut aussi être celle d’une communauté (religieuse, nationale, ethnique…), alors tu y appartiens si tu remplis les particularités qui la définissent. C’est à dire, de la même manière, l’ensembles des traits de la communauté qui permettent de la caractériser par rapport aux autres, ce qui fait qu’elle existe.
IDH : L’indice de développement humain permet, mieux que le PIB, de déterminer le niveau de développement d’un pays. Il est calculé en prenant en compte l’espérance de vie, l’accessibilité de l’éducation et le PIB par habitant.

 

IFI : Encore un acronyme, alors tu trouves ce qu’il veut dire ? Bon allez je te le dis : Institutions Financières Internationales. Le plus souvent non privées ce sont des institutions finançant les gouvernements en ayant besoin ou des secteurs privés en ayant besoin dans des pays que l’on veut aider. La représentation d’un Etat y est, le plus souvent, liée à l’importance de son investissement. Parmi ces institutions on compte le FMI (Fond monétaire internationale), la Banque Mondiale mais aussi la Bird (Banque internationale pour la reconstruction et le développement), la BCE (Banque centrale européenne)…

 

Impérialisme : Tu joues à Clash of Clans ? Tu pensais que ce n’étais pas une bonne idée en prépa ? Détrompe toi car le jeu illustre tout à fait (quoiqu’à plus petite échelle) le concept d’impérialisme ! En effet, l’impérialisme est la politique d’un pays qui cherche à dominer d’autre territoires que le sien. Et toi, tu en es à quel niveau ?

 

Indice Big Mac : The Economist est ton plus grand allié en prépa, en voici encore la preuve. L’indice Big Mac est une mesure de parité pouvoir d’achat (parité c’est juste pour dire qu’on pondère par le coût de la vie dans chaque pays) calculée deux fois par an par The Economist. Pour cela il compare le prix du Big Mac, produit assez identique et consommé partout dans le monde (quoique peut-être pas en Corée du Nord), dans chaque pays, ce qui permet d’imaginer le niveau de vie de sa population.

 

Indice de Gini : L’indice de Gini est une mesure des inégalités de niveaux de vie partout dans le monde. Il serait de 0 dans une société parfaitement égalitaire (dans les salaires, les revenus, le pouvoir d’achat…) et de 1 dans une société parfaitement inégalitaire (où tous les salaires, revenus, pouvoirs d’achat… seraient nuls sauf pour une personne). Entre les deux extrêmes la société est d’autant plus inégalitaire que l’indice de Gini est élevé.

 

Inégalités : En géopolitique, lorsqu’on parle d’inégalités c’est souvent pour désigner un des effets de la mondialisation. D’ailleurs, demande à tes cubes de te parler du sujet Ecricome 2016 ou regarde l’analyse de ce sujet sur ton site préféré (Major Prépa, entendons nous bien). Mais simplifions le débat pour ce lexique, la mondialisation favorise les inégalités entre les pays (les développés, les émergents et les PMA surtout) et les inégalités entre individus à l’échelle du monde (une jeune fille d’Afrique subsaharienne et un cinquantenaire américain, pour faire dans le stéréotype). Pour les inégalités entre individus au sein d’un pays, ce n’est pas aussi évident, ça dépend beaucoup de la politique du pays.

 

Ingérence : L’ingérence c’est un peu s’occuper de ce qui ne nous regarde pas. Mais quand il s’agit d’envoyer des secours ou des forces armées internationales pour aider des populations victimes de violences ou de catastrophes naturelles et que l’Etat concerné ne coopère pas, on aimerait pouvoir s’ingérer quand même. C’est l’ingérence humanitaire, ça existe depuis la Guerre du Biafra de 1967 à 1970. C’est ce que fait Médecins Sans Frontières par exemple.

 

Intégration : Dans le langage commun, l’intégration désigne le fait de rentrer dans un ensemble. Mais on est en prépa, on ne peut pas se contenter d’une définition si simple, ce serait trop facile. En prépa nous allons en fait définir le terme de deux façons. Economiquement, l’intégration est la stratégie par laquelle les entreprises regroupent leurs activités : verticalement pour maitriser l’ensemble de la chaine du produit, de l’imagination, à la distribution en passant par la conception, la production…, ou horizontalement pour dominer le secteur et rivaliser avec la concurrence. Géopolitiquement, l’intégration est la stratégie par laquelle les Etats se réunissent au sein de ZIR (zone d’intégration régionale, comme l’UE ou le Mercosur par exemple) pour avoir plus de poids économiquement et politiquement au sein du monde globalisé. Après, face à un sujet, à toi de déterminer quelle définition choisir (la seconde le plus souvent).

 

Islamisme : L’islamisme, qui n’est pas forcément radical, notons le, est une idéologie politique. Elle promeut l’instauration d’un Etat basant ses institutions, son économie et le fonctionnement de sa société sur l’Islam.

 

Isolationnisme : Le président américain James Monroe a dit « L’Amérique aux américains », il s’intéressait à l’Amérique du Sud et voulait que les européens n’ingère plus sur le continent. En retour, il ne comptait plus non plus s’occuper d’autre continent que le sien. Sauf s’il s’agissait de défendre l’image ou la domination économique de son pays, bien entendu. C’était une politique isolationniste : le pays reste à l’écart des affaires internationales, prône la non-ingérence politique et pratique le protectionnisme économique. Les Etats-Unis l’ont beaucoup pratiqué et Donald Trump promet d’y revenir s’il est élu.

 

J

Jour du dépassement : C’est la date à laquelle l’humanité a consommé les ressources renouvelables que la Terre peut produire en un an. Après on tire sur le compte épargne de notre mère Nature de manière irréversible et il se vide de plus en plus vide année après année. Pour te donner une idée, en 1986 c’était le 31 décembre (parfait), en 1990 c’était le 7 décembre, en 2000, le 1 novembre et en 2016 le 8 août (on consomme donc 1,5 Terre par an). Tiens toi au courant pour 2017 !

 

K

Keynésianisme : Ici nous allons survoler une doctrine essentielle de l’économie, donc si tu veux plus de précisions, regarde l’article que Major Prépa a consacré à Keynes. Pour faire simple ici nous dirons que le keynésianisme est une théorie selon laquelle la demande détermine le niveau de production et donc d’emploi. Il est favorable aux entreprises privées mais conseille à l’Etat d’intervenir pour lutter contre le chômage quand celui-ci est trop important.

 

Krach boursier :  Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Un krach boursier est un effondrement brutal (par exemple plus de 20% en quelques jours) des cours des actions cotées en bourse. Souvent il fait suite à l’éclatement d’une bulle spéculative et peut toucher un marché en particulier, tel que l’immobilier.

 

L

Le choc des civilisations (et la refondation de l’ordre mondial, mais ça tout le monde le zappe) : C’est le titre d’un livre d’analyse géopolitique TRES controversé et donc TRES important pour tout préparationnaire. Dans ce livre, paru en 1996 sous le titre « The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order », Samuel Huntington analyse les relations internationales actuelles en se basant sur un découpage du monde en 8 civilisations (définies de manière très floue), ce qui lui permet de prévoir ce que sera l’ordre géopolitique de demain et les conflits qui l’animeront.

 

Le Consensus de Washington : En 1989 l’économiste John Williamson fait quelques recommandations aux pays d’Amérique Latine, comme d ‘équilibrer leur balance commerciale, de libéraliser, de privatiser, de dérèglementer… Ce qui correspond assez à la vision des américains de ce que doit être l’économie. C’est pourquoi le FMI (fond monétaire international), la BM (banque mondiale) et la Fed (réserve fédérale des Etats-Unis) passe un accord appelé le « consensus de Washington » pour n’accorder d’aide financière qu’au pays suivant ces recommandations. Aujourd’hui on parle de ce consensus pour désigner l’ensemble formé par ces trois institutions.

 

Le Grand jeu : Là encore un terme ancien que l’on a remis au goût du jour. Ce terme apparaît pour la première fois dans le livre Kim, publié en 1901, de Rudyard Kipling (R.Kipling sera suffisant à retenir, ne t’inquiète pas). Il renvoie alors à  la rivalité entre la Russie et le Royaume-Uni pour la domination de l’Asie centrale. Aujourd’hui il désigne toutes les tensions internationales pour la domination d’un territoire
D’ailleurs, quitte à retenir le nom de R.Kipling, prend aussi 2 minutes pour lire son poème « Le fardeau de l’Homme Blanc », c’est une référence facilement exploitable, originale et intéressante.

 

Libéralisme : Né au 19e siècle, le libéralisme est une doctrine politique prônant la liberté politique, religieuse, économique… De nos jours, on parle de libéralisme en politique pour désigner la recherche de démocratie et la défense des libertés individuelles. Et on en parle en économie pour désigner la défense des principes de libre entreprise et de liberté de marché, et la lutte contre l’interventionnisme étatique.

 

Libre échange : Le libre échange est un principe ayant pour but la libre circulation des produit et des services au niveau régional ou mondial en abaissant voire supprimant les barrières tarifaires et non tarifaires (les normes sanitaires, les législations…) qui limitent les flux de marchandises (ce principe ne concerne pas les travailleurs et les capitaux). Il favorise donc la libre concurrence, donc la division internationale du travail (DIT) et ainsi le développement économique des nations en faisant partie (d’où l’émergence de la Chine par exemple).

 

Licorne : Une licorne est une start up dont la valorisation boursière dépasser le milliard de dollars, en France en n’en compte 2, blablacar et criteo.

 

Lobbies : Un lobby (groupe de pression en français) est un groupe de personnes réunies pour défendre leurs intérêts privés en exerçant une influence ou une pression sur des personnages ou des institutions publiques au moyen d’avocats, de fondations, de campagnes…

 

M

Macroéconomie : La macroéconomie est la branche de l’économie (en tant que science) qui étudie les phénomènes économiques globaux, à une échelle nationale ou mondiale, selon un secteur particulier ou dans toute l’économie.

 

Main invisible du marché : Cette théorie, développée par Adam Smith, nous fait déculpabiliser d’être égoïste. D’après lui, en cherchant égoïstement à améliorer sa situation économique chaque individu contribue à la richesse et l’amélioration du niveau de vie de tous. Comme s’ils étaient conduits par une main invisible à servir l’intérêt général. La seule condition qu’il pose n’est pas des moindres : le libéralisme.

 

Malthusianisme : Thomas Malthus, un mec pas très sympa, suggérait que l’on zigouille une partie de nos bébés, pour qu’il y ait moins de bouches à nourrir. Enfin, d’après lui c’était juste un contrôle des naissances parce que la population d’un pays augmente plus vite que la production des ressources nécessaires pour la faire vivre. Mais toi et moi savons de quoi il retourne, pas vrai ? En tous cas le terme de malthusianisme est resté pour désigner une politique de limitation des naissances.

 

Marché noir et marché gris : Le marché noir est un marché clandestin où les personnes s’échangent des biens, services, informations… légaux ou non, en contournant les lois (la quantité, les taxes…). Le marché gris, plus soft, est un marché tout aussi clandestin mais qui utilise des moyens de vente légaux quoique non autorisés par le fabricant ou le propriétaire pour échanger des produit légaux. C’est par exemple ton ami qui te revend un paquet de clope acheté en Espagne (d’ailleurs fumer tue et en prépa c’est ballot).

 

Maritimisation : Il s’agit du processus débuté dans les années 1970 par lequel les échanges internationaux s’opèrent de plus en plus par voie maritime.

 

Métropolisation : Là encore, tu peux deviner de quoi on va parler. Métropol + isation. Le processus de développement des métropoles. Mais, si tu veux l’employer, relie le toujours au concept de mondialisation. Parce qu’aujourd’hui, la métropolisation s’accélère du fait de la mondialisation (les investissement affluent vers les grandes villes de province et favorisent l’accroissement de la population, le développement des réseaux de transports, de télécommunications…), qui elle même est encouragée par la métropolisation (les métropoles devenant plus attractives du fait de l’accroissement de la population, du développement de ces réseaux… les investissements affluent). Une spirale bénéfique en somme ! En France par exemple, on assiste au développement des métropoles de province telles que Nantes, Lille, Lyon, Toulouse, Strasbourg, Rennes et bien d’autres (tu auras peut-être la chance d’y aller pour tes oraux, puis de participer à la métropolisation en allant y étudier), qui viennent compenser le poids de Paris.

 

Microéconomie :  La microéconomie est la branche de l’économie (en tant que science) qui étudie les comportements économiques particuliers, à l’échelle de l’individus ou d’un type d’individus, selon un secteur particulier ou dans tout l’économie.

 

Migrant : Ok là, sujet sensible, sur lequel, on le sait, il faut éviter de faire des amalgames. Donc pour que ce soit clair, migrant est le terme le plus neutre possible pour désigner les personnes qui quittent un pays pour en rejoindre un autre. Elles sont en déplacement, pour des motifs qui peuvent être économiques, politiques, familiaux, professionnels, même une envie inexplicable suffit !

 

Monde unipolaire, bipolaire, multipolaire : Analysons les termes, uni=un, bi=deux, multi=plusieurs, polaire=pôles, donc le monde organisé autour d’un pôle, de deux pôles ou de plus de pôles. Simple non ? En effet le système international se construit autour de relations dans lesquelles il y a toujours des pays dominants. L’équilibre mondial et la paix dépendent donc du nombre de ces pôles et de leur poids les uns par rapport aux autres. Au temps de la guerre froide on parlait d’u, monde bipolaire (les pôles étant les Etats-Unis et l’URSS, mais comme on le sait les forces n’étaient pas très équilibrées), puis dans les années 90 le monde était unipolaire (les Etats-Unis était la superpuissance, on fait mieux comme équilibre), enfin aujourd’hui, du fait de la mondialisation et de l’émergence de certaines régions, on parle d’un monde multipolaire (Etats-Unis, Asie du Sud-Est et Union Européenne, en gros, jusqu’à présent ça à l’air de fonctionner, mais les risques se sont multipliés avec les pôles).

 

Mondialisation : « Globalization » en anglais à ne surtout pas traduire par « globalisation », ce n’est pas la même chose, va voir à « globalisation financière ». Bref, mondialisation donc. C’est THE terme que tu va voir tout le temps, THE terme dont il faudra que tu connaisses la définition précise, citation à l’appui dans l’idéal. Pour ce qui est de la définition, on dira que la mondialisation est le processus d’ouverture des économies au marché mondial et, par là même, d’intégration des marchés et de rapprochement des hommes. Il en résulte la libéralisation et l’intensification des échanges et de la concurrence, l’interdépence des économies, qui adoptent le modèle occidental d’économie de marché, et le développement des transports et des NTIC.
Pour ce qui est des citations, en voici 3, tu choisis ton niveau de difficulté : On parle de mondialisation pour désigner la « Création d’un espace unique de niveau mondial » (Jacques Levy), valable d’un point de vue économique et géopolitique. Mais aussi, « Nous définissons la mondialisation comme le processus historique d’extension progressive du système capitaliste dans l’espace géographique mondial » (Laurent Carroué), plus économique. Et enfin, on peut définir la mondialisation comme « l’intégration plus étroite des pays et des peuples du monde qu’ont réalisée, d’une part, la réduction considérable des coûts de transport et des communications, et d’autre part, la destruction des barrières artificielles à la circulation transfrontière des biens, des services, des capitaux, des connaissances et (dans une moindre mesure) des personnes » (Joseph Stiglitz), tu trouveras pas plus précis.

 

Multiculturalisme : Le multiculturalisme est l’ambition de concilier citoyenneté et diversité culturelle à l’échelle d’un Etat. Les différentes cultures sont mises sur un pied d’égalité et l’objectif est plus l’intégration (incorporation d’éléments extérieurs mais préservation de leur identité) que l’assimilation (absorption des éléments extérieurs).

 

N

Nationalisme : À différencier du patriotisme, plus pondéré et positif.  Car, comme l’a dit le Général de Gaulle « Le patriotisme c’est aimer son pays, le nationalisme c’est détester celui des autres », et je n’oserais pas le démentir. Simplement, pour préciser, le nationalisme est un mouvement politique revendiquant pour une nation de former un Etat. C’est à dire cherchant à réunir les personnes d’une même nationalité au sein d’un Etat. Ce mouvement passe par l’exaltation de l’idée de nation et l’attachement passionné à son unité, qui prime sur toute autre considération politique.

 

NATU : Levons rapidement le suspens, cet acronyme désigne le groupe formé par Netflix, Air BNB, Tesla et Uber. Avec les GAFAM elles sont les dix plus grandes sociétés américaines de l’économie numérique. Les NATU sont les nouveaux géants du numériques et concurrencent déjà leurs « ancêtres » les GAFAM.

 

Néo-colonialisme : Depuis la décolonisation, certaines ex-puissances coloniales cherchent à maintenir une certaine domination économique, politique ou culturelle sur ses anciennes colonies, pour assurer leur approvisionnement en matières premières par exemple. C’est du néo-colonialisme.

 

Next 11 : Les Next Eleven sont onze pays désignés, à la suite des BRICS, par Goldman Sachs comme les prochaines puissances émergentes qui pourraient avoir le même effet que les BRICS. Ce sont le Bangladesh, la Corée du Sud, l’Egypte, l’Indonésie, l’Iran, le Mexique, le Nigéria, le Pakistan, les Philippines, la Turquie et le Viêt Nam.

 

Nouvelle économie : La nouvelle économie désigne la situation économique que l’on connait depuis les années 1990 et l’émergence des nouvelles technologies et surtout le développement d’internet qui ouvre des nouvelles perspectives pour les marchés du travail, financiers, de la communication…

 

NPI : Les NPI, c’est à dire nouveaux pays industrialisés sont les pays qui ont décollé sur le plan industriel dans les années 1960. Il n’y a pas de liste officielle, les dragons en ont fait partie, aujourd’hui on y mettrait les tigres, les BRICS, la Turquie…

 

O

Occidentalisation ou Européanisation : L’occidentalisation (relativement synonyme d’européanisation pour nous) est le mécanisme datant de la colonisation, mais qui fonctionne encore de nos jours, par lequel les sociétés adoptent des traits culturels ou idéologiques venant de l’Occident (donc l’Europe à l’époque). Il s’observe dans le domaine culturel mais aussi de l’industrie, de la religion, de la politique… La réaction des sociétés « occidentalisées » est ambivalente, elles ont à la fois l’impression de se moderniser et que leur culture est dénigrée. Ce terme est à mettre en relation avec celui d’impérialisme.

 

P

Paupérisation : Intelligent que vous êtes, il est évident de reconnaître la racine « pauvre » dans ce mot –élémentaire mon cher Watson. De ce fait, la paupérisation est l’appauvrissement de manière continu d’une personne, d’un groupe de personnes mais également d’une classe sociale et ce par rapport à la classe sociale supérieur ou inférieure selon la référence prise.

 

PIB : Le produit intérieur brut d’un pays est calculé en cumulant les valeurs ajoutées réalisées dans le pays par tous les acteur économiques qui s’y trouvent. Le PIB par habitant, égal au revenu par habitant, est également un indicateur de leur niveau de vie.

 

Piège Daech : Cette expression nous vient de Pierre-Jean Luizard qui, dans son ouvrage du même nom, essaie de comprendre les succès de l’EI (Etat islamique, il était facile celui là). Pour lui la situation historique et politique de la région en est la cause première. Mais l’EI a aussi su jouer de son message universaliste, des faiblesses de ses adversaires (nos valeurs mises à mal et nos questionnements identitaires en Europe) ainsi que des nouveaux médias pour nous faire tomber dans son « piège », au fond duquel nous nous enlisons.

 

Plateforme multimodale : Pas besoin d’épiloguer, une plateforme multimodale c’est tout simplement le lieu dans lequel les marchandises changent de mode de transport (passage du bateau au camion par exemple).

 

PNB : Le produit national bruts est différent du PIB. On le calcule en additionnant la production de biens et de services du pays (on exclue les acteurs étrangers dans le pays, et on inclut les acteur nationaux à l’étranger,  à l’inverse du PIB).

 

Politique du ventre : Cette expression désigne une pratique répandue notamment dans les pays africains décolonisés. Elle consiste, pour les gouvernants, à tirer leur légitimité de la redistribution d’argent, de fonctions… Il a été développé par Jean-François Bayart dont tu peux lire l’ouvrage : L’Etat en Afrique : la politique du ventre.

 

Populisme : Tendance vraiment « in » en ce moment, le populisme est un mouvement politique qui se base sur le charisme d’un homme ou une femme (on a de beaux exemples de femmes menant cette politique, chez nous ou pas très loin, tu devines qui ?) qui séduit les masses par un discours démagogique, en promettant tout et en critiquant la conduite actuelle du pouvoir.

 

Protectionnisme : S’opposant au libre-échange, le protectionnisme est une politique économique visant à défendre les intérêts de l’Etat et de ses entreprises face à la concurrence étrangère pour sauvegarder ou développer ses capacités de production. On parle de protectionnisme éducateur quand il permet aux pays de protéger leur industrie naissante, comme en Amérique Latine.

 

PPA : La parité pouvoir d’achat est une méthode de calcul qui permet de comparer le pouvoir d’achat dans différents pays de façon plus efficace qu’en étalonnant simplement les taux de changes. On peut l’utilise dans des mesures comme le PIB (on dit PIB ppa) pour qu’ils soient plus précis.

 

Protocole de Kyoto : Signé le 11 décembre 1997 lors de la COP3 (3ème Conférence des parties) à Kyoto (non, vraiment, à Kyoto ? On l’aurait pas deviné !), cet accord vise à la réduction des GES (gaz à effet de serre). Concrètement, on visait -5% de GES entre 200 ! et 2012 par rapport au niveau de 1990. Pour info, les Etats-Unis ne l’ont jamais signé, le protocole a été prolongé jusqu’à 2020, et la Russie, l’Australie et le Canada se sont retirés, donc un peu un fail.

 

Puissance : Notion largement confondue avec celle de pouvoir. Il peut y avoir deux niveaux de définition de puissance. Tout d’abord, la puissance peut s’envisager comme capacité à vouloir faire respecter les volontés de l’acteurs en question en recourant aux domaines politique, diplomatique, militaire, économique ou bien médiatique. Sous cette première conception, le géographe N. Spykman affirmait l’existence de dix facteurs de puissance à savoir la surface du territoire, la nature des frontières, le volume de la population, l’abondance des matières premières, le développement économique et technologique, la force financière, l’homogénéité ethnique, le degré d’intégration sociale, la stabilité politique et « l’esprit national ». Le deuxième niveau d’interprétation se réfère à l’emploi de puissance comme d’un substantif pour désigner un Etat, une FTN, une ONG , etc. Par exemple, on parle souvent d’hyperpuissance américaine et rendons à H. Védrine ce qui est à H. Védrine.

 

Q

Quart-monde : Après la création du terme Tiers-monde à partir du terme de Tiers-Etat, le terme de Quart-monde est inspiré des Cahiers du quatrième ordre publiés en 1789 par LP. Dufourny de Villiers. Ce quatrième ordre était formé des travailleurs à la journée, des infirmes, des mendiants… de l’époque. Et le quart-monde est l’équivalent aujourd’hui : c’est la part de la population des pays développés qui vivent sous le seuil de pauvreté.

 

 

R

Realpolitik : Très à la mode en ce moment, ce terme est pourtant assez ancien. Il a été inventé par Otto Von Bismark (1er chancelier allemand) au 19e siècle pour désigner sa propre politique alors qu’il cherchait à trouver un équilibre pacifique entre les différents empire européens. Aujourd’hui, nous dirons que le terme désigne une politique étrangère fondée sur le calcul des forces des différentes parties prenantes et de l’intérêt national.

 

Réfugié : Conformément à la Convention du 24 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, il s’agit d’une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle ; qui craint avec raison d’être persécutée du fait de sa « race », de sa religion, de sa nationalité. Pour être plus explicite, le réfugié est celui qui prêtent au droit d’asile, c’est celui qui fuit une situation de guerre, de persécution, ou même une situation climatique (les réfugiés climatiques se font de plus en plus nombreux, et ne t’avise pas de les oublier !). Le terme d’exilé, quant à lui, désigne la même personne mais insiste sur l’idée que son action n’est pas motivé par sa simple volonté mais qu’il y a été contraint.

 

Relocalisation : Le terme est assez transparent. Après la délocalisation, viens parfois (parfois) la relocalisation. Les activités de production qui avaient été délocalisées dans des pays en développement sont rapatriées dans les pays développés où le produit sera consommé parce que, finalement, c’était pas une si bonne idée de délocaliser. Ce choix de relocalisation peut être motivé par le prix et le temps de transport, l’image de l’entreprise, l’espionnage industriel, la coordination des acteurs, le niveau de qualification de la main-d’œuvre…

 

Révolution industrielle : La première révolution industrielle est le processus qui fait évoluer l’industrie et donc les sociétés industrielles. La première démarre dans les années 1750-1780 avec la machine à vapeur de James Watt et transforme les sociétés agraires et artisanales d’Europe en des sociétés industrielles. La seconde démarre vers 1870 avec l’électricité (la dynamo de Gramme) puis le pétrole et le développement de la chimie. Et peut-être en vivons nous une troisième, c’est pas moi qui le dit, c’est Jeremy Rifkin !

 

Révolution verte : La révolution verte est une politique mise en place par les pays souhaitant rendre plus productive leur agriculture, et par là, se développer. Cette politique se base sur l’utilisation de VHR (variétés à hauts rendements), l’irrigation et l’utilisation d’intrants. On prendra pour exemple celle de l’Inde, puisque Nehru, lucide, l’a mise en place peu après l’indépendance (1947) car « Tout peut attendre mais pas l’agriculture ».

 

S

Shadow Banking : Ou « finance de l’ombre ». Tiens pour une fois ça sonne pas trop mal en français. Mais de toute façon il faudra que tu maîtrises la langue de Shakespeare donc gardons « shadow banking ». Ce terme désigne le système d’intermédiation financière qui regroupe l’ensemble des activités et des acteurs extérieurs au secteur bancaire traditionnel mais qui assurent des fonctions semblables. Je te l’accorde, c’est pas très clair (ah ah). Voilà donc des exemples : les banques d’affaires, les fonds spéculatifs, les agences de notation…

 

Smartpower : Il s’agit d’une combinaison des stratégies du hard et du soft power. Ce concept est un pilier de la politique étrangère initiée par l’administration de Barack Obama reposant sur l’adaptation aux nouvelles menaces et défis du 21ème siècle avec l’apparition d’un monde multipolaire et sur la rupture avec l’interventionnisme de masse prégnant durant les deux mandats de Georges Bush. Pour les débutants en anglais, le smartpower désigne le pouvoir intelligent et cherche donc, comme dit précédemment à comprendre les différentes composantes environnementales telles que les forces militaires, la situation du pays, les relations étrangères, etc, afin de prendre les décisions les plus adéquates.

 

Société : Notion intimement liée à celle d’identité, une société est l’ensemble des individus qui partagent une part de leur identité. Bien sûr, les personnes nées le 23 mai ne forment pas une société, ce n’est pas suffisant. Par contre, les Français, les Hindous, les habitants de Melbourne, les Francs-maçons peut-être… forment des sociétés. On la définira plus précisément comme un ensemble d’individus vivant ensemble entre lesquels existent des rapports durables, organisés, souvent établis par des institutions.

 

Société civile : La société civile est l’ensemble des acteurs, organisations, lobbies, mouvements…, non gouvernementaux et à but non lucratif, d’une société. Elle peut être à l’origine de mouvements citoyens en dehors du cadre étatique ou commerciale. C’est ainsi que la société civile du Burkina Faso s’est opposée au président Blaise Compaoré à travers le mouvement Balai Citoyen en 2013. Approfondis un peu l’exemple pour le recaser dans une copie.

 

Softpower : Pour briller en société, le concept de Softpower est indissociable de son concepteur Joseph Nye. C’est aussi simple que de faire une I.P.P. (Intégration Par Parties, terme qui désignera/désigne bientôt/déjà un grand ami en mathématiques), Joseph Nye = softpower et softpower = Joseph Nye. Par opposition au hardpower, le softpower désigne la capacité d’un Etat à obtenir ce qu’il désire d’un autre Etat sans que ce dernier en soit conscient. Ainsi, il tire ses fondements sur des ressources intangibles telles que l’attractivité de sa culture, ses capacités de communication, sa place dans les institutions internationales concernant l’ordre du jour, etc

 

Sous-développement : On ne parle plus de pays « sous-développés » (terme de H.Truman en 1949 dans son discours sur l’Etat de la Nation), c’était trop négatif. Donc l’ONU a décidé en 1971 de replacer ces pays dans la catégorie des  PMA (pays les moins avancés). Mais nous utiliserons tout de même le terme de sous-développement pour décrire la situation sanitaire et économique des PMA. Pour notre plus grand (dé)plaisir  Sylvie Brunel nous a fait une liste des critère pour distinguer un pays en situation de sous-développement : celui ci doit connaître une pauvreté de masse, d’importantes inégalités, l’insécurité alimentaire, sanitaire et environnementale.

 

Souveraineté : Détenir la souveraineté c’est détenir l’autorité sur un territoire. En géopolitique ce sont les Etats qui peuvent être souverains, ils se prémunissent alors de toute ingérence, peuvent édicter leurs propres lois, avoir du poids dans les institutions internationales…

 

Superpuissance : Une superpuissance est une nation qui rayonne mondialement, dans les domaines économique, politique, culturel et militaire. Les premières ont été les Etats-Unis et l’URSS pendant la Guerre Froide. Aujourd’hui l’URSS s’est effondré, la Chine serait une nouvelle superpuissance pour certains et les Etats-Unis sont devenus une hyperpuissance (ce qu’on a aussi défini, ne t’inquiète pas).

 

Surpopulation : Bon, là je t’épargne une définition simple, mais l’enjeu, lui, n’est pas simple. En effet, la surpopulation peut être envisagée à différentes échelles. A l’échelle locale, certaines villes sont clairement surpeuplées, comme Taipei ou Mumbai. A l’échelle régionale c’est moins évident, peut être l’Asie du Sud Est elle surpeuplée… Et à l’échelle mondiale c’est un grand débat, en 2013 nous avons consommé en moins de 8mois ce que la Terre produit en 1an alors que des personnes manquent de nourriture, d’eau, d’électricité… Serions nous trop nombreux ? Mais il y a aussi tous ceux qui consomment beaucoup plus que ce dont ils ont besoin. Les ressources seraient suffisantes mais inégalement répartie ? A méditer.

 

Système productif : Je t’avoue que j’ai mis du temps à comprendre de quoi il retournait, alors je vais essayer de rendre ça clair pour toi. Carroué dirait que le système productif est « l’ensemble des facteurs et des acteurs concourant à la production, à la circulation et à la consommation de richesses ». Moi je te dirai plus vulgairement que c’est un manière de penser l’organisation de la production pour que le travail et la technique concordent. Au sein de tout système productif on distingue la sphère productive (au sein de laquelle la sphère de production matérielle et la sphère péri productive, c’est à dire la production pure et dure de biens et de services n’ayant pour finalité qu’eux mêmes) et la sphère de reproduction sociale (c’est à dire les services permettant la distribution de la production, son organisation…).

 

T

Territorialisation : Appropriation qui peut être juridique et économique ou symbolique. Dans ce dernier cas, il s’agit d’un sentiment d’appartenance. La notion de territoire renvoyant souvent à un espace avec des limites (plus ou moins précises ou définies), la territorialisation désigne donc le fait de mettre des limites sur un espace. L’exemple le plus frappant est la territorialisation des espaces maritimes.

 

Terrorisme : Détrompe-toi, le terrorisme ne renvoie pas qu’à Daech ou Al Qaïda, bien qu’ils soient forts pour terroriser. Le terme est beaucoup plus large, il désigne des actes de violence à finalité politiques ou idéologiques, perpétrés par des groupes d’individus pour créer un climat d’insécurité et faire pression sur l’opinion publique ou un Etat. Si tu te demande quelles autres formes peut prendre le terrorisme lance une recherche Google sur  l’histoire de Ravachol (François Koënigstein pour les intimes), les attaques de cyber-terrorisme entre l’Inde et le Pakistan ou encore les actions de l’Armée de résistance du Seigneur en Afrique centrale. Frissons garantis.

 

Théorie de l’échange inégal : Cette théorie, surtout développée par A. Emmanuel, expose que le sous-développement du tiers-monde est causé par le développement du reste du monde, les échanges entre le Nord et le Sud étant, par leur nature même, inégaux (le Sud fournit les matières premières et parfois la main d’œuvre tandis que le Nord fournit le savoir…).

 

Tiers monde : Ce terme a été inventé en 1952 par Alfred Sauvy en référence au « tiers-état » français (tu te souviens de ton cours de 5eme ? La révolution française, l’Ancien régime…). Pendant la Guerre Froide le Tiers-monde désignait les pays qui n’était dans aucun des deux blocs. Il s’est ensuite élargit pour désigner tous les pays les moins développés. Aujourd’hui on lui préfère les termes de « Pays du Sud », « Pays en voie de développement », « PMA »…

 

Tigres : Les 5 tigres, ou 5 « bébés tigres » pour les différencier des « dragons » lorsqu’on appelle ces derniers « tigres » (je t’ai pas encore perdu si ?). Donc les pays que nous appellerons les tigres sont au nombre de 5 : la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie, le Viêt Nam et les Philippines. Ce sont les pays asiatiques qui émergents dans la continuité des dragons. Ils sont aussi appellés nouveaux pays exportateurs (NPE) et doivent leur croissance aux IDE (investissements directs à l’étranger) venant de la triade et des dragons.

 

Transition démographique : C’est le passage d’une population avec un fort taux de natalité et de mortalité à une population avec des taux de natalité et de mortalité faibles. Selon la théorie qui accompagne ce terme toute population est vouée à suivre ce schéma, et tous les pays peuvent être classés selon qu’ils sont en début de transition, qu’ils vivent cette transition ou qu’ils aient fini cette transition. Ce modèle permet donc de prévoir la population future.

 

Transition énergétique : Etape de la transition écologique, la transition énergétique doit nous faire passer d’un mix énergétique basé sur les énergies fossiles à un mix composé uniquement d’énergies renouvelables. Cette transition assurerait aussi l’indépendance énergétique et apaiserait les tensions géopolitiques dues au partage des énergies fossiles.

 

Triade : Alors que dans le langage courant une triade est simplement un ensemble de trois choses, en géopolitique il n’y a qu’une Triade, définie par l’économiste Kenichi Ohmae. Et c’est l’ensemble formé de l’Amérique du Nord, de l’Europe de l’Ouest et de l’Asie Pacifique (surtout le Japon en fait). Cette ensemble forme (formait plutôt, avant l’émergence des BRICS) la plus puissante alliance militaire et politique du monde.

 

TTIP : Le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) est aussi appelé TAFTA (Transatlantic Free Trade Area), ou APT (Accord de Partenariat Transatlantique) ou PTCI (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement) ou GMT (Grand marché Transatlantique) ou encore Traité de libre-échange transatlantique (cela en fait des acronymes). Et son nom n’est pas la seule chose sur laquelle personne n’est d’accord, tu vas voir ! Bref, le TTIP est un traité commercial en cours de négociation entre les Etats-Unis et l’UE. Il prévoit la création d’une zone de libre échange regroupant les deux parties. Sauf que les taxes sont déjà quasiment nulles sur les marchandises et que le but est surtout de favoriser la privatisation de services en grande partie publique en UE, d’abaisser les normes sanitaires…, que les lobbies semblent beaucoup influencer les signataires et que les négociations se font en secret. C’est pourquoi le traité connaît une si forte opposition. Là encore, tiens-oi au courant au cours de l’année.

 

U

Ubérisation de l’économie : Néologisme à partir du nom de l’entreprise que tu connais bien, Uber (aucun placement de produit n’est bien évidemment fait sur cet article). L’ubérisation de l’économie est un phénomène récent qui correspond au développement de services mettant le client en contact direct avec le professionnel (ou un particulier comme pour leboncoin), grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. Cela permet la diminution des coûts et la simplification de la démarche pour les deux partis, mais menace l’économie traditionnelle (Uber menace les taxis, blablacar menace la SNCF…).

 

V

Vieillissement de la population : Le vieillissement de la population est défini comme l’augmentation au fil du temps, de la proportion de personnes âgées. Il est le résultat néfaste de deux tendances heureuses : la maîtrise de la natalité et l’allongement de la vie. Visible a peu près partout, cette tendance est surtout installée dans les pays développés qui ont alors du mal à financer les retraites par répartition, les protections sociales…

 

Z

Z.E.E : La Zone Economique Exclusive ou Z.E.E. pour les intimes désigne un territoire maritime s’étendant jusqu’à 200 miles des côtes d’un Etat qui peut exploiter librement les fonds et les tréfonds de cet espace.

 

Zone franche : Non, bien qu’il y ait le mot franche, il ne s’agit pas d’une zone où la vérité est prédominante. Ce terme est un faux ami, dirons-nous. Simplement, il s’agit d’une zone géographique comportant des avantages fiscaux dont le plus connu est l’exonération de T.V.A. (Taxe à Valeur Ajoutée) dans le but d’attirer l’investissement et de développer l’activité économique. Elles sont la majeure partie du temps situées à proximité de frontières ou sont parties intégrantes des ports.

 

 Héloïse Bergeal & Noémie Moreau

Héloïse Bergeal

Elève de première année à Neoma BS après une classe préparatoire ECS au lycée La Bruyère, à Versailles.