Sujet et corrigé d’oral d’anglais (3) Sujet et corrigé d’oral d’anglais (3)
Les écrits, c’est (presque) fini ! Que tu attendes la dernière épreuve de la BCE ou que tu travailles les oraux dès la première... Sujet et corrigé d’oral d’anglais (3)

Les écrits, c’est (presque) fini ! Que tu attendes la dernière épreuve de la BCE ou que tu travailles les oraux dès la première année, cet article est fait pour toi ! Découvre en effet un nouveau sujet et un corrigé de colle d’anglais, une épreuve que l’on retrouve dans toutes les écoles ! Si tu souhaites t’entraîner auparavant sur d’autres textes, n’hésite pas à consulter nos articles sur le sujet ici ou encore ici !

 

Quelques rappels de méthode

À l’évidence, il n’y a pas qu’une méthode pour réussir à l’oral en anglais. Pour autant, les jurys attendent dans l’ensemble toujours les mêmes éléments. Si tu as déjà consulté nos précédents articles sur le sujet, ces quelques conseils te rappelleront probablement quelque chose. Mais mieux vaut garder à l’esprit ces conseils importants !

 

L’introduction

Tu ne disposes que de vingt minutes pour préparer l’ensemble de ton exposé, résumé et commentaire compris. Ce temps est très court et le stress des concours n’arrange souvent rien. La lecture du texte doit donc être attentive mais rapide.

Il est souvent préférable de rédiger entièrement l’introduction. Il s’agit du premier contact avec le jury : évite donc à tout prix les fautes de langue ou les hésitations ! La structure de l’introduction est très classique. Celle-ci se compose ainsi d’une brève accroche pour introduire le sujet évoqué par l’article, puis d’une présentation générale de celui-ci. C’est notamment le moment d’évoquer le contexte dans lequel l’article s’inscrit (en regardant pour cela sa date de publication) et de rappeler la source dont il est extrait. Pour ne pas oublier une ou plusieurs dimensions de l’article, on pourra penser à répondre aux questions en « wh- ». When? Where? Who? What? Why?

 

Le résumé de l’article

La première partie de l’exposé ressemble en un sens à ce qui est attendu d’une Q1 à l’écrit. Il s’agit en effet de faire un effort de synthèse en repérant ce qui est essentiel dans le texte et en le retranscrivant avec des mots différents. Pendant la préparation, le résumé peut, lui, être écrit sous la forme de bullet points. L’objectif est bien évidemment de gagner du temps pour écrire le commentaire. Il sert avant tout à évaluer les capacités analytiques de l’élève, ainsi que sa capacité à reformuler ce qui est dit dans l’article. Il faut éviter de dépasser trois minutes pour cette partie, le jury étant souvent plus attentif au commentaire de texte qui lui succède.

Pour autant, le résumé ne peut pas se permettre d’évoquer superficiellement le contenu du texte, c’est précisément le rôle de la seconde partie de l’introduction ! Il faut donc savoir être succinct et exhaustif. Pour ce faire, il peut s’avérer utile de distinguer deux ou trois idées clés dans l’article. Il faut veiller à illustrer chaque idée avec une des ressources de l’article – une statistique ou une citation par exemple.

 

Le commentaire

La transition entre le résumé et le commentaire est une étape fondamentale de l’exposé. En effet, elle doit permettre d’établir un lien logique entre l’article et la question plus générale que le candidat va poser autour de celui-ci. La problématique qui est alors posée doit savoir trouver un équilibre en restant proche du texte tout en élargissant le champ de réflexion. Il s’agit d’éviter deux écueils : rester trop proche du texte et en faire un commentaire linéaire, ou à l’inverse, tomber dans le piège du hors sujet.

Dans sa structure, le commentaire ressemble beaucoup au format de la Q2 en réalité. On attend du candidat qu’il puisse donner une opinion tranchée mais nuancée sur le sujet proposé. Le format reste cependant plus libre qu’à l’écrit en termes de nombre de parties ou d’exemples. Le tout reste de démontrer quelque chose de pertinent par rapport à l’article qui était proposé.

Il est souvent difficile de rédiger l’entièreté du commentaire étant donné le peu de temps de préparation accordé. Mon conseil serait de rédiger avec soin les premières lignes de chaque partie et les transitions entre celles-ci, et de conserver le format de bullet points pour le traitement des exemples. Tout dépend de ta maîtrise desdits exemples et de ta capacité à improviser !

Le commentaire sert également à tendre des perches au jury pour les questions qui te seront ensuite posées. Évite donc d’évoquer des sujets que tu ne maîtrises pas suffisamment, au risque de te faire piéger pendant l’entretien !

 

La conclusion

La conclusion de l’exposé est en réalité la conclusion du commentaire. Il n’est pas nécessaire de rappeler tout ce qui a été dit sur l’article ni de résumer le commentaire. La conclusion reformule l’avis donné sur le texte et sur le sujet avec un effort linguistique particulier. On peut s’autoriser une ouverture sur un débat plus large si cela est pertinent. Il est là aussi conseillé de la rédiger entièrement à l’avance.

Voilà pour les rappels de méthode. Passons désormais à l’article !

 

Don’t believe hydrogen and nuclear hype – they can’t get us to net zero carbon by 2050

A new hype?

Now that the whole world seems to be aligned behind the goal of net zero carbon emissions by 2050, the nuclear industry is straining every sinew to present itself as an invaluable ally in the ambitious aim. Energy experts remain starkly divided on whether or not we can reach this global net zero target without nuclear power, but regardless, it remains a hard sell for pro-nuclear enthusiasts.

The problems they face are the same ones that have dogged the industry for decades: ever-higher costs, seemingly inevitable delays, no solutions to the nuclear waste challenge, security and proliferation risks.

The drawbacks to nuclear are compounded by the burgeoning success of renewables – both solar and wind are getting cheaper and more efficient, year after year. There is also a growing realization that a combination of renewables, smart storage, energy efficiency and more flexible grids can now be delivered at scale and at speed – anywhere in the world.

 

Nuclear for the future?

While the majority of environmentalists continue to oppose nuclear power, there is now a significant minority, increasingly concerned about accelerating climate change, who just don’t see how we can get to that net zero comfort zone without it. They’re right to be concerned – it is a truly daunting challenge. All emissions of greenhouse gases (across the entire economy, including those from transport, heating, manufacturing and refining, farming and land use, as well as from shipping and aviation) must be brought down to as close to zero as possible, with all residual emissions compensated for by the removal of an equivalent amount of CO2 from the atmosphere.

It’s the sheer scale of that challenge that has led a lot of people not just to keep a flag flying for the nuclear industry, but to revisit the idea of hydrogen doing some of the heavy lifting. Hydrogen hype has become all the rage over the last 18 months, with some offering up this “clean energy technology”, as government officials insist on describing it, as the answer to all our net zero prayers.

 

A deceptive promise?

Don’t get me wrong: we will indeed need significant volumes of green hydrogen and it’s good that the government has set an ambitious target for 2030, in the hope that this will significantly reduce the costs of electrolysis to create it. But we need to be clear about what that green hydrogen should be used for: not for electricity. Not for heating homes and non-domestic buildings. And not for cars, where electric vehicles will always be better. Instead we will need it for what are called the “hard-to-abate” sectors: for steel – replacing carbon-intensive coking coal – cement and shipping.

Environmentalists who are tempted by this new nuclear/hydrogen hype should remember that our transition to a net zero world has to be a just transition. Every kilowatt hour of nuclear-generated power will be a much more expensive kilowatt hour than one delivered from renewables plus storage.

So let’s just hold back on both the hydrogen hype and the nuclear propaganda, and concentrate instead on ramping up what we already know is cost-effectively deliverable: renewables. We need to do it as fast as we possibly can.

 

Proposition de corrigé

Pour rappel, il existe des dizaines de manières de traiter un même sujet. Ce corrigé n’a donc pour seul objectif que de donner quelques pistes de réflexion et de fournir un exemple de ce qui pourrait être dit un jour de concours !

Le sujet posé ici est très politique. Il est au cœur de nombreux débats dans la majorité des pays industrialisés. Pour éviter de froisser le jury, il faut donc essayer d’évoquer tous les aspects du débat dans le commentaire de texte. À la fin de celui-ci, il ne faut cependant pas hésiter à prendre position dans le débat. Mais il est impératif que cette position soit argumentée !

 

Introduction

At the beginning of the year, Boris Johnson laid out his plans for a “green industrial revolution”, and pledged to make a “big bet” on technologies such as hydrogen, which is emerging as an area of global interest as countries adopt targets to halt carbon emissions. Although hydrogen has long been used in industrial processes, such as the manufacture of petroleum products, currently it is largely derived from fossil fuels and is responsible for 830m tonnes of carbon emissions a year globally — equivalent to emissions of the UK and Indonesia combined, according to the International Energy Agency.

This article from the Guardian, published in March 2021, focuses on this very topic and endeavors to demonstrate how perilous the hydrogen hype can possibly become.

 

Résumé de l’article

The main point of the article is to debunk the myth according to which hydrogen could be a life-saving energy for the planet.

Since the entire world is by all accounts adjusted behind the objective of net zero fossil fuel by 2050, the nuclear business is trying its best to introduce itself as the only solution. Energy specialists remain obviously partitioned on whether we can arrive at this worldwide net zero objective without atomic force. The issues they face are the very ones that have hounded the business for quite a long time: ever-greater expenses, apparently unavoidable deferrals, no answers for the atomic waste test, security and expansion chances.

The downsides to atomic are compounded by the thriving accomplishment of renewables – both sun powered and wind are getting less expensive and more effective. In addition, there is a developing acknowledgment that a blend of renewables, savvy stockpiling, energy productivity and more adaptable networks would now be able to be conveyed.

The journalist argues that we will for sure need critical volumes of green hydrogen and it’s a positive element for the public authority to set an aspiring objective for 2030. Yet according to him, it should be clear about what that green hydrogen ought to be utilized for.

Thus we should simply keep down on both the hydrogen and nuclear publicity, and focus rather on inclining up what we definitely know is cost-adequately deliverable: renewables.

 

Transition

While reading this article, one cannot but notice how harsh the criticism towards the nuclear and hydrogen industries is. However, what are the other solutions, given that renewable energies also have undeniable shortcomings? Therefore, what should be the energies of the future?

 

Commentaire

Granted, there are undeniable problems with hydrogen and nuclear energy, which are both backed up by very strong lobbies. Much of the hype for hydrogen is coming from the oil and gas sector, in the hope that gullible politicians, seduced by an unattainable vision of limitless green hydrogen, will subsidize the vast investments needed to capture the emissions from gas-powered hydrogen. Their motivation couldn’t be clearer: to postpone the inevitable decline of their industry.

In fact, according to some experts, rather than being the solution we have been waiting for, this nuclear/hydrogen development would actually be a disastrous techno-fix. Low-carbon nuclear power will always be massively more expensive than renewables and we could never build enough reactors to replace those coming offline over the next decade. This makes pipe-dreams about substituting hydrogen for conventional gas in the UK’s gas grid, or of producing millions of tonnes of blue hydrogen, look quite difficult to come to reality.

However, what choice do we have? For instance, he United States has focused for decades on the production of shale gas and shale oil, which have often been favored by Republican activists. Although this strategy enabled the development of several States, such as North Dakota, its ecologic consequences are still unknown. Countries like Germany tried to close their nuclear plants and were forced to open up new coal plants. The UK’s dependency on oil and gas have given some of its economic partners such as Russia an undeniable clout over the British economy. And despite major breakthroughs in the recent years, no country in the world is nor will be by 2030 able to compensate for its energy consumption by renewable energy.

Given all these elements, the case for hydrogen and nuclear energy seem quite obvious, at least for the short term.

 

Conclusion

The planet needs to be saved. But it won’t be saved by rushing into a brutal transition that many countries are not ready for. Sometimes, between oil and nuclear energy, or between gas and hydrogen, what needs to be chosen is the lesser of two evils.

 

Voilà pour cette colle d’anglais ! N’hésite donc pas à profiter de ce corrigé pour récupérer du vocabulaire et des structures à réutiliser. Si tu souhaites également continuer à progresser en anglais, pense à consulter cet article. À très bientôt !

Pierre Faury

Etudiant à HEC Paris