Réussir son essai 2 – Les références littéraires Réussir son essai 2 – Les références littéraires
Quand tu rédiges ton essai 2, il est forcément recommandé d’y inclure des références littéraires ou cinématographiques pour illustrer tes propos. Concernant les références... Réussir son essai 2 – Les références littéraires

Quand tu rédiges ton essai 2, il est forcément recommandé d’y inclure des références littéraires ou cinématographiques pour illustrer tes propos. Concernant les références cinématographiques, tu peux t’inspirer de cet article, qui recense des films et des séries allemands cultes.  Concernant les références littéraires, nous allons t’en donner quelques exemples ici. Les livres ci-dessous sont des œuvres phares de la littérature allemande, mais il ne s’agit pas, bien sûr, d’une liste exhaustive.

 

Exemples de références littéraires

  • Le Joueur d’échec (Schachnovelle), Stefan Zweig : œuvre phare de de Stefan Zweig, ce roman raconte l’histoire d’un notaire juif interrogé par les Nazis qui recherchent de l’or caché. Pour le forcer à avouer, ils l’isolent dans un hôtel luxueux à Vienne en le coupant de tout contact humain. Au bout de quelques mois, alors que la folie le guette, il trouve un livre qui recense les plus grandes parties d’échecs. Il se met alors à jouer aux échecs tout seul pour sauver sa santé mentale. Paru en 1943, ce livre donne un exemple des agissements de la Gestapo, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage.
  • Le docteur Faustus (Doktor Faustus), Thomas Mann : dans son œuvre, Mann raconte l’histoire d’un musicien, Adrian Leverkühn, histoire qui sera semblable à celle de Faust, qui vendit son âme au diable en échange de la connaissance. L’histoire prend place dans l’Allemagne décadente intellectuellement de l’époque précédant la Seconde Guerre mondiale. L’humanisme fait place au nihilisme dans les années 1930. Et assiste à la déchéance du héros en parallèle de la montée en puissance du nazisme. Dans son œuvre, Mann défend le fait que l’art et la politique sont inséparables : climat politique et développement artistique sont corrélés.
  • La vie de Galilée (Leben des Galilei), Bertolt Brecht : l’auteur est alors en exil lorsqu’il conçoit cette pièce, déchu de sa nationalité allemande par le pouvoir nazi. Cette pièce constitue une apologie de l’esprit scientifique et du rationalisme. Elle met cependant en garde devant les dangers de la science : son seul but devrait être d’améliorer la vie humaine, et non pas de la détruire (Brecht s’inquiète, à l’époque, du développement de la bombe atomique).  Ainsi, la science doit avoir pour unique objectif d’œuvrer pour l’humanité.
  • Die Welt von Gestern. Erinnerungen eines Europäers, Stefan Zweig : dans cette autobiographie romancée, Zweig raconte le délitement que connaît l’Europe au début du XXème siècle. Victime d’une modernité qui avance trop vite, de la montée de la haine et des régimes totalitaires, l’Europe fait naufrage. Les sociétés européennes bourgeoises et libérales et la période de tranquillité et de grande stabilité font place à des décennies de tumultes et d’horreurs qui marquent encore l’Europe aujourd’hui.
  • Die Vierzig Tage des Musa Dagh, Werfel : ce roman raconte les débuts du génocide arménien. Werfel l’écrit alors qu’Hitler arrive au pouvoir en Allemagne. Il établit implicitement un lien entre l’idéologie nazie et le génocide arménien. Ainsi, il vise donc à dénoncer à la fois le premier génocide du XXème siècle, mais également les agissements du régime nazi (on l’a d’ailleurs brûlé dans plusieurs autodafés).

 

Pour impressionner encore plus ton correcteur : la Trümmerliteratur

La Trümerliteratur est un genre qui émergea en Allemagne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Signifiant littéralement la « littérature des ruines », elle est généralement l’ouvre de jeunes Allemands, qui soient étaient encore prisonniers de guerre, soit avaient réussi à retourner dans leur pays. Elle fut donc créée en partie dans les camps de prisonniers de guerre, comme le journal Der Ruf. Ces œuvres ont souvent pour thèmes la misère qui existe dans les camps de réfugiés, dans les camps de prisonniers ou dans les villes en ruine. Ces thèmes sont alors très d’actualité et on retrouve également des personnages errants, isolés, qui vivent dans un pays en ruine, et dépossédés de leurs biens. La question d’une idéologie en ruine est aussi latente : tout est à reconstruire en Allemagne. Enfin, on y aborde la question de l’holocauste, mais aussi la question de la culpabilité et de la responsabilité collective face aux horreurs perpétrées par le régime nazi. On peut citer comme auteurs Arno Schmidt ou encore Günter Grass.

 

Remarque

Effectivement, toutes les œuvres citées portent sur le nazisme ou sur l’après-guerre. Il existe bien sûr d’autres grands auteurs allemands, dont les œuvres sont mondialement connues (on pensera notamment à Goethe ou à Kafka). Cependant, si leurs œuvres sont incontournables, elles ne traitent pas vraiment de thèmes susceptibles de tomber aux concours. Il a donc été fait sciemment les choix de ne pas les aborder ici. Si le sujet est un thème plus contemporain, tu trouveras plus probablement (et plus facilement) l’inspiration dans le cinéma allemand.

Clémence Desrousseaux