14 dates à connaître de l’histoire des États-Unis 14 dates à connaître de l’histoire des États-Unis
Aux concours, les oraux d’anglais exigent une excellente connaissance de la civilisation des pays anglophones. Ainsi, les élèves sont souvent invités à suivre l’actualité... 14 dates à connaître de l’histoire des États-Unis

Aux concours, les oraux d’anglais exigent une excellente connaissance de la civilisation des pays anglophones. Ainsi, les élèves sont souvent invités à suivre l’actualité de près pour comprendre les grands enjeux qui s’y jouent. Pour autant, il ne faut surtout pas négliger la dimension historique dans la préparation aux oraux. Alors, pour ne pas flancher face à une question pointue, découvre dans cet article les quatorze grandes dates à connaître de l’histoire des États-Unis.

 

#1. 1620 : l’arrivée du Mayflower

L’arrivée du Mayflower sur les côtes américaines est l’un des évènements fondateurs de l’histoire américaine. À la fin de l’année 1620, le bateau Mayflower embarque à Plymouth pour l’Amérique. À bord, une centaine de passagers, dont trente-cinq protestants anglais, très pieux, chassés de leur pays par les persécutions du roi Jacques Ier. Conduits par William Bradford, ces « pères pèlerins » ont le sentiment de revivre l’Exode biblique. À l’issue d’un long voyage de plus de deux mois, le bateau accoste près de l’actuelle ville de Boston, le 26 novembre 1620.

Mais face à un hiver particulièrement rude, près de la moitié des habitants de la nouvelle communauté meurt en quelques mois. Les colons entretiennent toutefois de bonnes relations avec les Amérindiens, qui les aident dans les plantations. Lors des premières récoltes, à l’automne 1621, trois jours d’action de grâces sont décrétés, ou thanksgiving.

Après les pionniers du Mayflower, environ 13 000 puritains s’établirent ensuite en Nouvelle-Angleterre, principalement au Massachusetts, entre 1630 et 1640. Pour beaucoup, l’arrivée du Mayflower signe en quelque sorte l’acte de naissance d’une nouvelle Amérique.

 

#2. 1776 : les États-Unis indépendants

Dès l’année 1763, les relations entre l’Angleterre et ses colonies américaines ne cessent de se dégrader. Le fond du désaccord est d’ordre fiscal. Avec le Sugar Act (1764) puis le Tea Act (1773), les Britanniques cherchent à remplir leurs caisses vidées par la guerre de Sept Ans. Face à cela, les colonies se rebellent, d’abord par des actes symboliques (notamment lors de la célèbre Boston Tea Party), jusqu’à mener à la guerre ouverte en avril 1775.

Le 4 juillet 1776, les représentants des treize colonies votent la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique. George Washington prend alors la tête d’une armée de miliciens saisonniers. Soutenus par les troupes de Lafayette, les indépendantistes l’emportent. Le traité de Paris reconnaît l’indépendance des États-Unis en 1783.

 

#3. 1789-1791 : les piliers de la Constitution américaine

Après l’indépendance, la structure politique du pays évolue considérablement. En 1789, G. Washington devient officiellement le premier président de l’histoire des États-Unis. Dès 1787, les principales figures du mouvement fédéraliste, comme J. Maddison ou A. Hamilton, lancent la convention de Philadelphie. Celle-ci résulte en la création de la Constitution des États-Unis. Les dix premiers amendements de celle-ci, le Bill of Rights, entrent en vigueur le 15 décembre 1791.

Elle met en place les grands principes qui régissent encore aujourd’hui la législation américaine. Le premier amendement célèbre la liberté d’expression, le deuxième le droit de porter des armes, le septième le droit à un jugement par jury, le huitième l’interdiction des peines cruelles (ce qui soulève d’ailleurs la question de la légitimité de la peine de mort)… Autrement dit, les fondements de toute l’histoire politique et juridique du pays se trouvent dans ce texte.

 

#4. 1823 : la doctrine Monroe

Les premières années à partir de l’indépendance sont essentiellement marquées par des problèmes internes. Mais peu à peu, le pays parvient à trouver un équilibre politique et commence à se positionner internationalement. Dans les années 1820, le président républicain J. Monroe précise les contours de la politique internationale des États-Unis.

Dans un discours prononcé face au congrès en décembre 1823, Monroe s’adresse en particulier aux Européens, à qui il défend toute intervention dans les affaires américaines. Il affirme : « Aux Européens le vieux continent, aux Américains le Nouveau Monde. » Autrement dit, Monroe fait de l’ensemble du continent américain la chasse gardée des États-Unis et refuse l’ingérence avec l’Europe. Il ouvre ainsi la voie à une grande politique expansionniste, confirmée par le corollaire Roosevelt en 1904.

 

#5. 1848-1855 : la ruée vers l’or

En janvier 1848, un ouvrier du nom de James Marshall trouve un morceau d’or dans le sol californien. Peu à peu, la nouvelle se répand aux États-Unis puis en Europe. À partir de 1849, les chercheurs d’or affluent de toute part en Californie. En 1852, la population de la Californie a plus que décuplé, pour arriver à 250 000 personnes. Le monde entier, de l’Asie à l’Europe, a participé à cette véritable ruée vers l’or. En 1849, la Californie a produit ainsi jusqu’à dix millions de dollars en or. En quatre ans, presque tout l’or niché en surface et dans les cours d’eau est accaparé.

La ruée vers l’or est un épisode important du peuplement du territoire américain. Pour autant, l’immigration massive bouscule lourdement le système économique et social en place. En l’espace de cinq ans, la population indienne en Californie passe de plus de 150 000 habitants à moins de 30 000. La plupart des victimes meurent de faim ou de maladie, les autres sont assassinées par les mineurs.

 

#6. 1865 : la fin de l’esclavage

Au milieu du XIXe siècle, l’équilibre précaire sur lequel reposait le fédéralisme américain explose. Tout semble en effet opposer les États du Nord à ceux du Sud. Là où le Nord est plus moderne et industriel, le Sud reste marqué par la force de la religion et par l’esclavagisme qui y règne encore. En 1860, l’élection d’Abraham Lincoln pousse la Caroline du Sud à faire sécession. C’est le début de la célèbre guerre de Sécession, qui ne commence réellement qu’en 1861, et qui durera jusqu’en 1865.

Dans ce conflit complexe, l’abolition de l’esclavage est un enjeu majeur. En pleine guerre, le président Abraham Lincoln décide d’émanciper les esclaves, le 1er janvier 1863. Pour autant, l’abolition n’est au départ pas générale. Pour Lincoln, il s’agit d’abord d’une mesure de guerre, par laquelle le président menaçait les propriétaires des États sécessionnistes, s’ils ne mettaient pas fin à la sécession dans les cent jours, d’affranchir leurs esclaves.

Or, c’est bien le Nord qui finit par l’emporter. Le XIIIe amendement de la Constitution est ensuite voté en janvier 1865. Il affirme ainsi que « ni esclavage ni servitude involontaire n’existeront aux États-Unis ni dans aucun des lieux soumis à leur juridiction ». Malgré l’assassinat de Lincoln, le texte est promulgué le 18 décembre 1865.

 

#7. 1898 : la victoire face à l’Espagne

À partir du début du XIXe siècle, la carte des États-Unis commence à ressembler à celle que nous connaissons aujourd’hui. De plus en plus de territoires tombent en effet dans le giron américain. C’est le cas de la Louisiane, rachetée à la France en 1812, ou encore de l’Alaska, territoire racheté à la Russie en 1867.

Dans cette phase d’expansion, les États-Unis rencontrent alors la route de la couronne d’Espagne. En 1898, des tensions économiques s’ajoutent et débouchent sur un conflit armé. Ce conflit fera plus de 20 000 morts (maladies exclues) et se conclura sur une victoire américaine. C’est le premier conflit d’ampleur entre les États-Unis et une puissance européenne depuis l’indépendance. Avec leur victoire, les États-Unis récupèrent ainsi le contrôle de Cuba, des Philippines, de Porto Rico et de l’île de Guam. 

Le territoire américain continuera ensuite de se former, avec la conquête du Nouveau-Mexique, puis avec l’intégration de l’île d’Hawaï à l’Union en 1959.

 

#8. 1929 : le temps des crises

Les crises s’accumulent à partir des années 1910. Les États-Unis sont, par rapport à l’Europe, peu touchés par la Première Guerre mondiale. Si leur aide s’est avérée précieuse pour la France et le Royaume-Uni, ils sont en effet, plus que leurs alliés, les grands vainqueurs d’un conflit dans lequel il ne sont rentrés que tardivement (6 avril 1917). En effet, la Première Guerre mondiale accélère le renversement de la hiérarchie économique en obligeant l’Allemagne et le Royaume-Uni à se reconstruire.

Mais l’euphorie est de courte durée. Seulement onze ans après leur triomphe, les États-Unis affrontent en 1929 la pire crise économique de leur histoire. La spéculation boursière excessive bouleverse les équilibres financiers et mène au célèbre jeudi noir. Le 24 octobre, des dizaines de millions de titres sont mis en vente. Cette vente massive provoque l’effondrement des cours boursiers, de l’ordre de 30 à 40 % au cours du dernier trimestre, puis la faillite des banques et la ruine de milliers d’épargnants. Le pays compte quatre millions de chômeurs supplémentaires chaque année entre 1929 et 1931. Il s’agit de la pire crise économique de l’histoire américaine, qui a durablement marqué les esprits.

 

#9. 1941 : le retour de la guerre

La crise s’étend en Europe et favorise, entre autres facteurs, la montée du nazisme. Dans le Pacifique, l’autoritarisme grandit aussi du côté japonais. Le 7 décembre, les Nippons, alliés de l’Allemagne, mènent une attaque surprise à Pearl Harbor. Les États-Unis font alors le choix de rentrer en guerre aux côtés des alliés.

Les États-Unis répliquent avec force à l’attaque subie en 1941. Les bombardements de Tokyo, puis le largage de deux bombes atomiques en 1945 à Hiroshima et Nagasaki, feront au total plus de 250 000 morts. Leur supériorité technologique assure la victoire après un combat long de quatre années. Les États-Unis structurent alors le monde d’après-guerre autour de grandes institutions, comme les Nations Unies fondées à San Francisco.

Là aussi cependant, l’euphorie est de courte durée car la guerre froide vient rapidement dicter l’agenda international.

 

#10. 1960- 1965 : le mouvement des droits civils

Les années 1960 marquent le début d’une période difficile pour les États-Unis. La mort du président Kennedy, en 1963, en est le symbole le plus manifeste. En plein changement culturel et en pleine guerre froide, la société américaine entre en mutation. Parmi les principales évolutions se trouve la conscience nouvelle des injustices subies par les personnes de couleur. Le mouvement des droits civils se structure autour de grandes figures (M. Luther King, Rosa Parks, Malcom X), qui portent la voix des populations noires. Parmi les courants de ce mouvement, certains se radicalisent, comme le Black Panther Party.

Face aux émeutes et aux boycotts, les autorités américaines réagissent. L’administration Johnson fait voter en 1964 le Civil Rights Act, puis en 1965 le Voting Rights Act, qui rétablissent l’égalité des droits entre les individus, peu importe leur couleur.

 

#11. 1973 : le cessez-le-feu au Vietnam

Le conflit au Vietnam reste aujourd’hui perçu avec une grande amertume par les citoyens américains. À la fin des années 1950, la menace communiste s’accentue dans la péninsule indochinoise et pousse les États-Unis à intervenir. Mais c’est un type de conflit très particulier qui attend les soldats américains, un conflit asymétrique face à la guérilla Viet Cong. 

Le conflit devient ainsi rapidement un gouffre financier et humain. Le coût direct de la guerre est évalué à près de 150 milliards de dollars, ses coûts indirects jusqu’à 900 milliards. Mais c’est surtout le coût humain qui révolte la société civile : près de 60 000 soldats américains, pour la plupart assez jeunes, périssent dans le conflit.

C’est aussi l’image américaine qui se ternit dans cette guerre. En 1972, l’image d’une petite fille fuyant son village mis à feu par un largage de napalm défraie la chronique. Les États-Unis perdent le soutien de leurs alliés et de leur population. Nixon prône alors lors de sa réélection la « vietnamisation » du conflit. En 1973, les États-Unis se retirent tandis que la région sombre dans le communisme.

 

#12. 1980 : la révolution conservatrice

Avec l’affaire du Watergate qui coûte à Nixon sa place de président, puis les présidences jugées molles de G. Ford et J. Carter, les États-Unis demandent du changement. En 1980, le changement s’appelle Ronald Reagan. Cet ancien acteur, excellent communicant, ravive les passions conservatrices des États-Unis. Avec un programme ultralibéral et des positions sociales traditionalistes, Reagan séduit fortement l’électorat républicain, qui le porte ainsi à la présidence. Rugueux dans ses relations face à l’URSS, Reagan fait presque l’unanimité lors de sa réélection en 1984, où il remporte 49 des 50 États, face à W. Mondale.

Son programme de baisse d’impôts assure une croissance soutenue pendant huit ans. Mais cette croissance se fait au prix d’inégalités gigantesques, que Reagan aura fortement creusées. Malgré tout, ces années restent gravées dans le cœur de nombreux Américains. Les années Reagan sont en effet plus largement une période de renouveau pour le pays. Militairement, culturellement et sportivement, les États-Unis rayonnent à nouveau.

Reagan puis G. H. Bush portent ainsi le dernier coup de collier face à l’URSS, qui disparaît en décembre 1991. 

 

#13. 2001 : la tragédie du Nine Eleven

Avec leur victoire dans la guerre froide, les États-Unis deviennent les leaders d’un monde de plus en plus unipolaire. Ils interviennent ainsi dans le Golfe (1991), en Somalie (1992) ou encore en Bosnie (1995). Mais ces interventions répétées, en particulier celles au Moyen-Orient, attisent la colère des islamistes. Vus comme le symbole d’un Occident impérialiste et débauché, les États-Unis deviennent une cible de choix.

Le 11 septembre 2001, deux avions s’écrasent contre les tours jumelles du World Trade Center. Un autre avion s’écrase sur le Pentagone tandis qu’un quatrième, visant la Maison-Blanche, n’atteint pas sa cible. Au total, près de 3 000 personnes perdent la vie dans cette tragédie. Ces attentats bouleversent durablement les Américains. Les États-Unis répliquent avec deux guerres en Afghanistan et en Irak, puis réussissent à tuer Ben Laden, l’organisateur présumé des attentats.

 

#14. 2008 : Obama président

L’élection de B. Obama est probablement la plus importante dans l’histoire récente des États-Unis. Après les deux mandats de G. W. Bush, Obama incarne l’alternance. Jeune et disruptif, Obama est la promesse d’une Amérique réconciliée. Il prône un désengagement relatif des États-Unis combiné à une approche plus multilatérale. À ce titre, sa victoire est vécue comme un changement d’ampleur par des nombreux Américains.

Si Obama conserve une image positive auprès des électeurs démocrates, d’où sa réélection en 2012, il ne parviendra cependant pas à apaiser les tensions raciales. Confronté à la crise de 2008, son bilan économique restera lui aussi mitigé. Là où son élection en 2008 avait été vécue comme un immense espoir pour beaucoup de noirs démocrates, l’élection de D. Trump en 2016 fut le signe d’une certaine désillusion.

 

Te voilà désormais au point sur les grandes dates de l’histoire des États-Unis ! Si tu veux retrouver nos autres ressources pour briller en anglais, n’hésite pas à consulter cet article !

Pierre Faury

Etudiant à HEC Paris