Comment travailler efficacement l’anglais en prépa quand on arrive avec un bon niveau ? Comment travailler efficacement l’anglais en prépa quand on arrive avec un bon niveau ?
Te voilà rentré depuis trois mois en prépa et, tu as pu l’observer, l’exercice de l’anglais y est bien différent de tout ce que... Comment travailler efficacement l’anglais en prépa quand on arrive avec un bon niveau ?

Te voilà rentré depuis trois mois en prépa et, tu as pu l’observer, l’exercice de l’anglais y est bien différent de tout ce que tu as pu faire auparavant : tu découvres le thème, la version et les Q1/Q2. Cependant, tu as un bon niveau : tu parles de manière fluide et tu as de bons writing skills.

Alors, comment travailler au mieux la matière pour t’adapter aux exigences du cursus, mais conserver ton niveau ? Voici mes conseils, bonne lecture !

 

Rédaction : Q1 et Q2

J’attire ton attention sur un premier point. L’anglais en prépa demeure assez scolaire. Le niveau en langues à l’issue du lycée est moyen en France, et notamment en anglais. De plus, les professeurs et les correcteurs aiment lire et entendre certaines expressions classiques, ce qui fait que quelques tournures de phrases ou connecteurs logiques sont redondants et pas toujours naturels.

Ainsi, quel que soit ton niveau d’entrée, pour les Q1/Q2 il est essentiel de t’adapter à l’esprit de rédaction de la classe préparatoire. Cela passe par un entraînement ponctuel à la rédaction ainsi qu’aux différents sujets de concours, qui sont parfois assez particuliers.

Le plus délicat si tu arrives avec un bon niveau en classe préparatoire est de le conserver ! Dès lors, entraîne-toi régulièrement à rédiger sur un sujet qui t’intéresse, sans systématiquement user de la forme introduction-trois arguments-conclusion en 250 mots. Tu peux faire cela une fois toutes les deux semaines, pendant 45 minutes par exemple.

Cependant, entraîne-toi également sur des sujets de concours, cette fois-ci pour réellement travailler sur la forme et les exigences du concours, une fois toutes les deux semaines également, 45 minutes. Il est très intéressant de consulter les corrections de sujets de concours (Ecricome et BCE) pour deux raisons :

• Les éléments de culture générale/de civi apportés par la correction et que tu peux ficher et réutiliser.
• Le vocabulaire, la terminologie et les éléments de langage de la correction.

Il est également nécessaire de travailler la civi et ta culture générale du monde anglo-saxon, les références à ce dernier étant essentielles dans tes devoirs. Prendre 30 à 45 minutes par semaine pour feuilleter et ficher ton cours ou tes bouquins sera suffisant. Pour cela, n’hésite pas à consulter nos multiples ressources d’anglais.

Tu l’auras donc compris, travailler l’anglais de cette manière a deux objectifs. Le premier, te faire conserver ton niveau d’écriture via une rédaction ponctuelle plus poussée et moins formelle. Le deuxième, paradoxalement, t’adapter à la forme de rédaction exigée en classe préparatoire et au concours. Je te conseille vivement de travailler de cette manière, au risque de faire baisser ton niveau en anglais et de te voir rattrapé par certains étudiants s’adaptant mieux aux exigences de la matière, du moins à l’écrit.

Finalement, pour progresser il est indispensable de retravailler tes copies de DS et ce que te rend ton professeur. Ses corrections et ses commentaires restent les meilleurs indicateurs quant aux attentes de la classe préparatoire en anglais.

 

Traduction : le thème et la version

Ces deux exercices sont très formateurs. Ils te permettent à la fois de travailler ton vocabulaire et ta capacité de synthèse. Tu as un avantage indéniable quant au vocabulaire, mais, quel que soit ton niveau, ces deux exercices requièrent un entraînement sérieux, et ce pour deux raisons :

• Les thèmes et versions sont une véritable mine d’or de vocabulaire, aussi bien en anglais qu’en français. L’étude des corrections te fera apprendre plusieurs synonymes, ainsi tu pourras aisément réutiliser ces autres mots moins conventionnels dans tes rédactions.

• Mais un entraînement régulier va surtout améliorer ton style de traduction. À force d’en faire, tu rencontreras les expressions et tournures de phrases qui magnifient les traductions et leur donnent un aspect naturel.

Prends ces tournures de phrase en note sur les logiciels Anki (Windows) ou ProVoc (Mac), et réutilise-les à bon escient. Dès que tu as un peu de temps, feuillette des livres de vocabulaire, des listes et des sites Internet pour constamment enrichir ta maîtrise de la langue. Des exercices de thèmes et versions sont aussi disponibles sur Major-Prépa !

Une fois de plus, la reprise de tes copies est primordiale. Relire sa production est très formateur : les correcteurs cherchent une traduction simple et qui montre ta maîtrise de la langue et ton aisance avec celle-ci.

Attention, il n’est pas non plus nécessaire d’uniquement t’entraîner sur des thèmes/versions difficiles. Alterne entre phrases, thèmes littéraires bien tordus de ton professeur et sujets de concours te motivant (BCE & Ecricome). Un thème et une version par semaine semblent suffisants (en plus de ceux à faire en cours).

 

Dernier point : l’oral

Si tu as un bon niveau de base en anglais, c’est à l’oral que tu auras une avance considérable. Tu dois tout de même t’exercer ponctuellement avec des sujets de khôlles, en plus de celles que tu as. Si tu le peux, enregistre-toi pour voir quels sont tes points à améliorer.

N’hésite pas à demander à ton professeur des sujets plus difficiles, de type ESCP par exemple (plus longs et exigeants).

N’oublie pas que la khôlle d’anglais n’est pas qu’un simple exercice superficiel pour travailler l’oral. Une connaissance pointue du monde anglo-saxon est indispensable pour avoir de très bonnes notes : une fois de plus, il y a du travail donc !

Ainsi en prépa, l’anglais ne doit pas être négligé, et ce quel que soit ton niveau. Cette matière requiert beaucoup d’entraînement face à des exercices qui te sont nouveaux, mais également une capacité à analyser tes erreurs pour progresser : ne te repose pas sur tes acquis. Comme l’a déclaré Phineas Taylor Barnum : « Comfort is the enemy of progress ».

 

Bonus : vocabulaire

Pour finir, voici une liste d’expressions et de connecteurs logiques qui pourrait t’intéresser :
• To allude to : faire référence à
• To soar/spiral/skyrocket : monter en flèche
• To hamper/to hinder : entraver
• To be fraught with : être lourd de
• A watershed in : un tournant décisif dans
• To buck this trend : Pour inverser la tendance
• In the heyday of : à l’apogée de

 

Entraîne-toi aussi sur notre quiz des synonymes des mots souvent utilisés dans les copies ou à l’oral.

Bon courage !

Pierre Ducasse

Après 2 ans de prépa ECS au Lycée Saint-Vincent Rennes, je suis étudiant en première année à ESCP Business School