Entraînement de colle d’espagnol : la gestion de la crise mémorielle en Argentine Entraînement de colle d’espagnol : la gestion de la crise mémorielle en Argentine
Cette semaine, on te propose de t’entraîner à préparer une colle en prenant appui sur cet article : https://elpais.com/sociedad/2020-03-24/argentina-recuerda-con-un-panuelazo-desde-casa-a-las-victimas-de-la-dictadura-argentina.html Le texte est un peu long,... Entraînement de colle d’espagnol : la gestion de la crise mémorielle en Argentine

Cette semaine, on te propose de t’entraîner à préparer une colle en prenant appui sur cet article :

https://elpais.com/sociedad/2020-03-24/argentina-recuerda-con-un-panuelazo-desde-casa-a-las-victimas-de-la-dictadura-argentina.html

Le texte est un peu long, donc voici une version un peu plus courte pour que l’exercice soit plus proche du déroulement réel d’une colle.

 

Argentina recuerda con un pañuelazo desde casa a las víctimas de la dictadura argentina

El coronavirus obliga a suspender la marcha conmemorativa del 44 aniversario del último golpe de Estado

Argentina no saldrá a la calle este 24 de marzo para rendir homenaje a las víctimas de la última dictadura. La cuarentena obligatoria por el coronavirus impide la movilización encabezada por las Madres y Abuelas de Plaza de Mayo en el 44 aniversario del último golpe de Estado. Pero los pañuelos blancos de estas luchadoras se han multiplicado en miles de balcones de todo el país. De tela, de papel, sin mensaje o pintados con consignas como “Nunca Más”, “Son 30.000”, “Memoria, Verdad y Justicia”, todos expresan la voluntad de no olvidar la atroz dictadura que dirigió el país entre 1976 y 1983.

“Hemos sentido la obligación ciudadana de cumplir con las normas establecidas por el gobierno nacional y suspendimos la realización de la histórica marcha y el acto en la Plaza de Mayo. Sin embargo, nos manifestaremos junto a nuestro pueblo enarbolando bien alto los pañuelos blancos”, señalaron los organismos de derechos humanos argentinos al anunciar la convocatoria. En vez de comparecer en un escenario frente a la sede del Gobierno argentino, esta tarde se retransmitió por televisión y por internet la lectura de un documento consensuado.

“Que no podamos estar en la Plaza de Mayo es por una emergencia de vida y la vida está primero que una marcha. Si te cuesta la vida, si cuesta la vida de nuestros hermanos, sencillamente no es prioridad. Lo que nunca nos deja de importar, lo que siempre nos ocupa y lo que no perdemos de vista es el recuerdo, el ejercicio de la memoria por nuestros desaparecidos y desaparecidas”, declaró la titular de Abuelas de Plaza de Mayo, Estela de Carlotto.

Las Madres y Abuelas de Plaza de Mayo que desafiaron al régimen militar hace más de cuatro décadas para exigir la aparición con vida de sus hijos y nietos secuestrados tienen hoy más de 80 años. Por su avanzada edad forman parte del mayor grupo de riesgo del covid-19 y no se mueven de sus casas. Una de ellas es Taty Almeida, integrante de Madres de Plaza de Mayo-Línea Fundadora. “Estamos respetando la decisión del presidente porque si yo me cuido, cuido al otro. Me parece mentira que no estemos marchando ni acá ni en las plazas del interior, pero lo estamos haciendo virtualmente”, cuenta Almeida por teléfono. “El pañuelo representa a nuestros hijos, a los 30.000, así que es maravilloso lo que está pasando con el pañuelazo, nos están mandando fotos de todos lados”, dice con orgullo.

Las redes sociales también se han sumado a esta movilización inédita en el Día Nacional de la Memoria por la Verdad y la Justicia, que desde 2006 es festivo. Bajo la etiqueta #NuncaMas, miles de internautas han compartido fotografías de pañuelos, reflexiones, homenajes y recuerdos sobre la dictadura. […]

Argentina es el país latinoamericano que más ha hecho por juzgar el terrorismo de Estado. A finales de 1985, un tribunal civil condenó a penas de hasta cadena perpetua a los jerarcas Jorge Rafael Videla, Emilio Massera, Leopoldo Galtieri, Armando Lambruschini y Orlando Agosti por idear un plan represivo que dejó 30.000 víctimas, según organismos de derechos humanos. Entre 1986 y 1987, el presidente Raúl Alfonsín firmó las leyes de Obediencia Debida y Punto Final que impedían avanzar con nuevos juicios contra los cargos medios y bajos, pero todo cambió bajo la presidencia de Néstor Kirchner. En 2005, la Corte Suprema declaró inconstitucionales las llamadas “leyes del perdón” y se reactivaron decenas de juicios. Hasta la fecha, 968 personas han sido condenadas por delitos de lesa humanidad.

 

Résumé

Le texte parle de l’organisation de la commémoration du 44e anniversaire du coup d’État qui rend hommage aux victimes malgré la crise sanitaire. Ce qui ressort du texte est la volonté de la population de célébrer coûte que coûte cette date. En réponse à l’impossibilité de manifester, le choix qui a été fait en mars dernier a été de suspendre aux fenêtres des banderoles où l’on pouvait lire « Nunca Mas » (plus jamais).

Pour la population, l’idée derrière cette commémoration est de continuer à lutter pour l’ouverture d’archives et la recherche massive des disparus. L’émotion, 30 ans après la fin de la dictature, est encore très présente, relayée à la fois pas les familles des disparus sur les réseaux sociaux, mais aussi par la population argentine, qui n’est pas indifférente à la crise mémorielle qui se joue encore au quotidien en Argentine.

L’article met également en avant le fait que l’Argentine est particulièrement avancée en termes de gestion de cette histoire encore douloureuse. Les jugements ont été nombreux et ont permis au pays d’aller de l’avant, et notamment avec l’arrivée de Néstor Kirchner au pouvoir, qui a déclaré les lois d’amnistie inconstitutionnelles.

 

Les différents axes que l’on pouvait creuser

Le texte est riche et évoque plusieurs sujets qui donnent matière à débat, comme la possibilité de défiler malgré le virus. S’il était possible de commenter cet axe, il reste un axe mineur du texte, car la question de manifester ne se pose pas vraiment. La volonté de respecter le confinement était claire : ils se contenteraient de banderoles à leurs fenêtres.

Un axe plus intéressant est de creuser la partie sur les disparus en Argentine. Il était possible de développer cette partie, en rappelant l’histoire de la dictature en Argentine. Le texte invite à s’interroger sur les lois mémorielles, leur application et leurs failles, et à souligner l’importance du devoir de mémoire.

Le dernier paragraphe donne également une possibilité d’ouverture qui est d’élargir à la question du devoir de mémoire et des lois mémorielles en Amérique latine, et même en Espagne où la situation est encore loin d’être réglée.

 

Des éléments historiques pour mieux parler du sujet

  • Les dates de la dictature en Argentine : 1976-1983.
  • Les généraux à l’origine du coup d’État militaire : Jorge Rafael Videla, Orlando Agosti et l’amiral Emilio Massera, qui renversent le gouvernement de María Estela Martínez de Perón.
  • Le plan Condor : vaste opération mise en place par les services secrets et les membres de l’armée de plusieurs pays sous dictature militaire dans les années 1970 dans le but d’éliminer l’opposition de gauche. Le plan prévoyait des assassinats et une politique de terrorisme d’État.
  • En 1983, Raúl Alfonsín, vainqueur des élections, crée la CONADEP (Comisión Nacional sobre la Desaparición de Personas) pour recenser les disparitions. Officiellement, le nombre de disparus s’élève à 9 000 personnes. L’association de Las Abuelas de Plaza de Mayo dénonce 30 000 disparitions.

Las Abuelas de Plaza de Mayo, qu’est-ce que c’est ? Le groupe s’est formé en 1977 pour dénoncer les disparitions de jeunes essentiellement âgés de 18 à 20 ans, engagés politiquement, parfois des enfants ou encore des femmes enceintes. Le premier symbole du groupe est un clou. Les parents des jeunes ayant mystérieusement disparu se reconnaissent ainsi. Puis, le symbole devient un foulard blanc. Le mouvement prend de l’ampleur et leurs recherches mettent en lumière que les femmes enceintes qui étaient enlevées étaient séquestrées jusqu’à ce qu’elles donnent naissance, puis assassinées. Les nouveau-nés étaient alors confiés à des partisans de la dictature ou à des familles de militaires. Las Abuelas de Plaza de Mayo cherchaient dans un premier temps à retrouver leurs enfants, mais aujourd’hui les recherches se poursuivent avec l’appui de certaines institutions internationales pour retrouver les petits-enfants, qui seraient environ 500. Néanmoins, seuls 130 enfants ont été retrouvés, car toutes les familles n’acceptent pas de pratiquer le test ADN, même lorsqu’il y a des doutes. En 2009, Cristina Kirchner propose une loi pour obliger à pratiquer un test ADN pour résoudre les cas d’enfants volés, mais l’opposition refuse cette proposition.

Si le sujet avance en Argentine grâce à une lutte contre l’impunité, chaque pays traite à son rythme et à sa façon ce sujet délicat. Au Chili, Michelle Bachelet a inauguré en 2010 le musée de la mémoire et des droits humains (Museo de la Memoria y los Derechos Humanos). Le coup d’État du général Pinochet a laissé derrière lui près de 35 000 cas de torture et 3 000 assassinats.

Pedro Sanchez, qui s’était montré très impressionné après sa visite du musée de la mémoire et des droits humains et disposé à ce que l’Espagne fasse de même, peine encore à soigner une mémoire encore très fragile. En effet, en 1977, le gouvernement d’Adolfo Suarez vote une loi d’amnistie générale dont les conséquences sont encore nombreuses pour l’Espagne aujourd’hui, car cette loi permet la libération des prisonniers politiques, mais empêche le jugement des crimes franquistes.

Pour en savoir plus sur les avancées des jugements des crimes franquistes, tu peux consulter cet article.

Laurène Gaudin

Etudiante à Audencia Business School après 3 années au Lycée la Bruyère (Versailles).