UK-US : la « special relationship » au début du mandat Biden UK-US : la « special relationship » au début du mandat Biden
Salut les prépas, j’espère que ça va et que les vacances se sont bien passées. On vous offre aujourd’hui un petit topo sur les... UK-US : la « special relationship » au début du mandat Biden

Salut les prépas, j’espère que ça va et que les vacances se sont bien passées. On vous offre aujourd’hui un petit topo sur les relations US-UK, et plus particulièrement sur le sens qu’elles vont prendre avec l’élection de Joe Biden comme président des États-Unis. On y va !

 

Comment sont les relations UK-US depuis 1945 ?

Une chose est certaine, depuis la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni et les États-Unis ont tissé des liens importants dans tous les domaines stratégiques de la puissance, au point que le Premier ministre britannique Winston Churchill parle dans son discours du 5 mars 1946 à Fulton d’une special relationship. Les deux nations concluent une série de pactes stratégiques, dont notamment le United Kingdom-United States Communications Intelligence Agreement (UKUSA pour les intimes) signé justement le 5 mars 1946, et qui permet aux deux puissances de s’aider en termes de renseignements. Il y a aussi les accords de Nassau, signé le 21 décembre 1962, qui eux portent sur la fourniture de missiles américains au Royaume-Uni. Néanmoins, la société britannique voit d’un mauvais œil l’influence grandissante des États-Unis, via notamment la création de l’OTAN ou encore du plan Marshall de 1947.

 

Et qu’en est-il depuis une dizaine d’années ?

Depuis une décennie, on observe un certain déclin de la qualité des relations UK-US. Il est clair qu’en 2013, le vote de refus du Parlement britannique de participer à une potentielle intervention américaine en Syrie a quelque peu froissé la diplomatie entre les deux puissances.

Mais c’est bien entendu notre bon vieux Trumpy qui s’est chargé de jeter de l’huile sur le feu, notamment lorsqu’en novembre 2017, il a retweeté des vidéos islamophobes postées par un député du parti Britain First, à l’extrême droite de l’échiquier politique britannique. Ceci avait conduit Theresa May et notre cher Dodo à se crêper le chignon sur Twitter, puisque ce dernier avait notamment asséné à Madame May : « Ne vous focalisez pas sur moi, focalisez-vous sur le terrorisme islamique radical destructeur à l’intérieur du Royaume-Uni. Tout va bien pour nous ! »

 

Finalement, qu’est-ce que l’arrivée de Biden va changer dans les relations UK-US ?

Pour commencer, il faut noter quelques dissensions entre Joe Biden et le gouvernement de Boris Johnson. En effet, en septembre 2020, Biden avait dénoncé la politique britannique menée sur la question de la frontière nord-irlandaise, en disant qu’il était hors de question qu’une frontière dure soit rétablie entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, car cela mettrait en péril les accords du Vendredi saint qui avaient mis fin aux troubles entre l’IRA et le gouvernement irlandais. Une fois élu président, Biden a rappelé ses positions sur la question irlandaise en déclarant : « We do not want a guarded border. We’ve worked too long to get Ireland worked out. The idea of having a border north and south once again being closed is just not right, we’ve just got to keep the border open. »

Néanmoins, il est clair que Boris Johnson voit d’un bon œil l’arrivée de Biden au pouvoir, car cela lui promet des relations plus simples qu’elles ne l’étaient avec Trump. En outre, Boris Johnson avait déclaré en janvier 2021 que M. Trump avait « complètement tort » de jeter le doute sur les élections américaines et d’encourager ses partisans à prendre d’assaut le Capitole. Downing Street a ainsi déclaré que M. Johnson se réjouissait de travailler avec Joe Biden. Affaire à suivre donc.

 

Voilà pour cet article, n’hésitez pas à checker les autres que nous avons écrits pour vous : Sujet et corrigé d’oral d’anglais (2) The myth of British and American exceptionalism.

La bise, Jules.

Jules Real del Sarte

Etudiant en première année à l'ESSEC