Réussir l’épreuve de traduction en italien Réussir l’épreuve de traduction en italien
L’épreuve de traduction aux concours est plus complexe qu’elle n’y paraît, et le fait d’avoir un bon niveau en langue n’assure pas une excellente... Réussir l’épreuve de traduction en italien

L’épreuve de traduction aux concours est plus complexe qu’elle n’y paraît, et le fait d’avoir un bon niveau en langue n’assure pas une excellente note. En effet, il convient de se préparer à cette épreuve pour deux principales raisons, d’une part parce que les exigences diffèrent en fonction des banques d’épreuve, d’autre part parce que les écueils sont nombreux et parfois coûteux. L’entrainement doit donc passer non seulement par la pratique mais également par un travail de fichage des enseignements que l’on tire de chaque traduction que l’on traite. Rappelons que les banques d’épreuve en langues sont au nombre de trois : ELVi, IENA et ECRICOME. Celles-ci fournissent régulièrement des rapports de jury contenant de précieuses informations, comme ce qui a pu déranger le jury ou ce qui a été plutôt réussi dans l’ensemble. Si ce n’est pas déjà fait tu peux relire cet article sur ce que les rapports de jury nous apprennent à propos de l’épreuve d’italien.

En gardant à l’esprit un certain nombre d’éléments, on peut éviter de perdre certains points, voire en gagner d’autres si l’on arrive à se démarquer des autres candidats. Voici donc quelques conseils à exploiter le jour de l’épreuve de traduction en italien.

 

Version

À l’épreuve ELVi, le texte à traduire est de 250 mots en LV1 et de 200 mots en LV2 et compte pour 20% de la note finale. La version IENA compte pour 25% de la note et le texte à traduire comprend 150 mots en LV1 et 130 en LV2. À ECRICOME, le texte contient environ 220 mots. Voici une liste de conseils qui peuvent être utiles le jour de l’épreuve.

  • Se servir de toutes les informations que le sujet nous offre.

En effet, il s’agit de lire le texte en entier afin de ne pas manquer une subtilité qui faciliterait notre compréhension du sujet. La texte de la version IENA est l’extrait d’un développement bien plus long, on peut tout à fait se servir de ce que nous apprend le texte entier pour mieux comprendre. Ses connaissances

  • Repérer les mots transparents et les faux-amis

Les mots transparents apportent de la certitude et ont l’avantage d’être facilement compréhensible, il faut cependant prendre garde à ne pas tomber sur des faux-amis. En effet, il y en existe un certain nombre à connaître. Tu peux t’entraîner dès maintenant à les éviter grâce à ce quiz.

  • Respecter le style de l’auteur

Toutefois, il faut savoir prendre de la distance avec le texte lorsque c’est nécessaire, notamment quand la traduction exacte d’une manière de s’exprimer s’éloigne trop du français. Prenons l’exemple du tutoiement, en Italie il est beaucoup plus courant qu’en France, il faut alors prendre garde à ne pas utiliser celui-ci là où on ne le ferait pas en français. « Conosci la Settimana della Cultura ? », dans le cadre d’un sondage, se traduira par « Connaissez-vous la Semaine de la Culture ? » car on ne tutoierait pas ainsi son interlocuteur en français. Mis à part certains cas particuliers, il s’agit se respecter le style de l’auteur, le champ lexical qu’il utilise, la manière dont les personnages interagissent, etc.

  • Relire chaque phrase que l’on vient de traduire.

En effet, il vaut mieux éviter de se jeter sur la phrase suivante une fois que l’on en a achevé une. L’un des objectifs de cet exercice est que le résultat final ne ressemble pas à une traduction. Le correcteur doit pouvoir lire sans se rappeler qu’elle a été traduite d’un autre texte par un étudiant. Ainsi, à la fin de chaque phrase, il convient de se relire pour s’assurer que la phrase est bien correcte. Pour ce faire, on peut se demander comment on aurait dit cela naturellement en français. Les rapports de jury le rappellent chaque année, trop d’étudiants négligent la partie en français et non seulement leur copie perd en clarté, mais elle perd également des points car cela a tendance à irriter le lecteur. Donc, il vaut mieux prendre un temps pour se relire après chaque traduction, celui-ci n’est jamais perdu.

 

 

Thème

La Banque ELVi fournit un texte de 200 mots en LV1 et 150 mots en LV2, le thème compte pour 20% de la note totale. Le texte en IENA contient 150 mots en LV1 et 130 en LV2, pour 25% de la note. ECRICOME donne un texte de 150 mots en LV1 et une liste de phrases à traduire en LV2.

  • Lire en entier pour garder une certaine cohérence du début à la fin.

Comme pour la version, il est vivement conseillé de lire le texte en entier pour éviter toute incohérence entre le début et la fin. Par ailleurs, cela permet d’éviter les répétitions au sein d’une phrase, ou d’une phrase sur l’autre. Il vaut mieux avoir une vision globale du texte pour le traduire efficacement et de manière fidèle.

  • Essayer de se démarquer des autres candidats quand cela est possible.

En effet, il ne faut pas oublier que l’on passe un concours. Si l’on remarque un moyen de briller par ses connaissances, il ne faut pas le négliger. Par exemple, si l’on doit traduire le mot « migrant », on peut se demander quel type de migrant est-ce. Est-ce un réfugié (Un profugo) ? Est-ce un cas de migration pendulaire (on traduirait alors « Un pendolare ») ? Le contexte nous aide alors beaucoup, car si on démontre une compréhension fine et que l’on a le vocabulaire adéquat, le correcteur ne peut que mettre le nombre maximum de points pour ce passage. Toutefois, il faut prendre garde à ne pas changer le sens d’une phrase, même légèrement, parce qu’on veut montrer que l’on a du vocabulaire. Cela peut même avoir l’effet inverse. Il vaut mieux être sûr que dans le contexte de la phrase, le mot qu’on souhaite employer est un synonyme de celui dont on est sûr.

  • Ne surtout pas laisser un blanc.

C’est sans doute l’une des pires erreurs à faire parce qu’elle est facilement évitable et qu’elle coûte beaucoup de points. Lorsqu’on ignore comment traduire un mot, mieux vaut remplacer celui-ci par ce qui s’en approche le plus.

  • Comprendre où est le piège de la phrase (principalement à ECRICOME).

Comme le souligne un rapport de jury : « En deuxième langue, le thème est composé de 10 phrases concernant « le langage usuel », destinées à vérifier l’acquisition d’expressions idiomatiques et la correction linguistique ». En effet, si une phrase est proposée, c’est que son étude a un intérêt particulier. Il s’agit alors de trouver vers quel « piège » le concepteur veut nous mener. Ce « vous » désigne-t-il un groupe de personnes ou bien une seule personne que l’on vouvoie ? Voilà le genre de question qu’il faut se poser. En général, on retrouve souvent les mêmes constructions de phrase d’une année sur l’autre, si on les a travaillées en amont, il suffit d’être prudent.

 

Voici donc quelques conseils qui peuvent te servir le jour de l’épreuve. Ils ne remplacent évidemment pas le travail à réaliser en amont pour se préparer à cet exercice, mais ils peuvent te servir à augmenter sensiblement ta note.
Bon courage et bonne chance !

Guillaume Segonne

Étudiant à l'emlyon après une prépa ECE à Marseille.