Correction thème littéraire (2013) : Marc Lazar, « Italie, la présence du passé » Correction thème littéraire (2013) : Marc Lazar, « Italie, la présence du passé »
Pour bien préparer la rentrée, je vous propose la correction d’un thème littéraire tiré directement des annales de concours (BCE LV2 2013) . Un... Correction thème littéraire (2013) : Marc Lazar, « Italie, la présence du passé »

Pour bien préparer la rentrée, je vous propose la correction d’un thème littéraire tiré directement des annales de concours (BCE LV2 2013) . Un thème classique en italien qui porte sur l’histoire et la culture, avec du vocabulaire, des règles grammaticales et des tournures de phrases à maîtriser pour pouvoir se démarquer le jour du concours. Bonne lecture !

 

Texte d’origine

On le sait : en France, dans les milieux cultivés, l’Italie est célébrée pour son patrimoine artistique, sa richesse culturelle, sa beauté, ses mœurs ou encore son dynamisme. Cet engouement italophile est, chez certains intellectuels, fondé sur une bonne connaissance du passé plus ou moins lointain de la Péninsule et de ses réalités présentes. Mais le plus souvent, la passion pour l’Italie véhicule et alimente des clichés. En général, l’histoire de l’Italie est mal connue, et plus encore, celle de la période qui commence à la chute du fascisme en juillet 1943, prend son essor avec le choix majoritaire de la République par référendum le 2 juin 1946 avec l’adoption par l’Assemblée constituante de la Constitution républicaine qui entre en vigueur en janvier 1948. Cette méconnaissance est attestée par la relative faiblesse quantitative de la bibliographie en langue française : si nous disposons de très bons livres sur l’histoire générale de l’Italie, en revanche, à ce jour, un seul livre propose une histoire synthétique de l’Italie républicaine.

 

Correction

Lo sappiamo: in Francia, nei ceti sociali colti, l’Italia è celebrata per il suo patrimonio artistico, la sua ricchezza culturale, i suoi costumi o ancora il suo dinamismo. Quest’infatuazione italofila è, per quanto riguarda alcuni intellettuali, basato su una buona conoscenza del passato più o meno lontano della penisola e delle sue realtà presenti. Ma, il più delle volte, la passione per l’Italia veicola e alimenta dei pregiudizi. In generale, la storia dell’Italia è conosciuta male e ancora di più la storia che comincia alla caduta del fascismo nel luglio del 1943, si evolve e culmina con la scelta maggioritaria della Repubblica per referundum il 2 giugno 1946 con l’adozione dall’Assemblea costituente della Costituzione repubblicana che diventa effettiva nel gennaio 1948. Questa scarsa conoscenza è attestata dalla poca quantità di bibliografia in lingua francese: se abbiamo a disposizione ottimi libri sulla storia generale dell’Italia, invece, fin oggi, un unico libro propone una storia sintetica dell’Italia Repubblicana.

 

Bilan de la correction et erreurs à ne pas commettre

L’article contracté

Règle grammaticale :  quand l’article défini (il/lo/l’/la/i/gli/le) se trouve devant des prépositions (di/a/da/in/su), il se contracte avec elles. Par exemple : di + il = del

Dans la traduction : « une bonne connaissance du passé » devient « una buona conoscenza del (di+il) passato ».

 

Les dates

Règle grammaticale : l’article est obligatoire devant les dates.  Là où le français utilise « en + lieu/date/durée », en italien on écrira alors « in ». Par exemple : « Ils habitent en Ligurie depuis cinq ans » donne « Abitano in Liguria da cinque anni ».

En italien, on trouve également « nel » lorsque l’on parle de dates. Le « nel » naît de la contraction de« in » et de « il », c’est pourquoi on le trouve devant les mois et les années. Par exemple : « Ils se sont mariés en 2004 » donne « Si sono sposati nel 2004 ».

Dans la traduction : « En juillet 1943 » devient « Nel luglio del 1943 ».

 

La traduction du « on »

Règle grammaticale : on observe plusieurs cas de figure.

1. Le « on » fait référence à une personne indéterminée distincte du locuteur

On le traduit alors par le verbe à la 3e personne du pluriel ou par « la gente » + le verbe à la 3e personne du pluriel.

Par exemple : « On va te proposer du travail » donne « Ti proporranno un lavoro » et « Ne crois pas à tout ce qu’on dit » donne « Non credere a tutto quello che dice la gente ».

 2. Le « on » inclut le locuteur

On le traduit alors par « si » + verbe à la 3e personne du singulier/pluriel.

Par exemple : « On peut trouver une solution » donne « Si può trovare una soluzione ».

 3. Le « on » peut être remplacé par un « nous » 

On le traduit par la 1re personne du pluriel.

Par exemple : « On y va ? » donne « Andiamo? »

Dans la traduction : les premiers mots illustrent cette règle : « On le sait ». On peut ici le remplacer par « nous », ce qui donnerait « Nous le savons », nous sommes dans le cas de figure n° 3. On le traduit alors par la première personne du pluriel : « Noi lo sappiamo ».
Ce qui devient finalement « Lo sappiamo » puisqu’on ne laisse pas les pronoms personnels en italien.

 

Vocabulaire classique :

Classes sociales/milieux : ceti sociali

Les mœurs : i costumi

Un cliché : un pregiudizio

Faible/insuffisant : scarso

Flavia Joncoux