Comment faire un bon oral ? (partie 1) Comment faire un bon oral ? (partie 1)
L’erreur la plus fréquente chez le préparationnaire est de ne préparer que les concours écrits, et une fois ces derniers passés, il se met... Comment faire un bon oral ? (partie 1)

L’erreur la plus fréquente chez le préparationnaire est de ne préparer que les concours écrits, et une fois ces derniers passés, il se met seulement à travailler les oraux. Cependant, cela ne sert à rien de réussir ses écrits pour rater ses oraux, et crois-moi, j’en sais quelque chose… Je ne dis pas de ne plus travailler les écrits, je dis plutôt qu’il ne faut pas oublier de travailler l’oral. Travailler l’allemand à l’écrit te permettra d’avoir une grammaire solide et un vocabulaire riche. Mais c’est faire des khôlles régulièrement qui te permettra de maîtriser la méthodologie de cet exercice particulier et de gagner en aisance à l’oral.

Tout d’abord, je te rappelle que ton oral se constitue de deux périodes d’environ dix minutes chacune : dix minutes où tu parles seul, puis dix minutes d’échanges avec ton examinateur. C’est un exercice bien codifié, qui demande beaucoup de préparation et de rigueur, en particulier pendant la première partie de ton oral. Je te propose donc la méthodologie de cette première partie que j’ai utilisée durant ma prépa et qui a fait ses preuves le jour des oraux.

Ainsi, cette première partie se divise elle-même en deux temps. Tout d’abord, tu dois présenter un rapide résumé de l’article que tu as lu, d’environ trois ou quatre minutes (pas plus de cinq !). Ensuite, tu dois commenter cet article, en faisant appel à ta culture générale concernant l’Allemagne.

 

Le résumé (4-5 minutes)

L’introduction

– Tu commences par rappeler la date, le titre et la source de l’article et tu donnes le thème général du texte : Der vorligende Artikel ist der Zeitung « X » entnommen und wurde im « mois + année » veröffentlicht. Der Titel des Artikels lautet « Y » und der Text befasst sich mit dem Thema des « Z ».

– Tu annonces le plan de façon claire : tu n’es plus à l’écrit, pas besoin de faire dans la subtilité. Bien au contraire, énonce explicitement ton plan et ton cheminement de pensée pour donner des jalons à ton examinateur : Es lässt sich in zwei Teile gliedern. Im ersten Teil untersucht der Journalist… und im zweiten Teil erklärt er, dass…

 

Corps du résumé

– Il doit être constitué de deux ou trois parties et montrer un raisonnement logique.

– Chaque partie doit être annoncée clairement, à l’aide de connecteurs logiques : Enleitend/Zuerst… Im zweiten Abschnitt…

– Pour introduire les idées de l’auteur, utilise des verbes ou des formulations exprimant l’opinion : sagen, der Überzeugung sein, der Ansicht sein, behaupten, erklären, unterstreichen, betonen, glauben, denken, seiner Meinung nach, laut der Journalisten…

 

Conclusion

– N’oublie pas de conclure rapidement ton résumé, en rappelant au correcteur les grands axes dont tu as parlé. Cela permet de montrer une dernière fois que tu as bien compris le texte.

– De nouveau, utilise des mots de liaison pour bien montrer qu’il s’agit de ta conclusion partielle : zum Schluss, im Anschluss, schließlich, abschließend…

– Enfin, tu annonces clairement, à la fin de ta conclusion, que tu passes à ton commentaire : Soweit zur Zusammenfassung. Jetzt möchte ich zum Kommentar übergehen.

 

Quelques conseils

– Ne fais pas de paraphrase : ton examinateur s’en rendra compte tout de suite et il croira que tu n’as rien compris au texte. Utilise donc tes propres mots.

– Ton plan n’est pas obligé de respecter l’ordre linéaire du texte. Mets tes idées dans l’ordre qui te semble le plus pertinent.

– Si tu connais le parti politique du journal, n’hésite pas à le préciser et à le commenter. Cela peut te permettre d’aborder le texte avec un point de vue plus critique et moins naïf, de prendre plus de recul et de lui donner une nouvelle perspective.

 

Commentaire (5-6 minutes)

– Tu fais une brève introduction, où tu énonces en une ou deux phrases ton avis personnel. Ensuite, tu énonces ton plan, comme expliqué ci-dessus.

– De même, le corps de ton argumentation doit être constitué de deux ou trois parties. En général, la première partie commente directement le texte, puis tu t’en éloignes progressivement dans les parties suivantes, en élargissant le sujet. Dans cette partie, tu vas pouvoir époustoufler ton examinateur avec tes connaissances acquises en lisant les articles de civi de Major-Prépa. Tu as six minutes pour l’impressionner, c’est le moment ! Faits d’actualité, faits culturels, faits géopolitiques, références artistiques et littéraires, fais-toi plaisir…

– Enfin, tu conclus ta prestation, toujours avec des connecteurs logiques. Rappelle rapidement ton résumé, puis ton commentaire. Et n’hésite pas à faire une ouverture.

 

 

Si tu ne devais retenir qu’une chose de cet article : ton oral doit être STRUCTURÉ. Comme en essai ou en dissertation, ton résumé contient le triptyque gagnant : introduction, deux ou trois grandes parties et conclusion. De plus, tu es à l’oral, donc n’aie pas peur d’user et d’abuser de connecteurs logiques. Cela permettra à ton correcteur de suivre la structure de ton plan, qui est peut-être évidente pour toi, qui as tes notes sous les yeux, mais qui l’est beaucoup moins pour celui qui t’écoute.

Clémence Desrousseaux