Version en anglais type BCE analysée et corrigée Version en anglais type BCE analysée et corrigée
Besoin de travailler l’anglais ? Voici pour toi une version en anglais LV1, de type BCE, accompagnée de son analyse et de sa correction.... Version en anglais type BCE analysée et corrigée

Besoin de travailler l’anglais ? Voici pour toi une version en anglais LV1, de type BCE, accompagnée de son analyse et de sa correction. Bon courage !

 

Texte

A decade after my mother’s death, I received an invitation to apply to the Foreign Office. My recruitment for such a post seemed initially strange. I participated in several interviews on my first day. Our conversation was with an “intelligence collection body”, another with an “intelligence assessment outfit”; both, I was informed, were separate bodies seated at the high table of British Intelligence. No one told me why I had been approached, and there was no one I knew among those who questioned me intricately but seemingly casually. My earlier spotted academic record did not cause them as much concern as I had expected. I assumed that nepotism and my bloodline must have been considered as a reliable entrance into a profession that trusted lineage and the possibly inherited quality of secrecy. And they were impressed by my knowledge of languages. They never mentioned my mother during the interview neither did I.

The job I was being offered was to review files in the archives covering the war and the post-war years. Whatever I unearthed during my research and whatever conclusions I might draw were to remain confidential. I was to hand my findings only to my immediate superior, who would assess them. Each superior had two rubber stamps on his desk. One said IMPROVE the other REDEEMED. If your work was redeemed it would progress to a higher level. Where, I had no idea – my small landscape of work was only in the warren of archives on the second floor of a nameless building close to Hyde Park.

Warlight, Michael Ondaatje

 

Traduction commentée

Avant de commencer à traduire

La première étape à la lecture du texte est de repérer les mots ou groupes de mots qui paraissent (à première vue) difficiles à traduire (en gras dans le texte ci-dessus). Il conviendra de s’y attarder lors de la traduction linéaire du texte.

Ensuite, il est nécessaire, avant de commencer à traduire, de comprendre le contexte du texte, voire de s’imaginer la scène, pour pouvoir trouver ensuite différentes possibilités de traduction qui paraîtront alors beaucoup plus évidentes. Il s’agit en l’occurrence ici du récit fait par un homme qui est invité à postuler au Foreign Office (le ministère des Affaires étrangères britannique, à connaître) et plus spécialement dans les services secrets (Intelligence signifie « renseignement », la bonne compréhension est donc essentielle). Le narrateur et personnage en question décrit donc ses entretiens et la nature de son futur travail.

On procède enfin à la traduction linéaire, phrase par phrase, en notant que comme il s’agit d’un texte littéraire (et non journalistique) au passé, on privilégiera le passé simple. Attention à traduire en conservant la présentation du texte d’origine !

 

Traduction

Dix ans après la mort de ma mère, je reçus une invitation pour postuler au ministère des Affaires étrangères. Mon recrutement pour un tel poste sembla au départ (traduction plus appropriée qu’« initialement ») étrange. Je participai à plusieurs entretiens le premier jour. Notre conversation se déroula (mieux que « fut ») avec un « service des collections du renseignement » (« body » fait référence à un corps dans le sens service), une autre avec le « service des évaluations du renseignement » (« outfit » prend le sens de service ici de groupe, donc également dans le contexte de service) ; je fus informé que tous deux (both) formaient (mieux que « étaient ») des services différents qui siégeaient dans les plus hauts comités (garder la formule littérale « à la plus haute table » n’a pas trop de sens en français) du renseignement britannique. Personne ne me dit pourquoi j’avais été approché, et il n’y avait personne que je connaissais parmi ceux qui me questionnèrent en profondeur (intricately) tout en paraissant décontractés (casually). Mon parcours académique entaché des premières années (earlier + spotted) ne leur causa pas autant d’inquiétudes que ce à quoi je m’étais attendu. Je supposai (to assume) que le népotisme (qui signifie un abus de la part de quelqu’un hiérarchiquement supérieur) et ma lignée (bloodline : blood + line = ligne du sang) avaient dû être considérés comme une porte d’entrée (traduction pour « entrance » meilleure qu’ « entrée ») sûre vers une profession qui avait confiance dans les lignées familiales et la qualité du secret qui pouvait (pour « possibly ») se transmettre de génération en génération (pour « inherited »). Et ils étaient impressionnés par ma connaissance de différentes langues. Ni eux ni moi ne fîment allusion (traduction possible de « to mention ») à ma mère pendant l’entretien.

Le travail qui m’était proposé (was being offered) consistait (mieux que « était ») à revoir les dossiers dans les archives couvrant la guerre et les années qui la suivirent. Quoi que (whatever) je découvrirai (attention au temps, un futur en bon français, du verbe « to unearth » qui signifie « déterrer », « dénicher ») pendant mes recherches et quelles qu’étaient les conclusions que je pourrais (conditionnel, logique en français) en tirer, tout cela (ajout nécessaire en français) devait (were to) rester confidentiel. Je devais remettre mes résultats seulement à mon supérieur direct, qui les évaluerait (would assess : conditionnel). Chaque supérieur avait sur son bureau deux tampons (rubber stamps). L’un indiquait À AMÉLIORER , l’autre ACCEPTÉ (redeemed qui signifie « se racheter » mais aussi « récupérer », « encaisser »). Si votre travail était accepté, il progressait à un niveau supérieur. Où, je n’en avais aucune idée – mon petit univers de travail (traduction possible de « landscape ») était seulement cantonné (plus joli que « constitué ») aux méandres (warren : terrier, labyrinthe, dédale) des archives au deuxième étage d’un bâtiment sans nom proche de Hyde Park (nom anglais : on garde l’anglais dans la traduction en français).

 

Que retenir de cette version ?

C’est une version typique du concours BCE, bien qu’elle ne comporte pas de dialogues. On retrouve quelques mots et tournures anglaises difficiles à traduire, un sens général assez compréhensible, à condition d’avoir une bonne base de vocabulaire en anglais, et une attention particulière à porter au temps des verbes (ici le passé simple devait être maintenu à chaque fois que cela s’imposait).

Comme dans toutes les versions, il est parfois nécessaire de traduire certains groupes de mots anglais en se détachant du sens littéral pour un meilleur rendu en français. Tout l’art de la version est là, c’est-à-dire savoir être le plus proche du texte tout en écrivant dans un bon et joli français.

Comme d’habitude, certains mots peu connus peuvent se trouver en imaginant et en comprenant la scène décrite, ou en décortiquant le mot, comme avec to unearth, bloodline, ou rubber stamps, par exemple.

 

Vocabulaire à savoir pour la suite

To apply to : postuler à

Foreign Office : ministère des Affaires étrangères

To participate in : participer à

Intelligence (inv.) : renseignements

Intricately : en profondeur, en détail

Casually : de façon détendue, décontractée

Concern : préoccupation

To expect sth : s’attendre à

To assume : supposer

Reliable : fiable, sûr

Neither : ni… ni…

File : dossier

Whatever : quoi que…

To hand : remettre (en main propre)

To assess : évaluer

 

Retrouve ici d’autres versions à travailler ainsi que l’ensemble de nos ressources en anglais.

Jean Letellier